Julie, une fois

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Todi-sol-voye, comme dirait ma mamy.

Canada

Que faire à Whitehorse en hiver ?

Vous avez le cœur d’un aventurier ou d’une aventurière et le froid ne vous fait pas peur ? Vous rêvez de grands espaces et d’aurores boréales ? Vous avez envie de…

Vous avez le cœur d’un aventurier ou d’une aventurière et le froid ne vous fait pas peur ? Vous rêvez de grands espaces et d’aurores boréales ? Vous avez envie de changement cet hiver, d’une destination peu banale qui vous laissera des souvenirs mémorables ?  

(Oui, je sais, je devrais être engagée par une agence de tourisme).  

N’hésitez plus et prenez un billet d’avion pour Whitehorse, petite ville du Nord-Ouest du Canada, peuplée de quelque 30 000 habitants, où les températures flirtent régulièrement avec les -30° en hiver. Et où je me suis installée il y a peu, avec l’envie de vous faire partager mon quotidien, mes bons plans et mes lieux favoris. Dans cet article, je vous parle de mes dix activités préférées à Whitehorse en hiver.  

Miles Canyon en hiver
Whitehorse est la capitale du Yukon, immense territoire sauvage où l’on compte plus de caribous, d’ours et d’orignaux que d’habitants. Ici, Miles Canyon, accessible à pied depuis le centre-ville.

Avant de partir

Avant de boucler vos valises, quelques recommandations tout de même : 

  • Il peut faire froid, voire très froid dans le Yukon. Tapez “Technique de l’oignon” dans Google et équipez-vous en conséquence : sous-couches et chaussettes chaudes (en laine mérinos, c’est le mieux), gants de qualité, bonnet, tour de cou et polaire. Il vous faudra également une veste et des bottes d’hiver mais pas besoin de vider votre compte épargne pour la cause : il existe un très bon magasin de seconde main à Whitehorse, Changing Gear, où vous devriez trouver ça à bas prix.
  • Les mois d’hiver (de novembre à mars) sont les plus propices pour l’observation des aurores boréales, mais aucune garantie d’en voir – les belles sont capricieuses, la météo aussi : si votre unique but est d’en voir, visez plutôt Yellowknife. 
  • Les transports en commun sont assez peu développés dans le Yukon. Je vous recommande fortement de louer une voiture si vous voulez profiter de la région.  
  • Si vous prévoyez un petit road trip jusqu’en Alaska, n’oubliez pas d’emporter votre passeport et de vous renseigner sur les fomalités pour passer la frontière.
  • Attention, les journées sont (très) courtes en hiver. En décembre, par exemple, le soleil se lève vers 9h45 et se couche à 15h45. 
  • On ne trouve pas beaucoup de bières belges par ici. N’oubliez pas de m’en apporter une. 

Alors, que faire à Whitehorse en hiver ? 

1. Randonner en raquettes 

Randonner en raquettes est une de mes activités préférées en hiver depuis que je vis au Canada, mais encore plus ici au Yukon. Pour peu que l’on s’éloigne un peu de la ville, on se retrouve vite seul au monde, perdu dans l’immensité et la beauté des paysages.  Vous trouverez de nombreuses propositions de randonnées sur Yukon Hiking et AllTrails. Mes préférées ? Fish Lake, une jolie randonnée accessible, à quelques kilomètres de la ville et Spirit Canyon, courte mais vraiment belle. Je vous conseille également de vous promener du côté de Miles Canyon (en démarrant du parking-embarcadère sur Chadburne Lake Road, là où la rivière se jette dans le lac Schwatka) : c’est absolument magnifique. Les raquettes ne sont généralement pas indispensables, mais une paire de crampons vous aidera dans les passages escarpés.  

Vous cherchez quelque chose d’un peu plus sportif ?  Direction le Sam McGee Trail ou encore l’Auriol Trail (comptez deux heures de route – mais quelle route ! – de Whitehorse). 

Vous n’avez pas de raquettes ? Pas de problème : vous pouvez en louer pour 12 $ la journée chez Coast Mountain. 

Chien de traineau à Whitehorse
Perso, quand je vois ce chien, j'ai envie de devenir musheuse. Et je n'aime même pas vraiment les chiens.

2. S’initier au traineau à chiens

(Oui, je dis traineau à chiens maintenant, je trouve que les Québecois ont raison).

Qui ne rêve pas de parcourir les forêts et les plaines enneigées, filant à toute allure sur un traineau tiré par de magnifiques huskies ? Il serait dommage de ne pas réaliser ce rêve à Whitehorse, capitale du traineau à chiens. Une des courses les plus célèbres au monde, la Yukon Quest, y a lieu chaque année en février, reliant Whitehorse à Fairbanks en Alaska (1 648 kilomètres à travers le grand nord, tout de même). Les mushers et musheuses sont nombreux dans la région et vous aurez l’embarras du choix si vous souhaitez vous initier à la pratique.  

Pour ma part, j’ai testé l’aventure avec Alayuk, la société de la musheuse suisse Marcelle Fressineau, et j’ai été un peu déçue : la moitié de la promenade s’est faite DANS le traineau, et non à guider les chiens comme j’avais pu le faire dans le Vercors, en France, par exemple. Le tout m’a laissé un gout de trop peu, de trop touristique… mais cet avis n’engage que moi, et je connais de nombreuses personnes qui ont adoré. 

3. Admirer les aurores boréales 

Les aurores boréales exercent une attraction quasi mystique sur les humains, et ce depuis toujours. Il est vrai que le spectacle est grandiose et mérite d’être vu au moins une fois dans une vie. Au Yukon, vous pourrez en observer durant hiver quelques jours par mois, lorsque l’activité solaire est à son maximum. J’utilise l’application Aurora pour connaitre ces pics d’activité à l’avance. Mais se trouver au bon endroit et au bon moment ne suffit pas, encore faut-il que le ciel soit dégagé (vous devrez donc compter sur un peu de chance). Aussi, pour une observation idéale, l’obscurité doit être totale (pas de pleine lune, donc, et encore moins de pollution lumineuse). Dans les alentours de Whitehorse, je vous conseille de vous rendre à Fish Lake ou au Kokatsoon Lake. Prenez un thermo de chocolat chaud et attendez que le spectacle commence, bien au chaud dans votre voiture. 

