Julie, une fois

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Todi-sol-voye, comme dirait ma mamy.

Bruxelles : les adresses gourmandes de Sophia (à l’heure du gouter)

Où prendre un délicieux gouter à Bruxelles? Où manger les meilleures glaces ? Où se régaler de desserts chocolatés? Dans cet article, nous laissons la parole à Sophia, blogueuse bruxelloise…

Où prendre un délicieux gouter à Bruxelles? Où manger les meilleures glaces ? Où se régaler de desserts chocolatés? Dans cet article, nous laissons la parole à Sophia, blogueuse bruxelloise à la plume légère et aux gouts délicieux.

Pour retrouver tous ses bons plans, rendez-vous sur son blog  www.nsoon.wordpress.com.

Article original publié le 23 aout 2018.

Vous l’aurez compris, je suis une gourmande. J’adore manger, je mange de tout et surtout, je mange tout le temps. Le concept “3 repas par jour” m’est totalement étranger. D’ailleurs, un des moments les plus importants dans ma journée, c’est l’heure du goûter.

Si je suis chez moi, je me fais un bol de granola/yaourt sans lactose/fruits frais, une tranche de pain avec du chocolat à tartiner, une salade de fruits ou alors je mange quelques biscuits ou une tranche de gâteau si je suis chanceuse. Mais si je ne suis pas chez moi à l’heure du goûter, il m’arrive (souvent) de me faire plaisir et de m’offrir une bonne glace, une pâtisserie ou un café gourmand.

***

Mon top 3 des lieux où prendre un goûter dans le centre de Bruxelles

Glacier Gaston – Quai aux briques

Les meilleures glaces de Bruxelles, selon moi. Qu’on soit plutôt glace ou plutôt sorbet, il y en a pour tous les goûts. Les produits sont faits sur place, de façon artisanale et à base de produits de qualité. Ce que j’aime le plus chez Gaston, ce sont les associations de parfums qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Mes préférées: banane/sésame torréfié et pêche/lavande. Mais l’autre atout, c’est la terrasse au bord de l’eau. Effet “vacances” garanti.

Psst, il paraît que pour la rentrée, Gaston prépare des glaces végétales et à bas indice glycémique…

Charli – Rue Sainte Catherine

A deux pas de chez Gaston, cette référence du centre de Bruxelles n’est plus à présenter. Charli c’est une des rares boulangeries bruxelloises à produire sur place. Les matière premières sont haut de gamme, les artisans qualifiés et la qualité s’en ressent, c’est incomparable. Au goûter, un éclair au chocolat ravira vos papilles.

Et pour le petit-déjeuner, je vous conseille les immanquables viennoiseries. Si vous êtes plutôt brunch, rendez-vous chez Charli Salé juste en face. Allez-y les yeux fermés!

Yuka – Boulevard Anspach

Yuka c’est l’espresso bar des connaisseurs à l’extrémité du piétonnier, avant la place Fontainas. A l’heure du goûter, on y va pour boire un café éthique accompagné d’une tranche super généreuse de cake fait maison ou d’une part de tarte (jetez un œil à la vitrine remplie de tartes toutes plus alléchantes les unes que les autres). Et si, comme moi, vous préférez les laits végétaux, ici on ne vous regardera pas de travers.

Mais chez Yuka, on y va surtout pour l’accueil chaleureux et le sourire du barista. C’est un havre de paix où travailler, lire le journal ou papoter se fait autour d’un bon café.

Un petit mot sur Sophia :

Sophia, la vingtaine bien sonnée, est une blogueuse bruxelloise à temps partiel. Elle rédige des articles légers, gourmands ou engagés pour son blog personnel. Elle prête également sa plume pour des projets associatifs, revues scientifiques, guides touristiques et blogs spécialisés.

Retrouvez son blog : www.nsoon.wordpress.com

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Bruxelles : les adresses gourmandes de Sophia

Où prendre un délicieux lunch à Bruxelles? Où manger les meilleures salades gourmandes ? Où se régaler des rouleaux de printemps les plus savoureux de la capitale? Dans cet article,…

Où prendre un délicieux lunch à Bruxelles? Où manger les meilleures salades gourmandes ? Où se régaler des rouleaux de printemps les plus savoureux de la capitale? Dans cet article, nous laissons la parole à Sophia, blogueuse bruxelloise à la plume légère et aux gouts délicieux. 

Pour retrouver tous ses bons plans, rendez-vous sur son blog  www.nsoon.wordpress.com.

Où luncher dans le centre de Bruxelles ?

Article original publié le 15 janvier 2018.

En ce troisième lundi du mois de janvier, jour de “blue monday”, vous vous demandez peut-être comment twister vos pauses déjeuner et apporter un peu de soleil dans vos assiettes. Ça tombe bien, le centre de Bruxelles (“1000 Bruxelles” pour les locaux) regorge d’endroits sympas pour luncher. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Je vous ai fait ici une sélection de mes coups de cœur mais la liste pourrait s’allonger à l’infini.

  • Beli : mon adresse préférée pour luncher. Un restaurant familial et chaleureux ouvert par deux filles et leur maman qui nous proposent une cuisine libanaise moderne. Plusieurs formules lunch possibles : assiette du jour végé ou viande, plateau sandwich + salade et/ou soupe, sandwich avec mezzes ou sandwich à emporter. On y va autant pour le service impeccable et les plats que pour la déco!

  • L’Aubette : plus qu’un bar à salades, ici on mange des salades géantes sur lit de pommes de terre dans des plats en terre cuite. Oui, rien que ça! La dernière testée par mes soins (et approuvée); l’aubette au bleu, figues séchées, jambon cru, pommes et tomates cerises. Un régal pour les papilles et les pupilles. Soyez patients car il y a souvent du monde.

