Pommes dans un verger au soleil
Vie quotidienne

Trois gestes pour la planète

Je sais, j’avais promis d’écrire sur notre installation à Whitehorse. Mais j’étais d’humeur écolo, la faute au Black Friday et ses dérives. Du coup, voici un article sur les gestes que j’ai mis en place au quotidien pour limiter mon impact environnemental. Saviez-vous que près d’un million de colis ont été livrés par Amazon à Paris l’année passée suite au Black Friday ? Et que plus d’un tiers ont été renvoyés dans la foulée ? Je vous laisse imaginer la pollution générée par ces allers et retours. Aujourd’hui, dans le monde, près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre proviennent des transports. Ces mêmes gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatiques, oui.

Glacier Jökulsárlón
A ce rythme, la plupart des glaciers auront disparus d'ici la fin du siècle. Ici, Jökulsárlón en Islande.

L’ampleur des changements climatiques qui surviennent de nos jours est sans précédent. Et les effets de ces changements sont plus marqués et se produisent à un rythme plus rapide dans le Nord qu’ailleurs dans le monde. Ainsi, au Yukon, les températures hivernales ont augmenté de 4 °C au cours des 50 dernières années. La masse des glaciers a quant à elle diminuée de 22%.

Ce constat vous interpelle ?

Bonne nouvelle : chacun-e, à son échelle, peut lutter contre le réchauffement climatique. Alors, oui, bien sûr, ce ne sont que des petits gestes, qui ne changeront pas grand-chose face aux multinationales polluantes et aux gouvernements prônant le retour ou le maintien d’énergies fossiles. Mais je reste convaincue que chaque geste compte. Connaissez-vous la légende du colibri, souvent racontée par l’écologiste français Pierre Rabhi ?

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !". Et le colibri lui répondit : "Je le sais, mais je fais ma part."

Bref, dans cet article, je vous vous parle de trois gestes pour la planète que j’ai adopté. Trois gestes plus ou moins faciles, qui permettent de réduire son impact environnemental au quotidien.

Tournesol dans un champ.

Réfléchir à mon alimentation

Je ne prône pas le 100% végétarien, particulièrement dans le contexte du Nord du Canada, où la chasse et la trappe sont probablement les moyens les plus écolo de se nourrir. Mais depuis plusieurs années, j’ai entamé une réflexion sur mon alimentation. Et si la viande n’est pas entièrement rayée de mon assiette, elle est devenue occasionnelle (une fois par semaine). Pour rappel, aujourd’hui, 25 % des gaz à effet de serre sont le résultat de l’agriculture, de l’élevage et de la déforestation qui en résulte. La production d’un seul kilo de bœuf génère 32,5 kg de CO2, contre 0,06 kg en moyenne pour les légumes et 1,18 pour le riz. Bref, il est aujourd’hui plus que temps de limiter notre consommation de viande.

Par ailleurs, je n’achète plus de produits transformés et favorise les filières locales et biologiques autant que possible. Au final, cela ne me coute pas plus cher : ne plus acheter de bonbons et autres aliments transformés me permet de mettre plus d’argent dans des produits frais de qualité. J’évite de consommer des fruits et légumes hors saison (même si parfois je craque) et je vérifie la provenance de mes aliments. Ici, à Whitehorse, je commande mes paniers de fruits et légumes « locaux » bios chez Alpine Bakery (local-local, c’est assez difficile ici). Et je pique toutes mes idées de recettes végé chez Hellofresh (sans commander les produits chez eux).

Fuits de l'Okanagan
Miam, les bons fruits de l'Okanagan.

Réduire ma consommation de plastique

Plus de 8 millions de tonnes de plastiques sont jetés dans l’océan chaque année. Pour se faire une idée, c’est comme si un camion à ordures rempli de plastiques était déchargé dans l’océan chaque minute. En 2050, il y a aura plus de plastique que de poissons dans les océans. Or, ces derniers jouent un rôle central dans la survie de notre écosystème. Réduire notre consommation de plastique est aujourd’hui une urgence. C’est pourquoi je refuse désormais d’utiliser des sacs en plastique dans les magasins (pas facile, par ici) et prends toujours mes sacs réutilisables avec moi. J’essaye aussi d’acheter un maximum de produits en vrac, pour éviter les emballages. J’ai également acheté des pailles en métal, et j’utilise désormais des emballages en cire d’abeilles, réutilisables, pour transporter et conserver mes produits. Je suis passée au savon et au shampoing solides, ainsi qu’à la lessive en bandes. Bien entendu, je bois l’eau du robinet (filtrée ou non) et utilise une gourde.