Aurores boréales dans le Yukon
Ce que vous trouverez au Yukon : des paysages est à couper le souffle, des frissons (et pas que de froid), de l’aventure et des rencontres inoubliables. Avec des aurores borélales, par exemple.

4. Se promener en voiture en faisant « waouh » 

Les routes du Yukon sont absolument magnifiques. Les arpenter en voiture est un incontournable dans tout voyage qui se respecte ! Si vous avez un peu de temps, je vous conseille de vous rendre jusque Skagway, en Alaska. Le village est complètement mort en hiver, mais la route vaut vraiment le coup. Vous pouvez aussi choisir de partir à la découverte de Dawson, à quelques centaines de kilomètres au Nord de Whitehorse. Dépaysement garanti ! Si vous n’avez qu’un jour ou deux, le circuit des lacs du Sud devrait vous donner un bel aperçu des beautés de la région. 

Attention, avant de partir, renseignez-vous bien sur les conditions climatiques : certaines routes peuvent être fermées. Aussi, soyez équipés pour le froid et prêts à parer à toute éventualité.  

5. Découvrir le riche passé historique du Yukon

Voilà plus de 15 000 ans que des hommes ont foulés le sol du Yukon, venus d’Asie par le pont continental de Béring lors de la dernière ère glaciaire. On trouverait ici les plus anciennes traces de présence humaine en Amérique du Nord. Pour en savoir plus sur ce sujet passionnant, je ne peux que vous conseiller de passer quelques heures au Yukon Beringia Interpretive Center, un petit musée très intéressant. Au passage, vous pourrez admirer la plus grande girouette du monde. 

Autre grand moment historique du Yukon : la ruée vers l’or du Klondike, durant laquelle plus de 100 000 prospecteurs ont afflués de toutes parts, bravant les conditions climatiques au péril de leur vie. Pour en apprendre davantage, direction le Mc Bride Museum. Vous pourrez également y entrapercevoir quelques artefacts des Premières Nations et y découvrir l’histoire de l’Alaska Highway. 

Enfin, l’Association franco-yukonnaise a réalisé quelques podcasts à écouter lors de vos circuits à pied, en vélo ou en voiture. Pensez à les télécharger ! 

Cabane sur Fish Lake
Ça te dirait de dormir là ?

6. Passer la nuit dans une cabane au bord d’un lac 

Là, on parle de l’expérience canadienne ultime ! Passer la nuit dans une petite cabane en rondins, bien au chaud sous les couvertures, et se réveiller au petit matin en pleine nature, ressourcé et apaisé. Bon, ok, dans la réalité, ce sera moins romantique : il faudra vous réveiller toutes les deux heures pour alimenter le poêle à bois, et aller faire pipi dehors la nuit par – 30 n’est jamais une partie de plaisir. Mais que de souvenirs à raconter ! De nombreuses cabanes sont proposées sur Airbnb (par exemple, celle-ci à Marsh Lake ou celle-là à Annie Lake). Vous pouvez aussi opter pour le joli chalet rustique du Mount Logan Lodge pour une expérience un peu plus luxueuse (juste un peu, il faudra quand même vous lever la nuit). 

7. Photographier les animaux de la réserve faunique

Je n’aime pas trop les animaux en captivité. Mais la Wildife Preserve est un centre de recherches et de réadaptation faunique où des spécialistes soignent les animaux sauvages blessés en vue de leur remise en liberté dans leur environnement naturel. Un endroit idéal pour observer et photographier les animaux sauvages du Yukon et se renseigner à leur sujet : le wapiti, le bison, le mouflon de Dall, le cerf mulet, l’orignal, la chèvre de montagne, le lynx, le renard arctique, le caribou ou encore le bœuf musqué. Bref, j’ai pris un abonnement à l’année. 

Petit cerf dans la réserve faunique du Yukon
N'est-il pas trop mignon ?

8. Se réchauffer aux sources thermales… et faire un concours de cheveux gelés ! 

Rien de tel pour se réchauffer après une promenade hivernale ou une visite de la Wildlife Preserve (qui se trouve à côté) que de plonger dans les eaux chaudes des sources thermales de Takhini. Une destination très prisée des yukonnais, qui viennent s’y relaxer le soir ou le week-end. Un peu vétuste, mais sympa. Et puis, durant tout l’hiver, il y a un concours de cheveux gelés ! 

9. S’offrir un bon restaurant 

Saviez-vous que l’un des 10 meilleurs restaurants du Canada se cachait à Whitehorse ? En tous cas, selon Air Canada (et moi). Il s’agit du Wayfarer Oyster House, un délicieux restaurant de fruits de mer (mais pas que) aux prix totalement abordables. A ne pas manquer, vraiment. C’est également à Whitehorse que je mange les meilleures pizzas depuis mon arrivée au Canada, et c’est au Dirty Northern. Allez-y le lundi soir, elles sont à moitié prix. Leurs burgers sont également très bons. Pour des petits-déjeuners sains et savoureux, filez au Kind Café. Pour un lunch léger, rendez-vous au Bullet Hole Bagels. Enfin, les brunchs du Burnt Toast font la job, comme on dit ici, même s’ils manquent un peu de fun et de vitamines. Ah oui, et si vous cherchez du très bon pain, direction Alpine Bakery. Et pour du bon fromage et des produits européens, allez dire bonjour à Sylvain chez Le Gourmet. 

10. Flâner sur Main Street 

Oui, la rue principale de Whitehorse est cette petite rue où les voitures se garent en épis. Qui dit petite ville dit petite rue principale. Prenez quand même une heure ou deux pour découvrir les jolies boutiques d’artisanat qui s’y trouvent. Faites un tour à Arts Underground pour admirer les œuvres des artistes locaux. Arrêtez-vous chez Collective Good pour de jolis souvenirs design. Poussez la promenade jusqu’au bord de la rivière, où des panneaux explicatifs vous raconteront l’histoire de la ville, avant de vous récompenser avec un bon café au Baked. Et si vous voulez tenter une expérience amusante, direction Lumel Studios, où vous apprendrez à souffler du verre.  