  • Knees To Chin (Rue de Flandre) : pour des rouleaux de printemps originaux et ultra frais, c’est ici que ça se passe. L’enseigne du centre est la deuxième du genre (l’autre se trouve Rue de Livourne) et ne désemplit pas. La formule lunch: 2 ou 3 rouleaux de printemps et 1 accompagnement (riz sauce cacahuètes, salade de choux ou soupe miso). Mes deux chouchous; le crispy bacon et l’émincé de poulet. Le tout sans lactose et pauvre en gluten.

  • Balls & Glory (Bourse) : pour les amateurs de cuisine régressive et réconfortante, les boulettes et la purée de chez Balls & Glory vous réjouiront. Le petit plus? La sauce bicolore servie avec le plat, un délice! Le service est très rapide et aux petits soins, ce qui ne gâche rien.

  • Peck 47 : une valeur sûre. Que vous soyez plutôt gaufres salées et œufs bénédicte ou que vous penchiez pour un wrap, un sandwich de pain au levain ou une soupe du jour, vous trouverez votre bonheur. Ne pas être trop pressé car victime de son succès, le Peck du centre est souvent pris d’assaut aux heures de pointe.

  • LOVE ciabatta: situé à deux pas du fameux M.I.M. (Musée des instruments de musique), on mange ici des sandwiches garnis dans des pains ciabatta, chauds pour certains. Plus sympa aux beaux jours pour la terrasse avec vue sur le Mont des arts mais pour un lunch rapide si vous êtes dans le coin, ça fera tout à fait l’affaire.

Un petit mot sur Sophia :

Sophia, la vingtaine bien sonnée, est une blogueuse bruxelloise à temps partiel. Elle rédige des articles légers, gourmands ou engagés pour son blog personnel. Elle prête également sa plume pour des projets associatifs, revues scientifiques, guides touristiques et blogs spécialisés.

Retrouvez son blog : www.nsoon.wordpress.com

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Le tour du poteau, mode d’emploi

Si vous venez d’arriver au Canada, vous avez probablement déjà entendu l’expression “faire le tour du poteau”. Mais qu’est-ce que c’est ? A quoi ça sert ? Et comment faire…

Si vous venez d’arriver au Canada, vous avez probablement déjà entendu l’expression “faire le tour du poteau”. Mais qu’est-ce que c’est ? A quoi ça sert ? Et comment faire ? Dans cet article, je vous raconte tout.

Le tour du poteau : c’est quoi ?

Faire le tour du poteau (“flag pole” en anglais) consiste à passer la frontière d’un pays puis à y re-rentrer quelques minutes plus tard pour valider un nouveau visa. En effet, lorsqu’un nouveau permis de séjour vous est accordé et que l’ancien se termine, vous êtes dans l’obligation de sortir du territoire puis d’y re-rentrer afin d’activer ce nouveau visa. Le plus souvent, pour des raisons pratiques assez évidentes, cela se fait à la frontière la plus proche. Mais si vous en avez les moyens, rien ne vous empêche de partir à Hawaï pour le week-end et de revenir.

Dans mon cas, j’ai suis allée faire un tour du poteau à la frontière USA/Canada de Point Roberts afin de valider le permis de travail fermé obtenu dans le cadre de la mobilité francophone.  Pour ceux qui ne connaissent pas Point Roberts,  c’est un petit morceau d’USA perdu au Canada, à 45 minutes en voiture de Vancouver : pratique!

Comment ça se passe ?

Si vous venez de Vancouver, comme moi, le poste frontière le plus proche est Point Roberts. Depuis Montréal, les postes frontières les plus proches sont ceux de Saint-Bernard-de-Lacolle (souvent appelé Lacolle) et de Saint-Armand/Philipsburg. Pour voir la liste des tous les postes frontières, c’est par ici.

Pour nous y rendre, nous avons loué une voiture. Si vous ne conduisez pas, pas de stress : de nombreuses personnes s’y rendent chaque semaine, restez attentifs aux petites annonces sur Craiglist, Kijiji ou Poparide.

Première étape : passer la douane américaine

Lorsque vous arrivez à la frontière, sortez simplement du pays, en expliquant clairement la situation au douanier : vous souhaitez faire demi-tour directement pour repasser la frontière canadienne. Il vous posera quelques questions, prendra éventuellement vos empreintes et une photo. Pour notre part, nous avons garé notre voiture sur le parking du poste frontière au Canada, et passé la frontière à pieds. Conseil : quand le douanier vous demande : “Where do you come from?”, ne répondez pas bêtement, comme moi : “Bah… From Canada”. Ce qu’il veut savoir, c’est pourquoi vous êtes là.

Seconde étape : demi-tour vers le Canada

Suivez les indications du douanier américain et présentez-vous alors au douanier canadien. Donnez-lui votre lettre d’introduction (obtenue pour votre permis de travail), ainsi que toutes les pièces justificatives s’y référant (attestation de fonds et assurance pour les PVT, copie de l’offre d’emploi pour la mobilité francophone, etc.). Il prendra quelques minutes pour vérifier vos documents, et si tout est en ordre, vous délivrera votre nouveau visa ou signera votre attestation de résidence permanente. Et voilà, vous avez fait le tour du poteau!

Avez-vous besoin d’un ESTA ?

Techniquement, comme vous n’entrez pas sur le territoire américain, vous n’avez besoin ni d’un ESTA, ni d’un I-94W, ni d’un visa. Si vous n’avez rien de tout cela, vous recevrez “simplement” un refus d’entrée sur le territoire américain, qui vous permettra tout de même d’entrer sur le territoire canadien.

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Trouver un travail à Vancouver : mon expérience

Dans cet article, je vous parle de mon expérience en tant que nouvelle arrivante au Canada. J’ai atteri à Vancouver en septembre 2018. Après avoir pris un peu de temps…

Dans cet article, je vous parle de mon expérience en tant que nouvelle arrivante au Canada. J’ai atteri à Vancouver en septembre 2018. Après avoir pris un peu de temps pour découvrir ma nouvelle ville, effectuer les démarches administratives et trouver un appartement (ce dont je vous parle ici), il était temps en octobre de commencer à chercher un boulot!

