Julie, une fois

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Todi-sol-voye, comme dirait ma mamy.

Venise : bons plans et anecdotes

Dans cette article, je vous donne quelques bons plans et anecdotes pour découvrir Venise. Pour lire le reportage complet, c’est par ici que ça se passe. A ne pas manquer…

Dans cette article, je vous donne quelques bons plans et anecdotes pour découvrir Venise.

Pour lire le reportage complet, c’est par ici que ça se passe.

A ne pas manquer :

La visite secrète du Palais des Doges, en petit groupe. Prisons, salles de torture, alcôves, passages secrets : tout ce que le public ne peut voir lors de la visite normale vous sera ici révélé. Visite des “plombs”, d’où Casanova fut le seul à s’évader. Sur réservation uniquement. Plus d’infos ici.

Malheur sur la place Saint Marc

Deux colonnes ouvrent la place Saint-Marc : l’une est surmontée du lion de Saint-Marc, l’autre de la statue de San Teodoro, ancien patron de Venise, terrassant un dragon. Les Vénitiens ne passent jamais entre ces deux colonnes, car cela porte malheur. En effet, les condamnés à mort y furent exécutés durant des siècles.

Venise

Dénonciation et têtes de lions

Il existait plus de 70 “bouches de la vérité” à Venise. Dans ces boîtes aux lettres à tête de lion placées aux murs des palais des magistrats, chacun pouvait dénoncer les délits de son voisin. Mais attention, en cas de fausse déclaration, le délateur risquait la même peine que celle prévue pour le dénoncé.

Mais pourquoi les gondoles sont-elles noires ?

Jadis, nombreux furent les Vénitiens qui se ruinèrent pour posséder la gondole la plus colorée. Avec la grande épidémie de peste en 1652, cette débauche de couleurs fut jugée inconvenante : la République décida qu’elles seraient désormais obligatoirement noires.

Gondoles à Venise

Chats égyptiens dans les rues ?

Le bâtiment des archives de Venise, qui s’étendent sur 78 km, font partie des plus grandes d’Europe. Mais qui dit archives, dit rats. Pour résoudre ce problème, les Vénitiens ramenèrent des bateaux entiers de chats égyptiens. Ce qui explique la présence des longs félins dans la Cité des Doges.

Gondoles à petits prix

Pour ceux que le prix d’une virée en gondole rebute (quelque 80 euros la ½heure), il en existe un parfait succédané : les traghetti. Ces barques à deux rameurs assurent la traversée de part en part du grand canal pour 50 centimes.

1 Comment on Venise : bons plans et anecdotes

Voir Venise… et vite y revenir !

Tourisme, dépeuplement, acqua alta : de nombreux défis attendent Venise. Mais rien n’effraye la Belle à fleur d’eau, dont le charme a su traverser les siècles. Reportage. Quand on se…

Tourisme, dépeuplement, acqua alta : de nombreux défis attendent Venise. Mais rien n’effraye la Belle à fleur d’eau, dont le charme a su traverser les siècles. Reportage.

Quand on se représente Venise, on pense à la place Saint ­Marc, aux gondoles et… aux inondations, ces acqua alta qui re­couvrent fréquemment les plus beaux sites de la ville – parfois de plus de 1m50 d’eau, comme en 2008 –, obligeant touristes et autochtones à se chausser de bottes en caoutchouc et rivaliser d’ingéniosité pour effectuer le moindre déplacement. Il faut dire qu’il ne se passe pas une année sans qu’un climatologue pessimiste ne prédise la mort lente de la Sérénissime, l’enfouisse­ment sous les flots de la Belle à fleur d’eau, qui s’enfonce chaque décennie de quelques millimètres supplémentaires dans la lagune.

Bienvenue à VenitiaLand

Et si, pour éviter le pire de ce côté, le colos­sal projet Mose – et ses gigantesques digues rétractables – est en passe de se terminer, de nombreux autres défis attendent la Cité des Doges : vieillisse­ment de la population, dépeuplement(60 000 habitants aujourd’hui dans le cen­tre historique contre 100 000 dans les an­nées 70), difficile gestion d’un tourisme de masse sans cesse croissant (22 millions de visi­teurs par an !). A VenitiaLand, les échoppes à masques de Carnaval et dentelles made in Hong Hongkong remplacent les magasins d’artisanat et les petits commerces, les restos proposent des steak­ frites en formule all inclusive, et les sourires des touristes sur les gondoles à deux euros la minute paraissent forcés.

Néanmoins, il faudrait être terriblement blasé pour ne pas succomber aux charmes de la ville, dont la  beauté ravive ins­tantanément les passions les plus romanesques. A l’avant d’un vaporetto indolent, l’on s’imagine tour à tour Casanova, Lord Byron, Corto Maltese ou George Sand. Les fastueux palais d’antan suc­cèdent aux palaces contemporains le long du grand canal, et l’on se plaît à rêver d’amours tu­multueuses au rythme des ponts du Rialto, de l’Academia et Degli Scalzi. “A Venise, les palais se touchent parce qu’ils ont beaucoup de secrets à se confier”, dit le dicton.

Venise

De la place saint Marc aux îles de la lagune

Bien sûr, il y a la place Saint­ Marc, cœur histori­que, politique, religieux et touristique de la ville, où la foule est dense et compacte. Il faut dire que l’esplanade, débarrassée de ses pigeons au prix d’une longue lutte et d’une coquette somme pour ses grainetiers, regorge de merveilles : la ba­silique Saint­ Marc, le campanile qui offre une su­perbe vue sur la ville, la Tour de l’horloge et le Palais des Doges. Sur la terrasse du “Florian”, l’on sirote un cappuccino et la magie opère douce­ment, malgré les touristes et les prix exorbitants.