Renard à Whitehorse
Il est fort probable que vous croisiez de jolis renards en plein centre-ville de Whitehorse.

Vous voulez vraiment vous faire plaisir ?

Vous avez économisé pour ce voyage et l’argent n’est pas un problème ? Une foule d’activités dispendieuses vous attendent pour découvrir Whitehorse en hiver : snowmobile, survol en avion du parc Kluane, randonnées accompagnées… Vous trouverez plein d’idées sur le site de Tourisme Yukon.

Vous voulez encore plus d’infos ?

Allez jeter un œil sur les blogs de la Yukonnaise et sur celui de Lily’s Road, qui vivent toutes deux ici. Découvrez également les merveilleux reportages de Simon D’Amours. Enfin, n’oubliez pas de relire vos classiques, Jack London et Jon Krakauer en tête. 

A bientôt pour de folles aventures hivernales à Whitehorse ! Et si le Yukon vous a définitivement conquis, faites un tour sur mes articles : “Pourquoi nous avons décidé de vivre à Whitehorse” et “Nos premiers pas à Whitehorse“.

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Nos premiers pas à Whitehorse

Après quelques mois dans le Yukon, il est temps que je vous fasse un petit retour sur notre expérience. Est-ce qu’il y du boulot ? Comment trouver un logement ?…

Après quelques mois dans le Yukon, il est temps que je vous fasse un petit retour sur notre expérience. Est-ce qu’il y du boulot ? Comment trouver un logement ? Quelles sont les démarches administratives à effectuer en arrivant ? Dans cet article, je vous raconte notre déménagement et notre installation à Whitehorse, petite ville du Nord-Ouest du Canada.

Le plus compliqué : trouver un logement

On ne va pas se mentir : trouver un logement à Whitehorse, c’est l’enfer. Pire qu’à Vancouver, c’est dire. Heureusement pour nous, après un an sur la côte Ouest, nous étions habitués aux prix. Mais ça fait toujours un choc : comptez au minimum 700 $ pour une chambre dans une colloc’, 1500 $ pour un basement (un appartement en sous-sol sombre et triste, en d’autres termes), 1800 $ pour un semblant d’appartement correct. Voir (beaucoup) plus. Le problème ? La population ne cesse d’augmenter à Whitehorse, sans que le marché immobilier suive. Résultat : l’offre est bien inférieure à la demande. Donc, pire que de devoir vendre un rein pour vous loger, il se peut tout simplement que vous ne trouviez rien. Mon conseil est donc de vous y prendre le plus tôt possible, et de multiplier les contacts. Pour l’anecdote, nous avons « raté » un appartement car d’autres personnes avaient surenchéri sur le prix du loyer. Ça place le contexte.

Pour notre part, après avoir cherché la perle rare sans succès sur les sites traditionnels (Kijiji et Craiglist), nous avons publié une petite annonce, avec photo et présentation succincte de nos profils, sur le groupe Facebook Whitehorse, Yukon Property Rentals, ainsi que sur les babillards de l’Association franco-yukonnaise. Cette stratégie s’est avérée payante : nous avons été contactés par plusieurs propriétaires et avons visité quelques biens via Skype, depuis Vancouver. Notre choix s’est porté sur un appartement semi-meublé, moderne et lumineux, en plein centre, à dix minutes à pied de mon travail… pour la modique somme de 2200 $. Mais il est beau et on s’y sent bien, c’est le principal, non ? (Non, je sais, mais je dois m’auto-convaincre sinon j’ai envie de mourir).

Autre possibilité pour se loger à moindre coût : le home sitting, qui consiste à prendre soin du logement (et éventuellement des animaux) d’autres personnes en leur absence. Cela fonctionne assez bien à Whitehorse en hiver, le propriétaires ne pouvant pas laisser trop longtemps leur bien sans surveillance en raison du froid. Pour trouver les bons plans, mieux vaut être sur place et surveiller les petites annonces.

Centre-ville de Whitehorse
C'est cher. Puis on regarde par la fenêtre le paysage et on se dit que ça va encore.

Autres frais

À ce « petit » budget logement, vous devrez ajouter quelques frais supplémentaires, dont (probablement) une connexion Internet. Il existe un seul et unique fournisseur d’accès à Internet au Yukon, c’est Northwestel. Le prix ? Pensez à un chiffre. Multipliez-le par 3. Voilà, on devrait y être. Plus sérieusement, comptez 65 $ pour un abonnement basique. Plus si vous travaillez de la maison, comme nous.

Pour l’électricité, vous devrez contacter Atco. Bonne nouvelle : l’essentiel de l’électricité du Yukon provient de l’hydroélectrique (100% verte donc). Moi, ça me met de bonne humeur. En plus, il y a une échelle pour que les saumons puissent remonter la rivière malgré le barrage. Ce qui me met doublement de bonne humeur. Et me fait oublier que je paye plus de 100 $ chaque mois (il fait froid au Yukon, pour rappel). Nous payons également une vingtaine de dollars chaque mois pour remplir notre citerne à mazout (pourquoi si peu ? Aucune idée), ainsi qu’une assurance habitation (30 $ par mois). Enfin, l’eau, comme partout au Canada, est gratuite. Ce qui nous amène à un total de :

0
$ CAD tous les mois pour nos frais de logement.

Le plus facile : trouver un travail

Là, on est dans la partie facile. Le Nord canadien est une région en pleine expansion, notamment dans les secteurs du tourisme et de la construction. Le Yukon a le plus faible taux de chômage et le plus haut taux d’activité au Canada. Bien sûr, tout dépend de votre domaine : si vous travaillez dans un secteur très pointu, ce sera moins facile, même si l’ouverture de l’université du Yukon en mai 2020 devrait amener une multitude de nouveaux emplois.

À Whitehorse, le secteur public représente une part importante des emplois disponibles. Travailler pour le gouvernement du Canada ou le gouvernement du Yukon nécessite toutefois d’avoir une résidence permanente. Les autres emplois nécessitent un permis de travail (PVT, Mobilité francophone…), comme partout ailleurs au Canada. Une bonne connaissance de l’anglais est nécessaire, même s’il existe des emplois en français (par exemple à l’Association franco-yukonnaise (AFY), comme moi, ou encore dans l’une des écoles francophones de la ville).