Il faut savoir que je n’avais pas de permis de travail en arrivant au Canada, ma demande de résidence permanente étant en cours. C’est donc en tant que touriste que j’ai commencé à chercher mon premier boulot…

Ce qui n’est probablement pas la meilleure façon de trouver un boulot rapidement… Mais malgré cet “handicap”, il m’a fallu à peine quelques semaines pour trouver un job dans ma branche, intéressant et… en français !

Naive
Moi, arrivant sur le marché de l'emploi à Vancouver. Photo by Gabriel Matula on Unsplash.

La réalité sur le marché de l’emploi à Vancouver

On nous avait vendu le Canada comme un Eldorado, avec des milliers de postes à pourvoir. La réalité n’est pas aussi rose. Si les boulots dans l’Horeca et le bâtiment sont en effet très demandés, il n’en est pas de même pour les postes qualifiés. De nombreux amis à nous peinent à trouver un emploi à hauteur de leurs qualifications et bien payé.

Quant à moi, si j’ai trouvé un emploi intéressant, dans mon domaine (la communication, j’ai un Master en journalisme) il faut savoir que j’ai perdu plus de 30% de mon salaire belge, à durée de travail égale. Aujourd’hui, pour un 32h/semaine, je gagne 2300$ par mois, avec très peu d’avantages (pas de frais de transport pris en charge, à peine 10 jours de congés payés par an, pas de primes, …). C’est simple, je gagne la même chose qu’en débutant ma vie professionnelle, il y a dix ans de ça.

Séraphin, pour sa part, a tout d’abord continué à travailler pour son précédent employeur en Belgique. Il a commencé à chercher de nouvelles opportunités à Vancouver après quelques mois. Avec un PVT, c’était presque impossible : on ne lui proposait que de petits jobs tout en bas de l’échelle (il travaille dans l’IT, et on lui proposait des jobs dans des call-centers). Avec la RP, ce fut (un peu) plus facile. Il lui aura tout de même fallu plus de neuf mois pour trouver un poste à hauteur de ses qualifications.

Photo by Kasya Shahovskaya on Unsplash
Je devrais mettre un chat mignon dans chacun de mes articles. Ca met de bonne humeur. Photo by Kasya Shahovskaya on Unsplash.

Un boulot à Vancouver : par où commencer ?

Première étape : se faire un joli CV. Ensuite, commencer à postuler ! Vous voulez quelques conseils à ce sujet ?  Je vous en donne ici, dans mon article consacré à la recherche d’emploi à Vancouver.

J’ai pour ma part trouvé une offre d’emploi intéressante sur le groupe Facebook les Français à Vancouver. Une semaine après avoir envoyé mon CV, j’étais convoquée à un entretien d’embauche. Cette interview a duré à peu près une heure, dans une ambiance conviviale… et en français, le job étant en français, ce qui était plutôt une bonne nouvelle pour moi et mon niveau d’anglais. Postulant pour un poste de responsable des communications, j’ai ensuite dû faire quelques exercices de rédaction et de gestion de projets.

Une semaine après, l’employeur me téléphonait pour m’annoncer qu’il m’engageait, et se lançait pour cela dans une procédure de mobilité francophone (pour rappel, je n’avais pas de permis de travail). Quelques semaines plus tard, les démarches effectuées, je commençais enfin mon nouveau travail. On le voit, pour moi, les choses ont été faciles et rapides. Mais, je le répète encore une fois, ce n’est pas le cas pour tout le monde. Vancouver est une ville chère, et les jobs n’y sont pas si bien payés que ça. Réfléchissez-y à deux fois avant de sauter le pas. Certes, la nature est grandiose ici, mais d’autres villes canadiennes sont plus simples d’accès.

Et le salaire?

Je l’ai dit : personnellement, je gagne beaucoup moins qu’en Belgique, alors que la vie est plus chère (2300$ par mois pour un 32h/semaine). Mais tout dépend du domaine dans lequel vous postulez : les salaires dans l’IT sont ici beaucoup plus hauts qu’en Europe. Une amie coiffeuse m’a dit gagner trois fois plus qu’en France. Un autre ami ingénieur m’a dit gagner beaucoup moins. Tout dépend du domaine, donc.

Toutes les deux semaines, je reçois un chèque avec mon salaire, à aller déposer à la banque. Oui, c’est archaïque. Mais très rigolo!

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Vancouver : comment trouver un boulot ?

Rédiger un CV aux normes canadiennes, trouver un boulot intéressant, réseauter, réussir son entretien d’embauche : dans cet article, je vous donne des conseils pour trouver le job de vos…

Rédiger un CV aux normes canadiennes, trouver un boulot intéressant, réseauter, réussir son entretien d’embauche : dans cet article, je vous donne des conseils pour trouver le job de vos rêves à Vancouver.

Première étape : le CV et la lettre de présentation

Le CV canadien a une structure et une présentation différentes. Avant de traduire votre CV en anglais, il faudra donc au préalable l’adapter au format canadien : deux pages maximum, pas de photo, pas de mention de l’âge ni du sexe, et surtout des infos plus “vendeuses”. Misez sur les chiffres, le rendement, les prix et les réussites : pensez américain ! Plutôt que de lister les tâches effectuées dans vos anciens jobs, mettez en avant vos résultats.

Vous trouverez des conseils et des exemples de CV sur le site de l’Université de Colombie-Britannique (UBC).

Comme en Belgique ou en France, un CV doit toujours être accompagné de sa lettre de motivation (appelée lettre de présentation, ou cover letter). Celle-ci est ici moins formelle et plus courte (une page maximum). Le blog JeparsauCanada.com donne de bons conseils pour la rédaction de celle-ci.