Devant le pont des Soupirs, qui relie le Palais des Doges aux Nouvelles Prisons, l’on réinvente l’histoire de ces condamnés, regardant une der­ nière fois la lagune et sa lumière de liberté, probablement pour la dernière fois. Non loin de là, la salle bleu et or du mythique opéra de Venise, La Fenice (le phénix), laisse un souvenir émerveillé : la découverte se fait au son de la Traviata, diffu­sée dans l’audio­guide pour le plus grand plaisir des mélomanes.

Mais le charme de la Sérénissime, c’est avant tout son dédale de ruelles, de canaux et de ponts finement ouvragés. Sur les façades des maisons, toute la palette chromatique des vert d’eau, rouille et bleu ciel s’offre au visiteur. A Venise, il faut ac­cepter de se perdre, de laisser place à l’imprévu, de ne pas tout voir, de ne pas tout faire. D’entrer dans un bar (une osteria) parce qu’on y entend rire. Dans le sesterie (quartier) de Cannaregio, les Vénitiens, un verre de spritz à la main – apéro local composé de Prosecco, eau de Seltz, Campari et citron dans lequel surnage uneolive – parlent fort et se pressent au bar pour comman­der des cichetti à un euro, équivalents des tapas anda­louses. Plus tard, ils rejoindront peut-­être le campo Santa Margherita, dans lesestiere de Dorsoduro, quar­tier estudiantin où l’on peut écouter la respiration d’une ville qui bouge, qui vit, qui chante.

Au large : Murano, Burano, Torcello…

Loin de l’agitation de la ville et de son urbanisme serré, les îles de la lagune recèlent également de nom­breux trésors, accessibles en bateaux publics (ligne Alilaguna) : Murano et ses souffleurs de verre, le Lido, son festival et sa longue plage de sable fin, Torcello et le calme poétique de sa basilique, qui se découvrent tôt le matin. A Burano, les petites maisons de couleurs vives, peintes par les femmes de l’île, qui utilisaient des tons criards pour que les pêcheurs reconnaissent leur foyer de loin, émerveillent les rares touristes en hiver. Rouges vifs, bleu indigo et vert pomme se répondent, tandis que les effluves de pois­sons grillés émoustillent les papilles. Un dernier verre de Valpolicella sur les terrasses exposées plein sud des Zattere, et il est déjà l’heure de partir. Trois jours à Venise, c’est décidé­ment trop court.

Burano

Vous souhaitez découvrir des anecdotes et bons plans sur Venise ? Pourquoi les gondoles sont-elles noires ? Comment faire un tour en gondole à bas prix ? C’est par ici que ça se passe.

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Vancouver : nos premiers pas

Environ 300 000 immigrants sont arrivés au Canada en 2018. Parmi eux… nous, un jeune couple de trentenaires originaires de Belgique. Dans cet article, nous vous racontons nos premiers pas…

Environ 300 000 immigrants sont arrivés au Canada en 2018. Parmi eux… nous, un jeune couple de trentenaires originaires de Belgique. Dans cet article, nous vous racontons nos premiers pas dans notre nouvelle ville : Vancouver.

Le 9 septembre 2018, après de longs mois de préparatifs, nous posons le pied pour la première fois sur le sol canadien, à Vancouver. Le défi est de taille : nous n’avons ni appartement, ni boulot, ni même de plan bien précis. Mais nous sommes déterminés à transformer ce projet un peu fou en une expérience enrichissante.

Après quelques heures d’attente au service d’immigration pour faire valider le PVT de Séraphin, nous voilà dans le taxi qui nous emmène dans notre premier hébergement, un Airbnb loué pour trois semaines.

A l'aéroport
Ca, c'est nous le jour du départ.

Les premiers jours vont être bien remplis :

  • Nous demandons un numéro d’assurance sociale (NAS, ou SIN pour Social Insurance Number) pour Séraphin. Ce numéro est indispensable pour pouvoir travailler au Canada. Nous sommes allés , mais il existe d’autres bureaux, comme ici. Pour ma part, n’ayant pas de permis de travail, je suis entrée sur le territoire canadien comme simple touriste. Je n’ai pas droit à ce numéro.
  • Nous ouvrons un compte en banque chez RBC. Nous choisissons cette banque un peu au hasard mais en sommes très contents. Attention, les systèmes bancaires sont assez différents, ici. Par exemple, des frais peuvent vous être facturés si vous retirez de l’argent à des distributeurs qui ne sont pas de votre banque.
  • Nous nous inscrivons sur Kijiji et Craiglist, les deux principaux sites de petites annonces au Canada, et commençons les recherches pour un logement. Facebook Market se révèle également d’une grande aide. On en profite pour explorer les différents quartiers de la ville et découvrir où nous voulons vivre.
  • Nous achetons deux cartes SIM prépayées (chez Chatr) pour avoir des numéros de téléphones canadiens sur lesquels nous pouvons être contactés (indispensable pour trouver un appartement ou un boulot). Plus tard, nous choisirons un abonnement chez Fido.
  • Nous achetons deux cartes Compass rechargeables afin de pouvoir utiliser l’ensemble des transports en commun.
  • Nous contactons le consulat de Belgique au Canada pour s’inscrire sur les registres consulaires.

S’installer à Vancouver : mode d’emploi

Vue depuis l'appartement
Vue de notre appartement.

Nous trouvons un appartement idéal en moins de deux semaines, après une petite dizaine de visites. Situé à West End, notre quartier préféré (avec Kits), l’appartement bénéficie d’une vue magnifique sur l’océan et les montagnes.

Nous avons de la chance, car trouver un appartement correct à bon prix ici est très compliqué (rappelons que Vancouver est l’une des villes les plus chères du Canada). Pour notre appartement une chambre, nous payons tout de même 1800 CAD tout compris. Un budget que nous pouvons nous permettre à deux, heureusement.