Bouteille en plastique sur une plage
Mmm, les jolies plages paradisiaques. Photo by Catherine Sheila from Pexels.

Acheter d’occasion

Avant chaque dépense, je me pose désormais la question : « Est-ce vraiment utile ? », « En ai-je vraiment besoin ? ». Ces deux questions m’ont permis de réduire considérablement mes achats. Bon, ok, le fait de vivre dans une région froide où je ne peux plus porter ni robes, ni talons, ni petits t-shirts mignons aide aussi. Mais quand même… J’essaye de réduire mes achats à l’essentiel, en privilégiant les matières techniques de qualité, conçues pour durer.

Pour ce qui est des meubles et de l’équipement sportif, je suis devenue une fervente adepte des magasins et des sites de seconde main (merci Facebook Market, Kijiji et Craiglist), qui me permettent d’acheter les choses dont j’ai besoin et de les revendre ensuite (ça marche aussi pour les décorations d’Halloween et de Noël : à moi la joie des achats inutiles sans la culpabilité !).

Télévision vintage
Tellement de bonheur dans les thrift shops. Photo by Patrick Tomasso on Unsplash.

Et vous ?

Dans cet article, je vous ai parlé des gestes que j’ai mis en place dans ma vie quotidienne pour réduire mon impact environnemental. Et vous, quels sont les vôtres ? Donnez-moi vos astuces et vos bonnes idées ! Et ok, le prochain article parlera de notre déménagement à Whitehorse, promis.

2 commentaires

  • Poireau-des-bois

    Hihi, same same (but different xD !)!

    Ça fait quelques années que je suis sur un mode minimalisme, zéro déchets, alimentation végé/locale/de saison/faite maison (rarement de choses transformées ici, surtout que j’adoooore cuisiner 🙂 ), à toujours me trimballer avec mes sacs à vrac/totebags/gourde/and co et favoriser +++ le seconde main/artisanat local (ouep, et tu rajoutes le yoga-méditation-potager-mangeuse de graines par dessus et tu as la grano par excellence xD ! M’enfin, vive nos choix pour la planète moi j’dis 😉 ).

    Aussi, truc assez facile à faire : tes produits ménagers 🙂 !
    Des années que j’utilise mon pschit-pschit vinaigre d’alcool blanc-bicarbo-pelures de citrons ou orange pour tout nettoyer, que le sopalin a été banni de ma cuisine, que le combo bicarbo+vinaigre+eau bouillante est mon meilleur ami pour déboucher les tuyaux, que je fais mon propre dentifrice et que je n’ai que 2 huiles pour nourrir et hydrater la peau de mon visage ! Et je commence le savon maison (va savoir pourquoi j’ai mis autant de temps à essayer ?!).

    Euh, voilà voilà ce qui me vient ! (en même temps ce sont des choses qui me semblent tellement banales dans mon quotidien, que j’ai tendance à oublier qu’elles peuvent ne pas tant l’être pour tous xD !)

    En tout cas, chacun son p’tit bonhomme de chemin 🙂
    Tous les gestes comptent 🙂
    Et merciiiii pour ce partage écolo comme je les aime 😉 (parce qu’il n’y a jamais trop de partage sur nos p’tites tendances écolo 😉 )

    • Julie

      Les produits ménagers on essaye, on a aussi notre pschit-pschit au vinaigre d’alcool blanc 🙂 Quant aux produits de soin, mes essais n’ont jamais été très fructueux 😀 Mais on n’utilise presque que des huiles, du miel et du sucre (pour les gommages). Comme tu dis, chacun son bonhomme de chemin, chacun en fonction de ses possibilités (financières, familiales, organisationnelles, …). J’ai l’impression que de plus en plus de personnes s’informent et se mobilisent, je trouve ça encourageant.

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