Ah oui, dernier détail, et de taille : les employeurs ici adorent les lettres de références. L’on vous demandera fréquemment de fournir les coordonnées de personnes de référence au sein de vos précédentes entreprises et/ou de fournir des lettres de recommandation. Ce n’est pas obligatoire, bien sûr, mais vous risquez d’être pénalisé si vous ne vous soumettez pas à l’exercice. Conseil : pensez-y à l’avance et demandez-en à vos employeurs et collègues avant de partir. Des modèles de base existent, ici par exemple.

Deuxième étape : chercher un emploi

Où chercher un emploi ? Question difficile quand on arrive dans un nouvel endroit et que l’on ne connait pas bien les usages. Bonne nouvelle, je vais vous donner quelques conseils. Tout d’abord, soignez votre Linkedin (ou créez-en un de toute urgence si ce n’est pas encore fait!). La plupart des annonces y sont postées, et vous pouvez y faire des recherches très ciblées. Les banques d’emploi peuvent également être de bonnes ressources, comme le Guichet Emploi du gouvernement. Ne négligez pas les réseaux francophones : des petites annonces sont régulièrement postées sur les groupes Facebook comme Le Croutard, ou les Français à Vancouver, pour ne citer qu’eux. Enfin, il existe plusieurs organismes prêts à vous conseiller et à vous aider dans votre recherche d’emploi : Work BC, le Programme d’immigration francophone de la Colombie-Britannique, ou encore le collège Educacentre.

Enfin, sachez qu’à Vancouver, réseauter est essentiel. Ici, il est tout à fait normal de solliciter des personnes (un responsable dans une entreprise qui vous intéresse, par exemple) pour aller boire un café (occupation nationale numéro 1) et discuter avec lui. Vous l’aurez vite compris : vous allez boire pas mal de cafés avant de trouver le poste de vos rêves ! Aussi, si vous ne voulez manquer aucune opportunité, je vous conseille de participer à un maximum d’événements en lien avec votre secteur d’activité. Vous en trouverez sur Meetup, par exemple.

Vous avez du temps et peinez à trouver un job épanouissant ? Pensez au volontariat. Ici, tout le monde fait du bénévolat, il s’agit d’une vraie institution. Cela vous permettra d’améliorer votre anglais, de vous faire de nouvelles connaissances à d’acquérir des références canadiennes. Pour ma part, je suis photographe bénévole à l’Aquarium de Vancouver, et c’est super.

Café
J'espère que vous aimez le café. Vous allez en boire beaucoup. Photo by Kari Shea on Unsplash.

Troisième étape : réussir son entretien d’embauche

Vous avez trouvé l’offre d’emploi parfaite, et votre magnifique CV a séduit le recruteur ? Super, vous voici convoqué à un entretien d’embauche. Avec LE gros stress pour la plupart des nouveaux arrivants : l’anglais. Pour vous déstresser un peu, sachez qu’ici, tout le monde est habitué aux accents, et se formalise peu des fautes de langue. Les entretiens pourront être être assez informels, parfois dans des cafés. Il s’agit souvent plus d’une discussion que de questions-réponses, et l’on vous posera rarement des questions pièges. Si vous ne comprenez pas une question, demandez à ce qu’on vous la reformule (avec la phrase magique : “Could you be more specific please?”).  Les Canadiens sélectionnent beaucoup sur la base de la personnalité : exprimez-vous !

Avant chaque entretien, imaginez les questions possibles et préparez vos réponses. Et surtout, répétez à haute voix ! Cela peut paraitre bête, mais rien de mieux pour travailler votre accent. Ah oui, et si l’on vous demande de parler de vous, parlez de vous professionnellement, pas de comment s’appelle votre chat. Et préparez quelques questions à poser au recruteur en fin d’entretien sur l’entreprise.

Vous voulez plus de conseils ? Allez sur Thebalancecareers, ce site est une vraie mine d’or !

Dernière étape : arriver d’un pas fier et triomphal au bureau

Vous voilà à votre nouveau poste, il ne vous reste plus qu’à vous mettre au travail. Quelques petites choses à savoir encore :

  • Le salaire minium est de 12,65 $/heure.
  • La semaine normale de travail est comprise entre 35 et 40 heures.
  • Les congés annuels légaux sont de dix jours.
  • Souvent, les gens débutent tôt leur journée, et partent tôt le soir (8h-17h).
  • Les conflits sont à éviter à tout prix. L’important ici étant de rester dans une démarche positive et constructive.
  • Les discriminations sont fortement prohibées, et prises très au sérieux. Évitez les blagues un peu “limite”.
  • Au Canada, on est payé la plupart du temps toutes les deux semaines, et par chèque.

Vous voulez en savoir plus sur mon expérience ? Allez faire un tour sur mon article :

Trouver un travail à Vancouver : mon expérience

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Immigrer au Canada : comment faire ?

On nous pose beaucoup de questions sur l’immigration au Canada. Comment faire ? Qui contacter ? Par où commencer ? Dans cet article, je vais tenter de résumer les grandes…

On nous pose beaucoup de questions sur l’immigration au Canada. Comment faire ? Qui contacter ? Par où commencer ? Dans cet article, je vais tenter de résumer les grandes étapes d’un parcours d’immigration. Même si, bien entendu, chaque parcours est unique.

Première étape : se renseigner sur les possibilités d’immigration

Partir à l’autre bout du monde, ça fait rêver. Mais est-ce vraiment possible ? Si vous avez moins de 30 ans (pour les Belges) ou 35 ans (pour les Français), c’est facile : le PVT a été créé pour vous faciliter la tâche. J’y ai consacré un article :

Le PVT (Programme Vacances Travail), la bonne idée !