Étape suivante : meubler l’appartement. Heureusement, c’est très facile ici : les magasins de seconde main (thrift stores) sont nombreux et les prix vraiment bas. Notre préféré ? Wild Life, où nous dénichons de superbes meubles années 50 pour quelques dollars. Nous complétons avec les sites de petites annonces (Kijiji, Craiglist, et Facebook Market), ainsi que par quelques articles dénichés grâce au réseau francophone sur le Croutard). Et ce que nous ne trouvons pas en seconde main, nous le commandons sur Amazon ou nous rendons chez Ikea (et oui, Ikea existe aussi ici). Au total, nous meublons entièrement notre appartement une chambre pour moins de 2000 $ CAD! Pas mal, non ? Surtout que nous pourrons revendre tous nos meubles pour un prix quasiment identique à notre départ.

Seule difficulté : l’emménagement. Nous louons une camionnette, mais pas évident à deux de transporter le canapé-lit ! Heureusement, nos nouveaux voisins nous aident gentiment.

Électricité, Internet, et autres joyeuses factures

Le 24 septembre 2018, nous emménageons officiellement dans notre nouveau nid douillet. Il nous reste encore quelques formalités à remplir. L’eau chaude et froide est comprise dans le loyer, comme souvent ici. Pour l’électricité, nous contactons BC Hydro, l’unique (et officiel) fournisseur en BC afin de leur fournir nos renseignements : tout se fait rapidement en ligne, et nous coute environ 15 $/mois. Une belle économie par rapport à la Belgique ! C’est sans compter Internet, LA grosse dépense ici.

Après comparaison des offres proposées par les différents fournisseurs de services Internet (tous proposent des offres spéciales temporaires, il est très difficile de comparer), nous choisissons Telus, pour 80$/mois. Notre appartement nous revient donc à :

0
$ CAD tous les mois

Soit 1250 euros pour nous deux, tout compris, en plein centre. Plus cher que chez nous, à Liège, mais comparable à Bruxelles.

Octobre arrive, je commence à chercher du boulot

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Immigration au Canada : mon expérience

Voilà déjà plusieurs année que j’avais envie de “changer d’air”. De découvrir de nouvelles choses et de m’ouvrir à de nouvelles expériences. Bref, voilà déjà plusieurs année que je réfléchissais…

Voilà déjà plusieurs année que j’avais envie de “changer d’air”. De découvrir de nouvelles choses et de m’ouvrir à de nouvelles expériences. Bref, voilà déjà plusieurs année que je réfléchissais à l’idée de m’expatrier, sans réel projet concret.

Et puis, un jour, j’ai commencé à y réfléchir plus sérieusement.

Chaque année, le Canada accueille plus de 300 000 immigrants ! Pourquoi pas vous ?

Le Canada n’est pas la première destination à laquelle nous avons pensé, avec mon compagnon. La Nouvelle-Zélande, avec ses plages interminables et sa nature sauvage, nous paraissait plus sexy. Mais au fur et à mesure de nos recherches, nous nous rendons compte qu’avec notre niveau d’anglais, les procédures administratives vont être lourdes, et les opportunités professionnelles plus rares.

Nous commençons alors à nous renseigner sur l’immigration au Canada.

Pourquoi choisir le Canada ?

Parce qu’en tant que francophone, c’est quand même assez facile : toutes les démarches administratives peuvent être faites en français (bye bye, traductions couteuses des certificats de naissance et autres), et des programmes facilitant l’immigration francophone sont mis en place, comme la “mobilité francophone“. En plus, pour nous les Belges, le PVT est hyper simple à obtenir.

Ceci étant dit, nous ne voulions pas nous expatrier au Québec. De un, nous voulions améliorer notre anglais. De deux, nous n’étions vraiment pas prêts psychologiquement à affronter des -30°. Nous nous sommes donc vite dirigés vers la côte Ouest et son doux climat, et plus précisément vers Vancouver.

Ca change de Liège.

Pourquoi Vancouver ?

  • Pour sa nature exceptionnelle : Pacifique d’un côté, forêts luxuriantes et montagnes de l’autre, Vancouver est considérée comme l’une des plus belles villes du monde.
  • Pour son climat. Vancouver est la ville la plus tempérée du Canada. Quasiment jamais de neige, pas trop froid… Par contre, il pleut. Beaucoup. Plus qu’en Belgique. Oui, c’est impossible, mais Vancouver le fait. Les habitants ont d’ailleurs surnommé la ville #Raincouver.
  • Pour sa situation géographique. A quelques centaines de kilomètres de San Francisco, c’est un bon point de chute pour découvrir la Californie, mais aussi pour remonter dans le Grand Nord, vers le Yukon où je rêve d’aller. Et juste en face, c’est le Japon.
  • Parce que nous voulions apprendre l’anglais. Et que bon, ici, tout le monde parle anglais. Ou chinois.

Immigrer au Canada : comment on a fait ?

En novembre 2017, mon compagnon présente une demande de PVT, juste avant son 31e anniversaire (ce visa n’est accessible en Belgique que pour les moins de 30 ans). En décembre, il reçoit sa confirmation : nous avons alors un an pour arriver sur le sol canadien.

Nous prévoyons de partir en septembre 2018. Cela nous laisse huit mois pour terminer tous les préparatifs. Nous achetons les billets d’avion et commençons à planifier notre nouvelle vie.

Pendant ce temps, j’ai repris une formation universitaire pour l’enseignement du français langue étrangère. Ayant déjà un diplôme de prof, cela me sera utile ! A côté de ça, on s’inscrit à tout un tas de forums, on participe à des conférences, on lit un maximum d’articles, je m’abonne à Babbel pour améliorer mon anglais.

Au printemps, j’informe mon employeuse de ma prochaine démission : un moment vraiment difficile pour moi, qui adore mon boulot (je suis chargée d’études dans une association féministe à Bruxelles) et mes collègues, et qui quitte un boulot passionnant (et bien rémunéré) pour un grand saut dans l’inconnu. Mon compagnon continuera quant à lui à travailler pour son employeur Outre-Atlantique, à distance : le bon plan.