La plupart des offres d’emploi sont publiées sur Yuwin. Vous pouvez obtenir de l’aide pour vos démarches auprès de l’AFY, n’hésitez pas à les contacter. Vous trouverez également des infos sur les sites de Travail-Avenir Yukon et de Direction Yukon.

Au niveau du salaire, tout dépend de votre secteur. Comme ailleurs au Canada, il vous faudra probablement accepter un salaire en-dessous de ce que vous gagniez en Europe. Votre expérience professionnelle acquise hors du Canada sera peu ou pas reconnue. Si vous parvenez à décrocher un poste au Gouvernement (fédéral ou du Yukon), vous gagnerez un (très) bon salaire, à partir de 50.000 $ et jusqu’à 120.000 $ par an. Dans les autres secteurs, l’on voit de tout. Le salaire minimum est de 12,71 $ par heure, mais il vous sera difficile de vivre avec si peu. Visez un salaire minimum de 20 $/heure pour vivre à peu près correctement. Plus, c’est mieux, bien entendu. Sinon, vous ferez comme tout le monde et cumulerez plusieurs emplois.

Besoin de conseils sur comment rédiger un CV aux normes canadiennes ou réussir un entretien d’embauche ? Faites un tour sur mon article “Vancouver : comment trouver un boulot ?“.

Il existe également une autre possibilité assez répandue dans le Yukon : le woofing ou le helpx, qui consistent à échanger un certain nombre d’heures de travail (25h par semaine en général) contre le gite et le couvert. Envie de tester la vie de musher ou de travailler dans une ferme ? Foncez.

Panneau Bienvenue à Whitehorse
Toi aussi, tu veux une jolie photo devant ce panneau ?

Les démarches administratives

Si le Yukon est votre premier point de chute, il vous faudra avant toute chose vous procurer un numéro d’assurance sociale (NAS). Celui-ci est obligatoire pour pouvoir travailler au Canada. Pour ce faire, direction Service Canada, au Elijah Smith Building. N’oubliez pas : vous pouvez demander à être servis en français.

Après trois mois au Yukon, vous pouvez bénéficier d’un accès gratuit aux soins de santé. Il vous faudra pour cela demander une carte d’assurance-santé du Yukon. Pour l’obtenir, vous devez vous inscrire, en personne, auprès du gouvernement territorial à Whitehorse (204, rue Lambert, 4e étage).

Les immigrant-e-s peuvent utiliser un permis de conduire émis dans un autre pays pendant un maximum de 120 jours après leur arrivée au Yukon. Pour obtenir un permis de conduire yukonnais et faire immatriculer votre véhicule, présentez-vous au Bureau des véhicules automobiles. Attention, il vous faudra fournir deux preuves de résidence (si vous êtes en couple, pensez à mettre les deux noms sur les factures, ce sera plus facile pour ce genre de démarches). La mauvaise nouvelle : vous ne pourrez pas “simplement” échanger votre permis européen. Il vous faudra le repasser (théorique et pratique). Bonne nouvelle dans la mauvaise nouvelle : cela ne coute pas cher (20 $ par test).

Vous avez encore des questions ? Prenez contact avec l’AFY ou le Centre multiculturel du Yukon. Ces associations offrent de nombreux services d’aide à l’installation, comme des cours de langue, de l’assistance personnalisée à l’installation ou encore de l’aide à la recherche d’emploi.

Vue de Whitehorse depuis Grey Mountain
Whitehorse, depuis Grey Mountain. Ici, tu comprends le concept de "en pleine nature".

A bientôt ?

J’espère que cet article vous aura donné envie de venir me rejoindre dans le Nord. Et si vous voulez me remercier, n’oubliez pas que j’adore le chocolat et les bières belges ! Oui, j’écris des articles sur ce blog dans l’unique but d’obtenir des cadeaux. Et alors ?

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Cinq choses qui m’agacent au Canada

Que les choses soient claires : j’adore le Canada. J’en parle d’ailleurs ici. Mais je dois avouer qu’il y a quand même quelques petites choses qui m’irritent au pays des caribous….

Que les choses soient claires : j’adore le Canada. J’en parle d’ailleurs ici. Mais je dois avouer qu’il y a quand même quelques petites choses qui m’irritent au pays des caribous. (Outre le fait qu’ils sont plutôt rares, les caribous).

Feuille d'érable
Cette photo. Je n'en peux plus de cette photo. Laissez tranquilles les feuilles d'érable, par pitié ! Photo by Guillaume Jaillet on Unsplash.

Le cout de la vie

Vancouver est chère. Les loyers sont chers, y faire ses courses est cher… Et les salaires ne suivent pas (sauf si vous bossez dans l’IT, oui, d’accord). Ce qui entraine pas mal de déceptions chez les nouveaux arrivants, qui ne parviennent pas à profiter pleinement des attraits de la ville. Difficile par exemple d’avoir son propre appartement ou d’acheter une voiture si l’on vit seul. Et ne parlons pas de devenir propriétaire. Conséquence : les immigrants n’y restent souvent pas plus de quelques années. Difficile donc d’y créer des relations durables, entre les arrivées et les départs des un-e-s et des autres.

Le sucre

Je pourrais dire : la nourriture en général. Mais je m’y habitue tout doucement. Donc je ne parlerai que du sucre : pourquoi en mettre autant, dans tout, tout le temps ? C’est simple : depuis que je vis ici, j’ai arrêté de commander des desserts au restaurant. Et surtout, surtout, je n’achète plus ces jolis gâteaux qui semblent tellement bons au magasin. Ils ne le sont pas. Ils sont juste trop sucrés.

Oui, ils sont jolis. Mais rendez-vous service : n'y goutez pas. Photo by Brooke Lark on Unsplash.

Le respect de l’environnement

Quand j’étais petite, on me rappelait souvent de couper l’eau du robinet lorsque je me brossais les dents, d’éteindre les lumières en sortant d’une pièce. Lorsque j’ai rénové ma maison, j’ai fait installer du double-vitrage, j’ai isolé les murs et acheté une chaudière au gaz à condensation. En 2017, les sacs plastiques ont été interdits dans les magasins en Belgique. Bref, limiter mon impact environnemental était quelque chose d’assez normal pour moi.