Pour les autres (comme moi), il va falloir trouver un autre moyen d’obtenir un permis de travail et/ou de résidence. Pour ça, il existe un site de référence, celui  du Gouvernement Canadien, et plus précisément son service Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Ce service établit la politique d’immigration et rend les décisions concernant les personnes qui peuvent entrer au Canada. C’est sur ce site que vous ferez vos demandes de visas et permis.

Pour savoir quel est le programme le mieux adapté à votre profil, faites le test!

D’autres sites Internet sont de vraies mines d’or pour préparer un projet d’immigration au Canada :

Les salons organisés par Destination Canada sont également d’excellentes opportunités pour obtenir des informations sur l’immigration au Canada.

Pour ma part, je suis passée par le programme de travailleurs qualifiés, dans Entrée Express, pour obtenir ma résidence permanente. Je vous raconte mon parcours dans cet article :

Immigration au Canada : mon expérience

Deuxième étape : choisir sa destination

Le Canada est un pays immense. La vie y est complétement différente à l’Ouest et à l’Est, qui sont séparées par quelque 8000 kilomètres ! Le climat, la culture, les paysages, les mentalités, le cout de la vie ne sont pas du tout les mêmes à Montréal (à l’Est, où l’on parle français et où il fait -30° en hiver), à Vancouver (à l’Ouest, où l’on parle anglais et où il ne neige quasiment jamais) ou encore dans le Sasquatchewan.

Pour vous aider à choisir, je vous conseille le guide de Destination Canada, téléchargeable ici. Vous y trouverez également de nombreuses informations utiles sur les différents programmes d’immigration.

Pour notre part, nous avons choisi Vancouver, pour son climat tempéré (il ne gèle presque jamais aussi), son dynamisme et son emplacement géographique. Mais il s’agit d’une des villes les plus chères du Canada.

Attention, si vous choisissez de vous expatrier au Québec : les procédures d’immigration y sont beaucoup plus longues qu’ailleurs (souvent plus de deux ans).

Puis-je présenter ma demande seul-e ? Ou dois-je faire appel à un conseiller en immigration ?

Vous pouvez présenter votre demande seul-e. Cela demande beaucoup d’organisation et de patience, mais c’est tout à fait possible. Je l’ai fait.

Un conseil ? Fuyez les organismes qui vous contactent par téléphone pour vous vendre leurs services d’immigration hors de prix. Prenez le temps de vous renseigner. Posez vos questions sur les forums. Si vous souhaitez tout de même passer par un agent, suivez les conseils du Gouvernement canadien.

Troisième étape : rassembler tous les documents utiles

Si vous passez par un PVT, cela devrait être assez simple. Si vous souhaitez présenter une demande de résidence permanente, par contre, ce sera plus long. Vous devrez faire évaluer vos diplômes par un organisme international (WES, par exemple), passer des tests de langue (le TEF pour le français, l’IELTS en anglais), mais aussi vous procurer des extraits de cassier judiciaire, des actes de naissance, de mariage, de divorce le cas échéant, des certificats de résidence, des preuves de fonds suffisants, des preuves de cohabitation si nécessaire… Bref, beaucoup de paperasse ! Ce travail de collecte de documents obligatoires vous prendra au minimum quelques semaines, voire plusieurs mois. Un conseil : soyez organisé ! Scannez et classez chacun des documents, afin de pouvoir le retrouver rapidement par la suite.

Une fois tous vos documents réunis, il ne vous reste plus qu’à présenter votre demande. Et à patienter… Le délais annoncé pour les demandes de résidence permanente via Entrée Express est de six mois.

Dernière étape : préparer le grand départ

Préparer un projet d’immigration, c’est planifier son arrivée (au Canada ou ailleurs) mais aussi son départ :

  • Vendre ou trouver un locataire pour son appartement/sa maison (ou donner son renom au propriétaire);
  • Présenter sa démission;
  • Mettre fin à tous ses contrats: eau, électricité, Internet, assurances, mutuelle…;
  • Résilier ses abonnements: salle de sports, téléphone…;
  • Faire le tri dans ses affaires : ce que l’on stocke, ce que l’on emporte avec, ce dont on se sépare;
  • Informer l’administration de son départ;
  • Clôturer ses comptes en banque si nécessaire;
  • Faire un check-up médical;
  • Vendre sa voiture;
Et pourquoi pas, après tout ça, créer un blog ?
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Venise : bons plans et anecdotes

Dans cette article, je vous donne quelques bons plans et anecdotes pour découvrir Venise. Pour lire le reportage complet, c’est par ici que ça se passe. A ne pas manquer…

Dans cette article, je vous donne quelques bons plans et anecdotes pour découvrir Venise.

Pour lire le reportage complet, c’est par ici que ça se passe.

A ne pas manquer :

La visite secrète du Palais des Doges, en petit groupe. Prisons, salles de torture, alcôves, passages secrets : tout ce que le public ne peut voir lors de la visite normale vous sera ici révélé. Visite des “plombs”, d’où Casanova fut le seul à s’évader. Sur réservation uniquement. Plus d’infos ici.

Malheur sur la place Saint Marc

Deux colonnes ouvrent la place Saint-Marc : l’une est surmontée du lion de Saint-Marc, l’autre de la statue de San Teodoro, ancien patron de Venise, terrassant un dragon. Les Vénitiens ne passent jamais entre ces deux colonnes, car cela porte malheur. En effet, les condamnés à mort y furent exécutés durant des siècles.

Venise

Dénonciation et têtes de lions

Il existait plus de 70 “bouches de la vérité” à Venise. Dans ces boîtes aux lettres à tête de lion placées aux murs des palais des magistrats, chacun pouvait dénoncer les délits de son voisin. Mais attention, en cas de fausse déclaration, le délateur risquait la même peine que celle prévue pour le dénoncé.

Mais pourquoi les gondoles sont-elles noires ?