On commence à vendre nos affaires, à réfléchit à ce que l’on garde (et chez qui on pourra entreposer les objets qui nous tiennent vraiment à coeur et dont on ne souhaite pas se séparer), à ce que l’on emporte avec nous. Deux valises chacun, c’est vraiment peu pour toute une vie !

En mai, j’entame les démarches pour la résidence permanente, le seul moyen pour moi d’immigrer au Canada sans offre d’emploi préalable (je suis trop vieille pour le PVT). Je demande à l’Université d’envoyer mes diplômes au WES, j’effectue mon test de français (TEF). Je passe mon temps dans les administrations pour collecter tous les certificats, documents et attestations nécessaires !

En juillet, nous trouvons des nouveaux locataires pour notre maison adorée, des personnes pour reprendre nos chats, que nous ne pouvons prendre avec nous, et nous organisons une grande braderie pour vendre les dernières affaires qui nous restent.

Le 25 juillet, je reçois mon invitation à présenter une demande de résidence permanente, via le programme Entrée Express. Notre dossier est envoyé le 3 aout. Nous passons notre test médical et allons fournir nos données biométriques dans la foulée. Il nous faudra attendre le 5 février 2019 pour être (enfin) officiellement résidents permanents du Canada.

Le 9 septembre 2018, après de nombreuses fêtes d’adieux plus mémorables les unes que les autres, nous nous envolons vers Vancouver.

La suite ? A découvrir dans notre article sur nos premiers pas à Vancouver :

Vancouver : nos premiers pas

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La résidence permanente, pour rester au Canada

Vous avez envie de tenter l’expérience canadienne mais vous êtres trop âgé pour le PVT ? Vous souhaitez vivre, travailler ou étudier à long terme au Canada ? Vous voulez…

Vous avez envie de tenter l’expérience canadienne mais vous êtres trop âgé pour le PVT ? Vous souhaitez vivre, travailler ou étudier à long terme au Canada ? Vous voulez vous installer de manière définitive au Canada, après un PVT ou une mobilité francophone par exemple ?

La résidence permanente est peut-être la solution.

Immigration Canada
La résidence permanente, un long processus qui en vaut la peine !

La résidence permanente, qu’est-ce que c’est ?

Le statut de résident permanent est un statut permettant de vivre et de travailler dans toutes les provinces du Canada, sans limite de temps. Super, non ? Mais attention : présenter une demande de résidence permanente est une démarche longue et laborieuse, qui réclame beaucoup de patience et un certain budget.

Les avantages ? Les résidents permanents ont les même droits que les citoyens canadiens (et notamment l’accès aux soins de santé et à la couverture sociale), à l’exception du droit de vote et de l’accès à certains postes de haute sécurité nationale.

Comment obtenir la résidence permanente ?

Il n’existe pas une seule et unique manière d’obtenir la résidence permanente. Il existe de nombreux programmes fédéraux, et chaque province met en place ses propres programmes spécifiques.

Bonne nouvelle : un outil existe pour savoir si vous êtes éligible à l’un de ces nombreux programmes !

Vous voulez immigrer au Québec ?

Désolé, je ne vais pas pouvoir vous aider. Le Québec est la seule province qui sélectionne systématiquement ses migrants. Si vous souhaitez immigrer au Québec, vous devez d’abord être sélectionné par le gouvernement québécois (provincial), avant de présenter votre demande auprès du gouvernement fédéral canadien. Ayant moi-même immigré en Colombie-Britannique, je ne peux pas vous renseigner sur ces démarches particulières. Mais je peux vous conseiller de vous rendre sur le Guide des programmes de résidence permanente au Canada créé par pvtistes.net : clair, précis et complet !

Vous voulez immigrer au Canada, mais pas au Québec ?

Le programme Entrée Express est peut-être fait pour vous ! Créé en 2015 pour réduire les délais de traitement des demandes de résidence permanente, Entrée Express s’engage à traiter en moins de six mois les demandes des travailleurs étrangers qualifiés.

Ce programme regroupe en fait trois programmes d’immigration :

  • le programme des travailleurs qualifiés (pour les personnes hautement qualifiées);
  • le programme des travailleurs de métiers spécialisés (pour certains métiers particuliers);
  • la catégorie de l’expérience canadienne (pour les personnes ayant déjà acquis de l’expérience professionnelle au Canada).

Vous pensez entrer dans une de ces trois catégories ? Rendez-vous sur le site Gouvernement canadien pour obtenir toutes les infos.

Est-ce que c’est compliqué ?

On ne va pas se mentir, présenter une demande de résidence permanente n’est pas la chose la plus facile du monde. Accrochez-vous ! Vous devrez vous soumettre à des équivalences de diplômes, des tests de langue, un examen médical, courir après tout un tas de papiers. Mais c’est possible : si je l’ai fait, vous pouvez le faire aussi.

Si vous répondez aux conditions d’Entrée Express, vous pouvez “créer un profil” sur le site du Gouvernement canadien. Vous êtes alors inscrit dans un “bassin des candidats”, où vous êtes classé au moyen d’un système de points (jusqu’à 600 points). Votre note est basée sur les informations fournies à la création de votre profil. Vous gagnez des points en fonction de vos diplômes, de vos résultats aux tests de langues, de votre âge ou encore grâce à votre expérience professionnelle.

Les candidats ayant les scores les plus élevés sont invités, lors de “rondes d’invitation”,  à présenter une demande de résidence permanente. Ils disposent alors de 60 jours pour présenter leur dossier complet, avec l’ensemble des pièces justificatives. Parce que c’est bien beau de dire que l’on a un diplôme en neurochirurgie pour gagner des points, encore faut-il le prouver ! Pour info, le nombre de points minimum pour être invité à présenter une demande était de 475 en octobre 2019 (vous trouverez tous les résulats ici).