Puis je suis arrivée au Canada. Simple vitrage partout, murs à peine plus larges qu’une main, lumières allumées dans les bureaux la nuit, gros 4X4 dans les rues, sacs en plastique à la pelle dans les magasins. Waouh. Au début, ça fait un choc. Et puis, on relativise un peu… La production électrique est beaucoup plus verte ici qu’en Europe : 60% vient de l’hydroélectrique. Du coup, ça pollue effectivement moins. Et puis, heureusement, de gros efforts sont faits pour limiter l’usage des plastiques à usage unique.

Le Ghosting

Ce terme fait référence à un fantôme qui apparaît et puis *pouf*, qui disparaît, dans une relation amicale ou professionnelle. Je m’explique : la plupart des Canadiens détestent les conflits. C’est comme ça. C’est éducationnel, culturel, tout ce que l’on veut mais quoiqu’il en soit, beaucoup ne savent pas exprimer clairement leur désaccord (pardon, pardon pour la généralisation, mes amis canadiens je vous aime quand même). Du coup, ils risquent de vous ghoster, du jour au lendemain, sans réelle explication. Vous allez boire un café avec un employeur super emballé par votre CV, et puis plus aucune nouvelle ? C’est normal au Canada. Vous invitez vos collègues à un diner, et personne ne vient ? Ça aussi, ça arrive.

Chaton mignon
Je mets un chaton pour détendre l'atmosphère. Image par Dimitri Houttem sur Pixabay.

Les machines à laver

Oui, cela fait vraiment partie de mon top 5. Oui, c’est triste, mais je rêve de linge qui sent bon, propre et en bon état. Au Canada, beaucoup de machines ont un chargement par le haut. Or, ce type de machine abime énormément les vêtements (ceux-ci sont « étirés » dans tous les sens lors du lavage). Ensuite, les machines à laver canadiennes ne chauffent pas l’eau : elles utilisent l’eau chaude « courante » (en consommant beaucoup plus d’eau au passage, près du triple de nos machines européennes). Il est donc impossible de laver son linge à haute température pour en faire partir les taches difficiles. Voilà voilà où j’en suis dans ma vie à 34 ans. On a les problèmes qu’on mérite.

Femme assise devant une machine à laver
Ah oui, c'est très joli. Mais ça ne lave pas. Image parStockSnap sur Pixabay.

Dans cet article, je vous ai livré mon top 5 des choses qui m’énervent le plus au Canada. Mais il faut reconnaitre que j’aime bien râler (ça me fait penser que j’ai oublié de râler sur le peu de congés payés ! 10 jours !). En vrai, je ne retournerais en Belgique pour rien au monde. J’aime ce pays d’amour, et je vous explique d’ailleurs pourquoi ici.

Et vous, quelles sont les choses qui vous agacent le plus dans votre pays?

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Cinq choses que j’adore au Canada

Bon, c’est vrai que j’ai tendance à râler beaucoup… Mais qu’est-ce que j’aime le Canada ! Dans cet article, je vous parle des cinq choses que j’apprécie le plus ici….

Bon, c’est vrai que j’ai tendance à râler beaucoup… Mais qu’est-ce que j’aime le Canada ! Dans cet article, je vous parle des cinq choses que j’apprécie le plus ici. Et non, le sirop d’érable n’en fait pas partie.

Coeur dans la buée
Un peu d'amour. L'amour, c'est bien. Photo by Michael Fenton on Unsplash

La politesse et l’honnêteté des Canadiens

Ici, personne ne klaxonne quand tu ne réagis pas assez vite au feu vert. Personne ne te dépasse dans la file au magasin. On t’interpellera même gentiment en te signalant que c’est ton tour, si tu es dans la lune. Personne ne te bousculera, personne n’élèvera la voix. Aussi, tu peux oublier ton téléphone sur une table dans un café, et revenir deux heures plus tard le chercher : il sera toujours là. Dans les grands magasins, certaines marchandises sont exposées après les caisses, ou à l’extérieur, sans que personne ne songe jamais à le voler (bon ok, peut-être que certains y songent, mais très peu le font).

Me promener dans la rue sans être harcelée

Quand j’habitais en Belgique, je détestais devoir rentrer seule chez moi la nuit. Il n’était pas rare qu’une voiture me suive, ou que des types bizarres se mettent sur mon chemin pour réclamer mon numéro de téléphone, me faire des propositions explicitement sexuelles ou simplement me montrer leurs organes génitaux (merci, vraiment). Il ne se passait pas une journée sans que je me fasse interpeller, « complimenter » ou insulter. Sans que l’on commente ma façon de m’habiller, de me tenir, de parler. Bref, j’étais devenue experte en changement de trottoir, tenues de camouflage et regard fuyant, l’idée étant d’éviter les confrontations. Puis je suis arrivée à Vancouver. J’ai découvert que l’on pouvait se promener saoule/en mini-jupe/à deux heures du matin/dans des ruelles sombres (et même tout ça à la fois) sans se faire importuner. Quelle libération ! J’ai découvert ce que ça faisait de ne plus avoir peur. De s’habiller comme on veut. De ne plus devoir toujours avoir des clefs dans son poing fermé le soir, pour pouvoir frapper en cas d’agression. De ne plus devoir ruser en faisant semblant d’appeler quelqu’un au téléphone.

Le genre de passage dans lequel je ne me risquerais pas en Europe. Photo by Hin Bong Yeung on Unsplash

La nature

Je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles nous ne pourrons plus jamais revenir en Belgique. En Europe, tout est si dense, si concentré. La nature n’a pas la place pour se déployer. Ici, nous vivons au milieu de la nature. Elle est partout, omniprésente. Encore plus depuis que nous vivons à Whitehorse, bien sûr. Nous passons nos week-ends à explorer les montagnes environnantes, nous profitons du moindre instant pour aller jouer dehors. Nous faisons du camping, des feux de camp, des road-trips. Avec nos copains, nous prévoyons plus souvent des randonnées que des soirées arrosées. Bref, nos vies sont devenues beaucoup plus zen, plus connectées à la nature. Et ce n’est pas un problème de faire des centaines de kilomètres pour se rendre quelque part : les routes sont tellement belles !