Jadis, nombreux furent les Vénitiens qui se ruinèrent pour posséder la gondole la plus colorée. Avec la grande épidémie de peste en 1652, cette débauche de couleurs fut jugée inconvenante : la République décida qu’elles seraient désormais obligatoirement noires.

Gondoles à Venise

Chats égyptiens dans les rues ?

Le bâtiment des archives de Venise, qui s’étendent sur 78 km, font partie des plus grandes d’Europe. Mais qui dit archives, dit rats. Pour résoudre ce problème, les Vénitiens ramenèrent des bateaux entiers de chats égyptiens. Ce qui explique la présence des longs félins dans la Cité des Doges.

Gondoles à petits prix

Pour ceux que le prix d’une virée en gondole rebute (quelque 80 euros la ½heure), il en existe un parfait succédané : les traghetti. Ces barques à deux rameurs assurent la traversée de part en part du grand canal pour 50 centimes.

1 Comment on Venise : bons plans et anecdotes

Voir Venise… et vite y revenir !

Tourisme, dépeuplement, acqua alta : de nombreux défis attendent Venise. Mais rien n’effraye la Belle à fleur d’eau, dont le charme a su traverser les siècles. Reportage. Quand on se…

Tourisme, dépeuplement, acqua alta : de nombreux défis attendent Venise. Mais rien n’effraye la Belle à fleur d’eau, dont le charme a su traverser les siècles. Reportage.

Quand on se représente Venise, on pense à la place Saint ­Marc, aux gondoles et… aux inondations, ces acqua alta qui re­couvrent fréquemment les plus beaux sites de la ville – parfois de plus de 1m50 d’eau, comme en 2008 –, obligeant touristes et autochtones à se chausser de bottes en caoutchouc et rivaliser d’ingéniosité pour effectuer le moindre déplacement. Il faut dire qu’il ne se passe pas une année sans qu’un climatologue pessimiste ne prédise la mort lente de la Sérénissime, l’enfouisse­ment sous les flots de la Belle à fleur d’eau, qui s’enfonce chaque décennie de quelques millimètres supplémentaires dans la lagune.

Bienvenue à VenitiaLand

Et si, pour éviter le pire de ce côté, le colos­sal projet Mose – et ses gigantesques digues rétractables – est en passe de se terminer, de nombreux autres défis attendent la Cité des Doges : vieillisse­ment de la population, dépeuplement(60 000 habitants aujourd’hui dans le cen­tre historique contre 100 000 dans les an­nées 70), difficile gestion d’un tourisme de masse sans cesse croissant (22 millions de visi­teurs par an !). A VenitiaLand, les échoppes à masques de Carnaval et dentelles made in Hong Hongkong remplacent les magasins d’artisanat et les petits commerces, les restos proposent des steak­ frites en formule all inclusive, et les sourires des touristes sur les gondoles à deux euros la minute paraissent forcés.

Néanmoins, il faudrait être terriblement blasé pour ne pas succomber aux charmes de la ville, dont la  beauté ravive ins­tantanément les passions les plus romanesques. A l’avant d’un vaporetto indolent, l’on s’imagine tour à tour Casanova, Lord Byron, Corto Maltese ou George Sand. Les fastueux palais d’antan suc­cèdent aux palaces contemporains le long du grand canal, et l’on se plaît à rêver d’amours tu­multueuses au rythme des ponts du Rialto, de l’Academia et Degli Scalzi. “A Venise, les palais se touchent parce qu’ils ont beaucoup de secrets à se confier”, dit le dicton.

Venise

De la place saint Marc aux îles de la lagune

Bien sûr, il y a la place Saint­ Marc, cœur histori­que, politique, religieux et touristique de la ville, où la foule est dense et compacte. Il faut dire que l’esplanade, débarrassée de ses pigeons au prix d’une longue lutte et d’une coquette somme pour ses grainetiers, regorge de merveilles : la ba­silique Saint­ Marc, le campanile qui offre une su­perbe vue sur la ville, la Tour de l’horloge et le Palais des Doges. Sur la terrasse du “Florian”, l’on sirote un cappuccino et la magie opère douce­ment, malgré les touristes et les prix exorbitants.

Devant le pont des Soupirs, qui relie le Palais des Doges aux Nouvelles Prisons, l’on réinvente l’histoire de ces condamnés, regardant une der­ nière fois la lagune et sa lumière de liberté, probablement pour la dernière fois. Non loin de là, la salle bleu et or du mythique opéra de Venise, La Fenice (le phénix), laisse un souvenir émerveillé : la découverte se fait au son de la Traviata, diffu­sée dans l’audio­guide pour le plus grand plaisir des mélomanes.

Mais le charme de la Sérénissime, c’est avant tout son dédale de ruelles, de canaux et de ponts finement ouvragés. Sur les façades des maisons, toute la palette chromatique des vert d’eau, rouille et bleu ciel s’offre au visiteur. A Venise, il faut ac­cepter de se perdre, de laisser place à l’imprévu, de ne pas tout voir, de ne pas tout faire. D’entrer dans un bar (une osteria) parce qu’on y entend rire. Dans le sesterie (quartier) de Cannaregio, les Vénitiens, un verre de spritz à la main – apéro local composé de Prosecco, eau de Seltz, Campari et citron dans lequel surnage uneolive – parlent fort et se pressent au bar pour comman­der des cichetti à un euro, équivalents des tapas anda­louses. Plus tard, ils rejoindront peut-­être le campo Santa Margherita, dans lesestiere de Dorsoduro, quar­tier estudiantin où l’on peut écouter la respiration d’une ville qui bouge, qui vit, qui chante.