Vous n’avez pas assez de points ? Différentes solutions s’offrent à vous : améliorer vos compétences en anglais et en français, accumulez de l’expérience professionnelle qualifiée, faire reconnaitre de nouveaux diplômes, etc. Si vous êtes en couple, réfléchissez bien à qui présente la demande et faites des tests pour déterminer quel est le meilleur candidat. Enfin, si vous réussissez à trouver une offre d’emploi valide au Canada, vous obtiendrez des points supplémentaires. Et puis, jetez un oeil aux programmes des candidats des provinces, particulièrement si vous êtes chauffeuse/eur poids lourd ou infirmière/er.

Vous ne comprenez rien à tout ce charabia ? Rendez-vous sur le site du Gouvernement canadien, sur le site pvtistes.net ou consultez le guide créé par Just for Canada. Vous pouvez également regarder les quelques vidéos ci-dessous :

Combien ça coute ?

Je vous donne ici une idée du budget pour une demande de résidence permenante via Entrée Express, pour une personne, en 2019 :

  • Frais de traitement du dossier : 550$.
  • Frais relatifs au droit de résidence permanente : 490$.
Mais à cela s’ajoutent les frais …
 
  • Pour l’évaluation des diplômes d’études(EDE) : environ 300$.
  • Pour les tests de langue : environ 300$ par test.
  • Pour l’examen médical : environ 200$.

Ainsi que d’autres dépenses diverses : frais administratifs, certificats, déclaration assermentée, etc. Disons environ 100$.

Ce qui nous amène à un total de 2000$ (canadiens, les $, soit environ 1300€) au minimum. Un budget à prévoir, donc ! D’autant plus qu’une “preuve de fonds suffisants” vous sera demandée dans le cadre du programme des travailleurs qualifiés : vous devez disposer de 12475$ au minimum sur votre compte en banque.

Vous êtes déjà au Canada ?

Si vous êtes déjà au Canada et avez accumulé 1 an d’expérience de travail qualifié au Canada, vous pouvez choisir de passer par le programme de l’expérience canadienne. C’est l’option choisie par de nombreux pvtistes. Vous ne devrez pas dans ce cas-là présenter de preuve de fonds suffisants.

Ça y est, vous êtes prêts ?

Vous avez obtenu votre résidence permanente et êtes prêts à décoller ? Bravo !

Si vous voulez savoir comment nous avons préparé notre arrivée au Canada, c’est par ici.

Immigration au Canada : mon expérience

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La mobilité francophone, le bon plan pour immigrer au Canada

Pour venir vivre et travailler au Canada, un permis de travail est nécessaire. Et si c’est assez facile pour les jeunes avec le PVT, qu’en est-il des plus de 30…

Pour venir vivre et travailler au Canada, un permis de travail est nécessaire. Et si c’est assez facile pour les jeunes avec le PVT, qu’en est-il des plus de 30 ans ? Quelles sont les solutions pour immigrer au Canada ? Et pour celles et ceux qui souhaitent rester encore un peu après leur PVT ?

Le programme de mobilité francophone fait partie des solutions les plus rapides, les plus simples et les plus économiques pour les francophones.

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La mobilité francophone, qu’est-ce que c’est ?

Le programme de mobilité francophone a été mis en place en 2016 afin de promouvoir l’immigration francophone dans les communautés où le français est en situation de langue minoritaire (comprenez : partout sauf au Québec).

Il faut savoir qu’au Canada, l’obtention d’un permis de travail est conditionnée par l’obtention au préalable d’une Étude d’Impact sur le Marché du Travail (EIMT). En d’autres termes, avant de pouvoir donner le poste à un-e immigrant-e, l’entreprise doit réaliser une étude (couteuse) prouvant qu’aucun Canadien n’est en mesure d’occuper le poste.

Grâce au programme de mobilité francophone, les entreprises souhaitant engager des francophones sont exemptées de cette étude. L’embauche de francophones est donc grandement facilitée.

Attention, cela ne fonctionne que pour les postes qualifiés, répondant aux exigences des emplois de niveau 0, A ou B de la Classification nationale des professions (CNP).

Une vidéo pour mieux comprendre :

En tant que francophone, il vous “suffit” donc d’obtenir une offre d’emploi de la part d’un employeur hors Québec pour pouvoir bénéficier de ce programme.

Malheureusement, il s’agit d’un permis de travail “fermé”, c’est-à-dire ne vous autorisant à  travailler que pour cet unique employeur. Si vous perdez votre emploi, ou si l’entreprise ferme, vous ne pourrez plus travailler au Canada. C’est pourquoi la résidence permanente demeure la meilleure option pour celles et ceux qui souhaitent s’installer au Canada à long terme.

Combien de temps ça prend ?

Une fois que vous avez réuni tous les documents nécessaires et complété la demande en ligne (ce qui peut vous prendre quelques jours, voire quelques semaines), les délais de traitement sont assez rapides : entre deux et huit semaines. Pour ma part, ça a pris deux semaines (en décembre 2018). Vous pouvez consulter les délais actualisés de traitement, pays par pays (cela dépend de votre pays d’origine) sur le site du Gouvernement du Canada

Comment procéder ?

L’excellent site PVtistes vous a concocté un mode d’emploi ici. Toutes les démarches y sont expliquées en détails.

Après avoir obtenu votre permis de travail via la mobilité francophone, vous devrez encore faire valider celui-ci en passant la frontière. Si vous êtes déjà au Canada, pas de souci : il vous sufira de faire un tour du poteau.

Plus d’infos ?

Rendez-vous sur le site du Gouvernement du Canada.