Route devant le Kluane Park
Des paysages comme ça, ça donne envie de se lever tôt le matin, non ?

Les services publics

Au Canada, l’eau du robinet est gratuite. Des fontaines à eau sont d’ailleurs présentes un peu partout à Vancouver, ainsi que des toilettes et des douches publiques. Des terrains de sport (tennis, volley, basket…) sont mis à disposition gratuitement dans les parcs. A Whitehorse, le Centre sportif de la ville propose des abonnements familiaux, avec accès à tous les sports et cours collectifs (piscine, patinoire et garderie pour les plus jeunes comprises) pour moins de 80 euros ! A Vancouver, tous les trottoirs sont aménagés pour les personnes à mobilité réduite, et la ville a été parfaitement pensée pour les cyclistes. Les parcs sont nombreux et bien entretenus. Bref, les services publics sont vraiment excellents !

L’eau gratuite

J’en ai déjà un peu parlé dans le point précédent, mais j’insiste : quel plaisir d’avoir de l’eau gratuite dans les bars et les restaurants ! C’est la première chose que l’on te sert quand tu arrives quelque part. Et personne ne te regardera de travers si tu ne commandes rien d’autre pour accompagner ton lunch. C’est normal (et ok) de ne pas boire d’alcool. Personne n’insistera lourdement ou te demandera si tu es enceinte.

Glass of water
En Belgique, ce verre te couterait au moins deux euros. Photo by Clint McKoy on Unsplash

Vous l’avez compris, pas question pour nous de retourner en Belgique de sitôt. On adore le Canada… Même si quelques petites choses me font parfois râler !

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Se loger à Vancouver

Vous souhaitez venir vivre à Vancouver ? Excellente idée. Les plages, les montagnes, les bons petits restos, la coolitude, le ski après le boulot … Mais aussi, malheureusement, les loyers exorbitants….

Vous souhaitez venir vivre à Vancouver ? Excellente idée. Les plages, les montagnes, les bons petits restos, la coolitude, le ski après le boulot … Mais aussi, malheureusement, les loyers exorbitants. (Désolé si je suis celle qui vous l’apprend). Se loger à Raincity n’est pas facile. Pas facile, mais possible ! Dans cet article, je vous donne quelques conseils pour trouver l’appartement de vos rêves (bon, ok, de vos presque rêves adaptés à votre budget) dans la jungle immobilière vancouvéroise.

C’est quoi, le problème ?

Le problème c’est que l’offre immobilière est assez limitée, et que de nombreux nouveaux immigrants arrivent chaque jour. Du coup, certains proprios se permettent tout et n’importe quoi : loyers hors de prix, « chambre » sans fenêtre ni même place pour un lit, appartement vétuste, humide, mal isolé… Préparez-vous à visiter des immeubles moches, voire insalubres. Mais rassurez-vous : il est aussi possible de dénicher la perle rare, avec un peu de chance et beaucoup de réactivité.

Building Vancouver
Veux-tu vivre dans une grande tour ?

Le budget

On ne va pas se mentir, se loger à Vancouver, c’est plutôt cher. Mais comparable à de grandes villes européennes comme Paris, ou Bruxelles. Le loyer moyen pour un appartement une chambre est de 1900$ (soit 1300 euros), 2600$ pour un deux chambres (1750 euros). Dans le centre-ville (Downtown), les loyers moyens atteignent 2200$ pour les appartements une chambre. Si l’on s’éloigne un peu, les loyers diminuent. A Marpole, tout au Sud, on peut trouver un une chambre pour 1500$.

Si vous êtes seul-e et ne travaillez pas (encore) dans la dernière start-up à la mode, la meilleure alternative reste la collocation, très répandue ici.  On trouve des chambres dans le centre-ville à partir de 700$. Attention tout de même : certains ne se gênent pas pour proposer des « dens » (des cagibis, quoi) sans fenêtre si même réelle porte pour 600$. Bref, ne louez rien sans avoir visité au préalable.

Dans quel quartier ?

Les quartiers les plus recherchés par les expatriés sont Downtown, pour ses gratte-ciels, ses bars et ses restos (surtout dans Gastown), Kitsiliano pour sa proximité avec la plage et son côté « village », et West End, qui combine un peu tout ça.

Si ça ne vous dérange pas de prendre le Skytrain pour vous rendre au centre-ville, vous pouvez aussi viser la « banlieue ». Burnaby et New Westminster, par exemple, offrent un bon compromis pour celles et ceux qui veulent profiter de Vancouver sans se ruiner en loyer.

Quant à moi, si je devais choisir un quartier où vivre à Vancouver, ce serait soit Mount Plaisant, soit les alentours de Commercial Drive : des loyers abordables, une position centrale et une vie de quartier riche (plein de bars et de restos sympas, en d’autres termes, mais aussi des magasins bios et des boutiques vintages qui ravissent la bobo en moi).

Kitsiliano
Le joli quartier de Kitsiliano.

Où chercher ?

Vos principaux alliés dans votre quête de l’appartement parfait seront Kijiji, Craiglist et Facebook Market. Il existe également d’autres sites spécialisés comme Zumper, ainsi que de nombreux groupes Facebook comme For Rent Vancouver. Un conseil ? Soyez rapide ! A Vancouver, les annonces immobilières restent rarement plus de trois jours en ligne. Si un bien vous intéresse, soyez prêt à le visiter le jour-même. Et si vous êtes toujours intéressé après la visite, ne réfléchissez pas trop et sautez sur l’occasion, ou elle pourrait vous passer sous le nez.

Vous l’aurez compris : il vous sera difficile de trouver un bien à distance, ou longtemps à l’avance. Si, comme moi, vous êtes une stressée de l’organisation, ce sera un mauvais moment à passer. Mais le marché de l’immobilier à Vancouver est tellement volatil que le plus simple est d’être sur place, quitte à prendre un logement provisoire pour vos premières semaines (sur Airbnb par exemple).