Au large : Murano, Burano, Torcello…

Loin de l’agitation de la ville et de son urbanisme serré, les îles de la lagune recèlent également de nom­breux trésors, accessibles en bateaux publics (ligne Alilaguna) : Murano et ses souffleurs de verre, le Lido, son festival et sa longue plage de sable fin, Torcello et le calme poétique de sa basilique, qui se découvrent tôt le matin. A Burano, les petites maisons de couleurs vives, peintes par les femmes de l’île, qui utilisaient des tons criards pour que les pêcheurs reconnaissent leur foyer de loin, émerveillent les rares touristes en hiver. Rouges vifs, bleu indigo et vert pomme se répondent, tandis que les effluves de pois­sons grillés émoustillent les papilles. Un dernier verre de Valpolicella sur les terrasses exposées plein sud des Zattere, et il est déjà l’heure de partir. Trois jours à Venise, c’est décidé­ment trop court.

Burano

Vous souhaitez découvrir des anecdotes et bons plans sur Venise ? Pourquoi les gondoles sont-elles noires ? Comment faire un tour en gondole à bas prix ? C’est par ici que ça se passe.

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Vancouver : nos premiers pas

Environ 300 000 immigrants sont arrivés au Canada en 2018. Parmi eux… nous, un jeune couple de trentenaires originaires de Belgique. Dans cet article, nous vous racontons nos premiers pas…

Environ 300 000 immigrants sont arrivés au Canada en 2018. Parmi eux… nous, un jeune couple de trentenaires originaires de Belgique. Dans cet article, nous vous racontons nos premiers pas dans notre nouvelle ville : Vancouver.

Le 9 septembre 2018, après de longs mois de préparatifs, nous posons le pied pour la première fois sur le sol canadien, à Vancouver. Le défi est de taille : nous n’avons ni appartement, ni boulot, ni même de plan bien précis. Mais nous sommes déterminés à transformer ce projet un peu fou en une expérience enrichissante.

Après quelques heures d’attente au service d’immigration pour faire valider le PVT de Séraphin, nous voilà dans le taxi qui nous emmène dans notre premier hébergement, un Airbnb loué pour trois semaines.

A l'aéroport
Ca, c'est nous le jour du départ.

Les premiers jours vont être bien remplis :

  • Nous demandons un numéro d’assurance sociale (NAS, ou SIN pour Social Insurance Number) pour Séraphin. Ce numéro est indispensable pour pouvoir travailler au Canada. Nous sommes allés , mais il existe d’autres bureaux, comme ici. Pour ma part, n’ayant pas de permis de travail, je suis entrée sur le territoire canadien comme simple touriste. Je n’ai pas droit à ce numéro.
  • Nous ouvrons un compte en banque chez RBC. Nous choisissons cette banque un peu au hasard mais en sommes très contents. Attention, les systèmes bancaires sont assez différents, ici. Par exemple, des frais peuvent vous être facturés si vous retirez de l’argent à des distributeurs qui ne sont pas de votre banque.
  • Nous nous inscrivons sur Kijiji et Craiglist, les deux principaux sites de petites annonces au Canada, et commençons les recherches pour un logement. Facebook Market se révèle également d’une grande aide. On en profite pour explorer les différents quartiers de la ville et découvrir où nous voulons vivre.
  • Nous achetons deux cartes SIM prépayées (chez Chatr) pour avoir des numéros de téléphones canadiens sur lesquels nous pouvons être contactés (indispensable pour trouver un appartement ou un boulot). Plus tard, nous choisirons un abonnement chez Fido.
  • Nous achetons deux cartes Compass rechargeables afin de pouvoir utiliser l’ensemble des transports en commun.
  • Nous contactons le consulat de Belgique au Canada pour s’inscrire sur les registres consulaires.

S’installer à Vancouver : mode d’emploi

Vue depuis l'appartement
Vue de notre appartement.

Nous trouvons un appartement idéal en moins de deux semaines, après une petite dizaine de visites. Situé à West End, notre quartier préféré (avec Kits), l’appartement bénéficie d’une vue magnifique sur l’océan et les montagnes.

Nous avons de la chance, car trouver un appartement correct à bon prix ici est très compliqué (rappelons que Vancouver est l’une des villes les plus chères du Canada). Pour notre appartement une chambre, nous payons tout de même 1800 CAD tout compris. Un budget que nous pouvons nous permettre à deux, heureusement.

Étape suivante : meubler l’appartement. Heureusement, c’est très facile ici : les magasins de seconde main (thrift stores) sont nombreux et les prix vraiment bas. Notre préféré ? Wild Life, où nous dénichons de superbes meubles années 50 pour quelques dollars. Nous complétons avec les sites de petites annonces (Kijiji, Craiglist, et Facebook Market), ainsi que par quelques articles dénichés grâce au réseau francophone sur le Croutard). Et ce que nous ne trouvons pas en seconde main, nous le commandons sur Amazon ou nous rendons chez Ikea (et oui, Ikea existe aussi ici). Au total, nous meublons entièrement notre appartement une chambre pour moins de 2000 $ CAD! Pas mal, non ? Surtout que nous pourrons revendre tous nos meubles pour un prix quasiment identique à notre départ.

Seule difficulté : l’emménagement. Nous louons une camionnette, mais pas évident à deux de transporter le canapé-lit ! Heureusement, nos nouveaux voisins nous aident gentiment.

Électricité, Internet, et autres joyeuses factures

Le 24 septembre 2018, nous emménageons officiellement dans notre nouveau nid douillet. Il nous reste encore quelques formalités à remplir. L’eau chaude et froide est comprise dans le loyer, comme souvent ici. Pour l’électricité, nous contactons BC Hydro, l’unique (et officiel) fournisseur en BC afin de leur fournir nos renseignements : tout se fait rapidement en ligne, et nous coute environ 15 $/mois. Une belle économie par rapport à la Belgique ! C’est sans compter Internet, LA grosse dépense ici.

Après comparaison des offres proposées par les différents fournisseurs de services Internet (tous proposent des offres spéciales temporaires, il est très difficile de comparer), nous choisissons Telus, pour 80$/mois. Notre appartement nous revient donc à :

0
$ CAD tous les mois

Soit 1250 euros pour nous deux, tout compris, en plein centre. Plus cher que chez nous, à Liège, mais comparable à Bruxelles.