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Costa Rica et Nicaragua : entre Pacifique et volcans

Juillet 2015 : suite à un concours de circonstances jouant particulièrement en ma faveur, je me retrouve avec quelques mois de congés payés devant moi. Tellement dure la vie. Heureusement,…

Juillet 2015 : suite à un concours de circonstances jouant particulièrement en ma faveur, je me retrouve avec quelques mois de congés payés devant moi. Tellement dure la vie. Heureusement, je suis une fille pleine de ressources. Ni d’une ni d’eux, je prends un billet pour un des premiers vols que Google me trouve. 

Direction ? Le Costa Rica et le Nicaragua.

Oui, en pleine saison des pluies.

C’est ce qui arrive quand on ne se pose pas les bonnes questions, au bon moment, qu’on est enthousiaste, impatiente, tout ça, tout ça.

MAIS en fait, c’était une très bonne idée : prix cassés, à peine quelques averses, de très larges éclaircies, une nature luxuriante et surtout des sites naturels complètement déserts, sans l’ombre d’un touriste (notez le jeu de mots avec le soleil, merci).

 Alors, si je devais résumer le Costa Rica, je dirais :

  • Chaud.
  • Humide.
  • Beau.

Ok, ça n’aide personne.

Recommençons.

Si je devais résumer le Costa Rica, je dirais :

  • Un patrimoine naturel exceptionnel : plus de 5% de la biodiversité mondiale. Dès le premier jour, j’observe de nombreux singes, des coatis (l’animal le plus mignon du monde), des iguanes, des pécaris, des toucans…
  • Des paysages à couper le souffle et surtout très diversifié. Bordé d’un côté par la mer des Caraïbes, de l’autre par  l’océan Pacifique, le Costa Rica compte de nombreux volcans, dont certains actifs. Le tout condensé sur un territoire relativement petit (51 000km² à peine), avec des climats parfois très différents d’un côté à l’autre.
  • Des parcs nationaux et des chemins de randonnée bien entretenus, qui proposent toute une panoplie d’activités sportives allant du VTT à la tyrolienne, en passant par le kayak, pour découvrir une faune et une flore incroyable.
  • Une population attachante, fière de son pays et de ses traditions.

En gros, c’est un voyage parfait pour les amoureux de la nature, les amoureux tout court, les familles, tout ceux qui aiment les activités de plein air.

 

Le volcan Masaya, toujours actif.

Combien ça coute ?

Attention : ce n’est pas un voyage bon marché. Le niveau de vie est assez élevé au Costa Rica. Les parcs, volcans, etc. ont tous une entrée payante, entre dix et quinze USD à chaque fois, auxquels s’ajoutent encore parfois les services d’un guide obligatoire. On paye en Colones (1 euro = 600 colones) ou en USD. Il faut compter au minimum 30 USD par jour, mais cela grimpe vite dès que l’on s’essaye à l’une ou l’autre activité.

Quel itinéraire choisir ?

Le Costa Rica et le Nicaragua sont très grands et méritent chacun que l’on s’y arrête de longues semaines. J’avais choisi ici pour ma part un itinéraire très condensé, par manque de temps.

  • San José, la capitale du pays. N’étant pas très “ville”, je n’y suis restée qu’une nuit.
  • Volcan Poas : un jour. Traversée des plantations de caféiers pour atteindre le pied du cratère et de sa lagune turquoise sulfureuse. Fleurs et colibris nous accompagnent tout au long du parcours.
  • Volcan Arenal : un jour. Randonnée en forêt tropicale humide, le long d’un sentier entrecoupé par de nombreux ponts suspendus.
  • Volcan Tenorio et de la rivière tropicale du parc de Palo Verde : un jour. Randonnée en forêt tropicale le long du Rio Celeste.
  • Découverte du parc national du volcan Rincon de la Vieja : un jour. Visite du site des “Païlas”, zone de fumerolles et de geysers de boue au milieu d’une forêt d’arbres étrangleurs. 
  • Parc Santa Rosa situé dans le “Guanacaste”, non loin de la frontière Nicaraguayenne : un jour. Balade en bateau, snorkeling et baignade.
  • Traversée du lac en bateau jusque l’île d’Ometepe. Randonnée sur les flancs du volcan Maderas.
  • Ascension jusqu’au cratère actif du volcan Concepcion, soit 1200 mètres de dénivelé : un jour.
  • “Canopy tour”, ou survol en tyrolienne face au volcan Concepción au dessus du lac Cocibolca. Retour vers le continent.
  • San Juan del Sur, village animé, au bord de l’océan, vivant de la pêche et du tourisme : un jour.
  • Randonnée le long de la mer à travers la réserve du littoral de La Flor: un jour. Rochers sculptés par les vents et petites criques sablonneuses. Observation de la vie foisonnante entre milieux terrestres et marins. Côté forêt: mangrove, rochers et cactus, crabes oranges. Au-dessus de la mer: pélicans, goélands, et frégates. Soirée sur la plage à attendre les tortues marines qui viennent pondre des centaines d’œufs dans le sable.
  • Parc national du volcan Masaya, toujours actif : un jour.
  • Cratère d’Apoyo et pueblos blancos : un jour.
  • La belle ville coloniale de Granada, ses ruelles pavées et ses bâtiments aux tons pastels : un jour.
  • Le lac Cocibolca : un jour. Balade en kayak afin d’explorer les «Isletas», un archipel de plus de 300 petits îlots peuplés d’oiseaux.

Mais 15 jours, c’est beaucoup trop court ! Si vous le prouvez, prévoyez plus de temps !

 

Le Costa Rica est l’endroit du monde le plus adapté à l’observation des amphibiens.

Comment se déplacer ?

Les bus locaux sont le moyen le plus simple et le plus économique pour se déplacer. Néanmoins, ils sont souvent plein à craquer et respectent peu les horaires. La location de voiture est une bonne option pour plus d’autonomie. Préférez un 4X4 pour face face à tous les terrains. Comptez environ 50$/jour. 