Pour notre part, nous avons trouvé un appartement une chambre en moins d’une semaine, sur Beach Avenue, avec une merveilleuse vue sur l’océan, pour 1800$. Nous avons visité cinq appartements avant de faire notre choix.

View from our appartment
La vue depuis notre appartement était "pas mal'.

Comment ça se passe ?

Vous avez trouvé LA super occasion, l’appartement mignon et pas trop cher qui vous convient parfaitement ? Well done. Mais il va encore peut-être vous falloir jouer des coudes pour être certain-e de l’obtenir. Mon conseil ? Faites le chèque pour le deposit (la garantie locative, souvent un demi-mois de loyer) le plus vite possible. Aussi, le propriétaire peut vous demander des preuves d’emploi et des références d’anciens propriétaires : pensez à avoir ces documents avec vous. On vous demandera également peut-être un credit check (un historique de crédit, disponible si vous avez une carte de crédit nord-américaine) ou une preuve de fonds suffisants.

Notez que la signature d’un bail n’est pas obligatoire en Colombie-Britannique. On vous fera donc parfois signer un Residential Tenancy Agreement, parfois non. Les relations entre propriétaires et locataires sont régies par le Residential Tenancy Act. En cas de litige avec votre propriétaire ou en cas de doutes sur la législation, vous pouvez contacter le Residential Tenancy Branch.

Eau, électricité et Internet

L’eau est gratuite partout au Canada, vous ne devez donc pas vous en soucier. Il vous faudra par contre ouvrir un compte auprès de l’unique fournisseur d’électricité, BC Hydro. L’électricité est très bon marché : nous payions environ 20$ par mois pour notre appartement. Les charges et le gaz étaient comprises dans notre loyer.

L’accès à Internet est par contre assez cher : comptez au minimum une cinquantaine de dollars par mois. Il existe une multitude de fournisseurs, tous proposant des offres différentes. A vous de choisir ce qui vous convient.

Meublé ou non meublé ?

De nombreux nouveaux arrivants, par facilité, choisissent des appartements fully furnished (meublé). C’est clair, c’est plus simple ! Pas de prise de tête pour aller chercher des meubles partout dans la ville, pas besoin de les déménager ou de les revendre plus tard. Néanmoins, je ne conseille pas vraiment cette solution. Premièrement, parce qu’un appartement meublé vous coutera facilement 200$ de plus chaque mois. Ensuite, parce que ça ne sera pas forcément à votre gout.

Le marché de la seconde main à Vancouver est absolument formidable : on trouve de très belles choses à tout petits prix sur Facebook Market, ou encore dans les Thrift Store (mon préféré : Wildlife). Pour notre part, nous avons réussi à meubler entièrement notre appartement (chambre complète, salon avec divan-lit et coin cuisine) pour moins de 2000$. Argent que nous avons récupéré en vendant nos meubles à notre départ.

Si vous préférez acheter du neuf, il existe deux magasins Ikea pas très loin du centre, l’un à Coquitlam, l’autre à Richmond. Enfin, n’oubliez pas que l’on peut se faire livrer à peu près tout par Amazon.

Seconde main
On a presque tout acheté en seconde main.

Bonne installation !

Voilà, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne installation et une belle expérience canadienne ! Si vous voulez en savoir plus sur la nôtre, faites un tour ici, ou encore sur notre bilan après un an.  

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Immigration au Canada : le bilan après un an

Il y a un an jour pour jour, nous débarquions à Vancouver, avec nos quatre valises, un papier avec l’adresse de notre Airbnb et pas grand-chose d’autre. Un PVT pour…

Il y a un an jour pour jour, nous débarquions à Vancouver, avec nos quatre valises, un papier avec l’adresse de notre Airbnb et pas grand-chose d’autre. Un PVT pour Séra, un statut de touriste pour moi. On découvrait la ville, en s’arrêtant tous les dix mètres pour photographier les buildings, les bus scolaires, les camions, les publicités, les panneaux routiers (ok, je photographie toujours les bus scolaires). On s’étonnait de tout, de la politesse des gens, des paysages, de la nourriture, des rues si organisées, de l’odeur de la weed un peu partout, des gros pick-ups et des pubs pour la chirurgie esthétique sur les abribus.

Très vite, on a trouvé un appartement, du boulot, on s’est fait des copains (si ça t’intéresse, je raconte tout ça ici). On a apprivoisé cette grande ville, on a testé pas mal de restos et de bars, on s’est levé tôt pour escalader les montagnes, on a fait du bénévolat parce que c’est normal ici, on a arrêté de râler sur la qualité du pain et du fromage, on a appris à dire combien on mesure en feet. On a essayé tous les musées de la région parce qu’on avait des pass gratuits, on a joué les touristes, et aussi les touristes blasés. On a aimé cette ville, on l’a détestée aussi. Entre-temps, on a obtenu notre RP, on a repassé nos permis de conduire (vive la Belgique !), on a acheté une voiture.

Un an après notre déménagement au Canada, où en est-on ? Avons-nous atteint nos objectifs ? Dans cet article, on fait le bilan. (Calmement, en s’remémorant chaque instant) (Il n’y a pas de raison qu’il n’y ait que moi qui aie la chanson en tête) (Tu ne vois pas de quelle chanson je parle ? Tu es trop jeune, va-t’en).

Julie et Séraphin au Canada
Coucou !

Objectif n°1 : devenir parfait bilingue

Hum. Comment dire ? Bof. On avait choisi de venir dans une région anglophone pour booster notre anglais. Mais je travaille dans le milieu francophone depuis mon arrivée ici (dans la communication, et dans l’enseignement du français), et Séra a gardé son travail en Belgique pendant onze mois. Nos amis ici sont francophones (par facilité probablement). Au final, nous pratiquons assez peu l’anglais, mis à part avec nos équipes d’Ultimate Frisbee, nos voisins et lorsque nous sortons. Alors, oui, nous avons progressé : il ne m’arrive (presque) plus jamais de ne pas comprendre ce qu’on me dit et je lis maintenant couramment en anglais. Mais de là à être bilingue… Il y a encore du boulot ! Prochain objectif : suivre les cours d’anglais gratuits proposés par le Gouvernement aux nouveaux immigrés au Canada (Programme LINC), puisque maintenant que je suis résidente permanente, j’y ai droit.