Octobre arrive, je commence à chercher du boulot

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Immigration au Canada : mon expérience

Voilà déjà plusieurs année que j’avais envie de “changer d’air”. De découvrir de nouvelles choses et de m’ouvrir à de nouvelles expériences. Bref, voilà déjà plusieurs année que je réfléchissais…

Voilà déjà plusieurs année que j’avais envie de “changer d’air”. De découvrir de nouvelles choses et de m’ouvrir à de nouvelles expériences. Bref, voilà déjà plusieurs année que je réfléchissais à l’idée de m’expatrier, sans réel projet concret.

Et puis, un jour, j’ai commencé à y réfléchir plus sérieusement.

Chaque année, le Canada accueille plus de 300 000 immigrants ! Pourquoi pas vous ?

Le Canada n’est pas la première destination à laquelle nous avons pensé, avec mon compagnon. La Nouvelle-Zélande, avec ses plages interminables et sa nature sauvage, nous paraissait plus sexy. Mais au fur et à mesure de nos recherches, nous nous rendons compte qu’avec notre niveau d’anglais, les procédures administratives vont être lourdes, et les opportunités professionnelles plus rares.

Nous commençons alors à nous renseigner sur l’immigration au Canada.

Pourquoi choisir le Canada ?

Parce qu’en tant que francophone, c’est quand même assez facile : toutes les démarches administratives peuvent être faites en français (bye bye, traductions couteuses des certificats de naissance et autres), et des programmes facilitant l’immigration francophone sont mis en place, comme la “mobilité francophone“. En plus, pour nous les Belges, le PVT est hyper simple à obtenir.

Ceci étant dit, nous ne voulions pas nous expatrier au Québec. De un, nous voulions améliorer notre anglais. De deux, nous n’étions vraiment pas prêts psychologiquement à affronter des -30°. Nous nous sommes donc vite dirigés vers la côte Ouest et son doux climat, et plus précisément vers Vancouver.

Ca change de Liège.

Pourquoi Vancouver ?

  • Pour sa nature exceptionnelle : Pacifique d’un côté, forêts luxuriantes et montagnes de l’autre, Vancouver est considérée comme l’une des plus belles villes du monde.
  • Pour son climat. Vancouver est la ville la plus tempérée du Canada. Quasiment jamais de neige, pas trop froid… Par contre, il pleut. Beaucoup. Plus qu’en Belgique. Oui, c’est impossible, mais Vancouver le fait. Les habitants ont d’ailleurs surnommé la ville #Raincouver.
  • Pour sa situation géographique. A quelques centaines de kilomètres de San Francisco, c’est un bon point de chute pour découvrir la Californie, mais aussi pour remonter dans le Grand Nord, vers le Yukon où je rêve d’aller. Et juste en face, c’est le Japon.
  • Parce que nous voulions apprendre l’anglais. Et que bon, ici, tout le monde parle anglais. Ou chinois.

Immigrer au Canada : comment on a fait ?

En novembre 2017, mon compagnon présente une demande de PVT, juste avant son 31e anniversaire (ce visa n’est accessible en Belgique que pour les moins de 30 ans). En décembre, il reçoit sa confirmation : nous avons alors un an pour arriver sur le sol canadien.

Nous prévoyons de partir en septembre 2018. Cela nous laisse huit mois pour terminer tous les préparatifs. Nous achetons les billets d’avion et commençons à planifier notre nouvelle vie.

Pendant ce temps, j’ai repris une formation universitaire pour l’enseignement du français langue étrangère. Ayant déjà un diplôme de prof, cela me sera utile ! A côté de ça, on s’inscrit à tout un tas de forums, on participe à des conférences, on lit un maximum d’articles, je m’abonne à Babbel pour améliorer mon anglais.

Au printemps, j’informe mon employeuse de ma prochaine démission : un moment vraiment difficile pour moi, qui adore mon boulot (je suis chargée d’études dans une association féministe à Bruxelles) et mes collègues, et qui quitte un boulot passionnant (et bien rémunéré) pour un grand saut dans l’inconnu. Mon compagnon continuera quant à lui à travailler pour son employeur Outre-Atlantique, à distance : le bon plan.

On commence à vendre nos affaires, à réfléchit à ce que l’on garde (et chez qui on pourra entreposer les objets qui nous tiennent vraiment à coeur et dont on ne souhaite pas se séparer), à ce que l’on emporte avec nous. Deux valises chacun, c’est vraiment peu pour toute une vie !

En mai, j’entame les démarches pour la résidence permanente, le seul moyen pour moi d’immigrer au Canada sans offre d’emploi préalable (je suis trop vieille pour le PVT). Je demande à l’Université d’envoyer mes diplômes au WES, j’effectue mon test de français (TEF). Je passe mon temps dans les administrations pour collecter tous les certificats, documents et attestations nécessaires !

En juillet, nous trouvons des nouveaux locataires pour notre maison adorée, des personnes pour reprendre nos chats, que nous ne pouvons prendre avec nous, et nous organisons une grande braderie pour vendre les dernières affaires qui nous restent.

Le 25 juillet, je reçois mon invitation à présenter une demande de résidence permanente, via le programme Entrée Express. Notre dossier est envoyé le 3 aout. Nous passons notre test médical et allons fournir nos données biométriques dans la foulée. Il nous faudra attendre le 5 février 2019 pour être (enfin) officiellement résidents permanents du Canada.

Le 9 septembre 2018, après de nombreuses fêtes d’adieux plus mémorables les unes que les autres, nous nous envolons vers Vancouver.

La suite ? A découvrir dans notre article sur nos premiers pas à Vancouver :

Vancouver : nos premiers pas

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