Avant de partir : quelles formalités ?

  • Un passeport valide… et c’est tout, pour les voyages de moins de 90 jours ! 
  • Pas de vaccins obligatoires. Vaccins universels conseillés, ainsi que ceux contre l’hépatite A et la typhoïde.  

A ne pas oublier !

Vous ne pourrez pas brancher vos appareils européens sur les prises de courant directement. Le courant étant en 110 volts, il va vous falloir un adaptateur de courant pour vous connecter à une prise électrique de type américain, à fiches plates. Cela se trouve facilement et ne coûte pas cher. On en trouve dans les grands magasins.

Aussi, pensez à prendre un répulsif anti-moustique efficace (corps et vêtements) : ces petites bestioles porteuses de toutes sortes de maladies ne vous laisseront pas tranquilles !

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Le PVT (Programme Vacances Travail), la bonne idée !

Créé en 2001, le programme Vacances Travail (ou Working Holiday Visa en anglais) est une opportunité en or pour les jeunes (de moins de 30 ou 35 ans selon les…

Créé en 2001, le programme Vacances Travail (ou Working Holiday Visa en anglais) est une opportunité en or pour les jeunes (de moins de 30 ou 35 ans selon les pays) de partir un an (parfois deux) à l’étranger dans de nombreux pays pour y travailler. 

Les pays les plus populaires sont l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada, mais il existe également d’autres possibilités, comme Taïwan, la Corée du Sud et même le Japon.

 

 

Le PVT, la solution pratique pour les moins de 30 ans.

Le PVT au Canada

Avec ce programme, il est possible de résider au Canada pendant 12 mois (ou 24 si vous êtes Français) tout en ayant la possibilité d’y travailler. Le gros point positif pour les Belges: quiconque fait une demande de PVT se la voit accepter rapidement. En effet, il existe pour le moment moins de demandes que de places disponibles ! En septembre 2018, il y avait ainsi 593 inscrits pour 750 places. Pour les Français, c’est un peu plus compliqué, avec 6550 places disponibles pour 20 000 inscrits…

Les conditions pour profiter de ce programme ?

  • Avoir entre 18 à 35 ans (18-30 pour les Belges) à la date du dépôt de la demande;
  • Être de nationalité française ou belge et résider en France ou en Belgique au moment du dépôt de la demande;
  • Un passeport français ou belge à jour;
  • Ne pas avoir déjà participé au Programme Vacances Travail auparavant;
  • Disposer d’un minimum de ressources financières (2 500$ CAN) et payer les frais de dossier (250$ CAN);
  • Souscrire à une assurance de santé pour la durée du séjour.

Comment postuler ?

Le PVT fait partie du programme “Expérience Internationale Canada (EIC)”. C’est via ce programme qu’il faut donc soumettre sa candidature sur le site du Gouvernement Canadien, après s’être créé un profil sur MonCIC. Une fois la candidature soumise, il vous faudra attendre de recevoir une “invitation à présenter une demande”.

Vous ne comprenez rien à tout ce charabia ? Suivez le tuto de “Les Pauline” :

Une fois cette invitation reçue (une chance sur quatre pour les Français, un tirage au sort détermine les “gagnants”) et acceptée, vous disposerez de 20 jours pour soumettre votre demande de permis de travail sur l’interface de l’immigration canadienne en complétant un formulaire en ligne, en joignant les documents requis et en effectuant le paiement des frais de demande.

Après la soumission de votre demande, les autorités canadiennes vous demanderont de fournir vos données biométriques dans un Centre de Réception des Demandes de Visa du Canada. Vous aurez 30 jours pour effectuer cette démarche.

Si tous vos documents ont été correctement remplis, vous devriez obtenir votre lettre d’introduction au point d’entrée (PDE) en moins de deux mois. Félicitations, il ne vous reste plus qu’à réserver vos billets d’avion !

Plus d’infos ?

L’excellent site pvtistes.net regorge d’informations utiles et de conseils.

Envie de rester au Canada après votre PVT ?

Il est temps de penser à la résidence permanente. Et pour découvrir notre parcours d’immigration, c’est par ici.

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La Birmanie

La Birmanie, c’est le rouge des crachats de betel sur le sol, l’or des stupas majestueux, le jaune du thanakha sur les joues des femmes. C’est la brume qui englobe…

La Birmanie, c’est le rouge des crachats de betel sur le sol, l’or des stupas majestueux, le jaune du thanakha sur les joues des femmes. C’est la brume qui englobe le jour qui se lève, la lumière blanche du matin et les reflets orangées du soir. C’est le vacarme des moteurs à bateaux, les klaxons polis, les “Mingala ba”, les signes de la main et les rires gênés des Birmans qui ne me comprennent pas.

Les temples de Bagan

C’est l’odeur de l’encens, des feux de bois, du poisson séché. C’est le froid glacial de l’air conditionnée dans les cars et les standards occidentaux repris en birman, à plein volume. Ce sont les arrivées en pleine nuit et les départs à l’aube. C’est le bruit de la balle de chinlone qui rebondit entre les pieds des joueurs, c’est la voix des moines scandant leurs prières, retransmises par de puissants hauts parleurs.

Ce sont les dauphins qui jouent dans l’Irrawaddy, au soleil couchant, les petits singes qui quémandent bananes et épis de maïs devant les temples, les chauves souris qui s’envolent par millier à Hpa An, les buffles qui se laissent nonchalamment monter.

C’est le chuchotements et la ferveur des fidèles dans les pagodes, les files de moines qui partent chaque matin mendier leur nourriture, les petites nonnes toutes de rose vêtues. C’est la dextérité des pêcheurs du lac Inle, qui manient leur rame avec leur pied, l’habileté des vieux hommes tressant les feuilles de palmier et celle des femmes tissant le coton.

C’est le vert délavé des bâtiments coloniaux laissés à l’abandon, le bleu intense du ciel, le jaune des rizières asséchées, le noir des montagnes karstiques, les longyi de toutes les couleurs. C’est l’odeur des fleurs de lotus. C’est le silence de la nuit et la splendeur des étoiles à Kalaw. Ce sont les poissons tropicaux de Ngapali.

Kalaw

C’est le roulis du train, qui se balance de haut en bas, de droite à gauche, entre Moulmein et Rangoon. Ce sont les yeux émerveillés des enfants qui découvrent les drones et les filtres snapchat. C’est la surenchère des bouddhas “le plus grand”, “le plus beau”, en bois, en pierre, en or, debout, assis, couché. C’est l’eau que je verse sur les statues de cochons d’inde, mon animal porte bonheur. C’est le sucré souvent salé, le salé parfois sucré, le goût de la poussière et de la nouveauté.

C’est la chaleur de la main de Séra dans la mienne et celle, implacable, du désert. C’est la bêtise de certains touristes, abimant les temples en essayant de les escalader. Ce sont les routes cabossées, les coupures d’électricité, les réseaux téléphoniques incertains. C’est l’odeur âcre et sucrée des cheerots fumés par les femmes et le clignotement des guirlandes colorées ornant indifférement temples ancestraux, palmiers et devantures de magasins.

C’est l’élégance pudique des jeunes filles sous leur ombrelle et le rentre-dedans des vendeuses de souvenirs. C’est le jus de cannes à sucre fraîchement pressées et le thé au lait, les citrons, ananas, mangues et pomelos, les cacahouètes, la brûlure des piments et la douceur de l’avocat. C’est les cohortes de femmes portant sur leur tête bassines et paniers emplis de choux fleurs, courges et mandarines. C’est Georges Orwell et Aung San Suu Kyi.

Ce sont les liasses de dix milles kyats, les repas pour moins d’un euro et les vols en montgolfières à 300 dollars. Ce sont les Chins, les Shans, les Karens, les zones interdites d’accès, l’invisible et omniprésent contrôle de la junte militaire et le silence entourant les soupçons de génocide, au Nord. C’est le kitsh et la mignonnerie, les clips et les temples hindous, les “where do you come from?”, les trishaws et les bicyclettes hors d’âge. Ce sont les sourires éclatants des enfants et ceux rongés par le betel de leurs aînés.

Inle Lake

Ce sont les tongs qui s’amassent à l’entrée des lieux sacrés et le froid des pierres sous les pieds. C’est le baume du tigre qui apaise les piqûres de moustiques, les carioles à poneys, les chars à bœufs, les palais en teck et les maisons en bambou. Ce sont ces bouddhas à Inle, tellement recouverts d’or qu’ils ont fini par rassembler à des boules, ces billets de banque jetés dans une fontaine à souhaits, et le plus gros tas de briques du monde à Mingun.

Ce sont les “préposés aux touristes” dans les gares, la prévenance parfois pesante des locaux, les regards enjôleurs des jeunes hommes, la délicatesse des visages et des gestes. Ce sont les pierres posées à la main par les femmes sur les routes et les enfants qui récoltent les bouteilles en plastique pour gagner quelques sous. Ce sont les Myanmar partagées devant la guesthouse, les cris des geckos et les toiles d’araignées, l’essence dans des bouteilles en plastique sur le bas-côté.

Amour et mignonnerie

C’est la beauté.
La simplicité et la magie.
L’instant et le moment.
Le temps et la lumière.
La Birmanie appartient aux rêveurs.

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#2 Nager avec les tortues

Akumal, Mexique, décembre 2018. Disons que je suis vraiment fan des tortues. Et des tortues de mer en particulier. Je ne connais rien de plus apaisant que de nager avec…

Akumal, Mexique, décembre 2018. Disons que je suis vraiment fan des tortues. Et des tortues de mer en particulier. Je ne connais rien de plus apaisant que de nager avec elles et rien de plus mignon que des milliers de petites tortues battant des pattes pour rejoindre l’océan.

Tortue de mer.
“Je suis une tortue vraiment trop cool”

Me rendre sur la plage d’Akumal, située sur la Riviera Maya, entre Playa del Carmen et Tulum, était donc une étape incontournable lors de notre voyage dans la Péninsule du Yucatan au Mexique.

J’avais lu pas mal d’avis négatifs sur cette plage, son prix et son côté “fake”. Mais, personnellement, je n’ai pas été déçue, loin de là ! Certes, la plage n’est pas sauvage, et mieux vaut ne pas vous attendre à une réserve naturelle “à l’européenne”. C’est très touristique, et de nombreux Mexicains viennent ici chaque jour passer un peu de bon temps. Mais si vous voulez voir des tortues, allez-y !

Sur les quelques heures passées à barboter dans la mer, je dois avoir vu plus d’une dizaine de tortues, certaines (énormes) broutant tranquillement leurs algues, d’autres se laissant porter par les courants. J’ai aussi vu plusieurs raies, et des centaines de jolis poissons dans les coraux.

Le prix ? Nous avons payé chacun, après négociation, 150 pesos pour l’équipement (masque et gilet, ce dernier étant obligatoire pour nager au-dessus des coraux, afin de ne pas les abimer) et 100 pesos pour l’accès à la plage, soit à peu près 12 euros. Il existe des possibilités de faire des tours guidés, mais ce n’est pas vraiment nécessaire : il suffit de nager en suivant les petits flotteurs et de s’armer d’un peu de patience pour découvrir une grosse tortue mâchonnant tranquillement.

Ah oui, et pour préserver l’endroit, on oublie la crème solaire (mauvaise pour les coraux), on ne touche pas les tortues, on ne les stresse pas en nageant trop près d’elles : bref, on profite de la nature de manière responsable !

 

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