Objectif n°2 : explorer de nouvelles pistes professionnelles

Ça n’a pas été de tout repos, on est passé par des hauts et des bas, mais clairement, oui, objectif atteint. Mon boulot en Belgique était vraiment exceptionnel, avec une équipe en or et un bon salaire, c’est donc parfois difficile pour moi de recommencer « en bas de l’échelle », avec peu de responsabilités. Mais j’ai trouvé rapidement du boulot dans mon domaine, ce qui est déjà bien. J’ai également fait de belles rencontres et pu me lancer comme enseignante de français langue étrangère (au Collège Educacentre). Bref, cette année m’a permis d’apprendre de nouvelles choses, de rompre avec mon train-train quotidien et de mieux me connaitre, tout en me faisant une première expérience professionnelle au Canada.

Séra a quant à lui un peu galéré. Il a continué à travailler pour son précédent employeur en Belgique pendant onze mois, avant d’enfin trouver un boulot au Canada. Il a décidé de réorienter sa carrière en arrivant ici, passant de gestionnaire de projets IT à programmeur (l’idée étant de se diriger vers un métier de plus en plus nomade). Au final, il a atteint pleinement son objectif : devenir développeur au Canada.

A la conquête de l'Amérique !

Objectif n°3 : changer de vie

Bon, là, clairement, objectif atteint. Même si on se rend compte qu’on a tendance à vite se réinstaller dans des routines et à overbooker nos agendas comme avant (si toi aussi tu es hyperactif, tape dans les mains), nos vies sont totalement différentes. On a troqué les week-ends festifs et souvent trop alcoolisés (bah oui) contre des magnifiques randos et des soirées autour du feu. Finis, les soupers avec les copains qu’on continue à voir surtout par habitude. Finies, les obligations, les contraintes. On fait ce que l’on veut, quand on veut (et ça implique souvent du camping. Ok, et des bières). Bon, à côté de ça, nos proches nous manquent beaucoup. Mais on prend le temps de les appeler chaque semaine, on se parle beaucoup par message. Finalement, certaines relations gagnent en profondeur. Il y a un tri qui se fait naturellement. On se rapproche d’amis dont on s’était un peu éloigné. On prend de la distance par rapport à d’autres. On évolue, et nos relations aussi.

La vie ici est différente. Je peux me promener en mini-short et décolleté plongeant à deux heures du matin dans une rue sombre, et personne ne m’ennuiera. Je me sens en sécurité, partout, même dans les coins les plus « difficiles » comme East Hastings. Les toilettes sont souvent mixtes, l’inclusion des femmes dans le sport est une priorité pour de nombreux clubs, les politiques antidiscrimination au travail sont fortes : pour la féministe que je suis, c’est un petit paradis. Et puis la ville est tellement inclusive, bien pensée, avec ses pistes cyclables qui la sillonnent de toute part et son réseau de transports en commun efficace et rapide.

A côté de ça, on n’en peut plus du bruit, surtout dans les restos : les gens parlent très fort, il y a tout le temps de la musique, des télés allumées qui diffusent les derniers matchs, bref, c’est l’enfer pour les gens qui aiment le silence, comme moi. Et la nourriture nous rend souvent dingue : mais pourquoi mettre autant de sucre dans tout ?

Séra au Canada
Nager dans la mer un 1er janvier, est-ce vraiment une bonne idée ?

Objectif n°4 : avoir plus de temps pour nous

Objectif atteint plus ou moins, va-t-on dire. Le cout de la vie est vraiment élevé, ici. Et les jobs pas si bien payés. Du coup, j’ai dû accepter plusieurs emplois pour gagner ma vie correctement : un job à 32h/semaine, plus un contrat free-lance de 8h/semaine et des cours de français (6h/semaine). Ce qui me faisait de grosses semaines, en comparaison avec la Belgique. Mais le fait d’avoir moins d’obligations sociales nous a permis de dégager plus de temps pour notre développement personnel. J’avais pour ma part pour objectif de lancer ce blog : c’est chose faite ! Je souhaitais également m’initier à différents langages de programmation, ce que j’ai pu commencer à mettre en place grâce à Ladies Learning Code. Enfin, je voulais avoir plus de temps pour écrire, peut-être commencer un roman… Et là, on est d’accord que je n’en suis nulle part (mais bon, ça fait 20 ans que je procrastine donc ça ne m’étonne pas vraiment non plus). Séra a quant à lui mis ce temps à profit pour se former à la programmation, avec un job à la clef.

Séra et Julie au Canada
Nos week-ends sont différents.

Objectif n°5 : vivre plus près de la nature

Bof. Alors oui, on a beaucoup beaucoup plus de possibilités de s’évader le week-end, car les alentours de Vancouver sont juste magnifiques. Mais cela reste une grosse ville, avec sa pollution (relative quand même), son bruit, ses gens pressés et très accaparés par leur carrière. Bref, on se sent plus près de la nature, mais pas vraiment non plus.

Et la suite, alors ?

Celles et ceux qui me suivent sur Instagram le savent : on déménage à Whitehorse, dans le Yukon, à 2500 kilomètres au Nord de Vancouver. J’ai trouvé un emploi au sein de l’association franco-yukonnaise. A nouveau, pas de grosses responsabilités, mais une équipe qui semble super chouette. Et c’est le Yukon, là où je rêve d’aller depuis le début. Pourquoi ? Pour l’expérience. Vivre au rythme des saisons, être plus proche de la nature, connaitre enfin le vrai Canada, celui des grands espaces (et des -40°). Je vous avoue que ce changement me fait quand même un peu peur, le froid, l’isolement, tout ça (il se peut que mes prochains articles soient écrit avec un logiciel de reconnaissance vocale, mes doigts gelés étant tombés par terre). On démarre en voiture pour le Yukon le 18 septembre, et on a hâte de vivre cette nouvelle aventure !

De nouveaux objectifs ?

Oui, plein. Apprendre de nouvelles choses. Vivre plus près de la nature. Continuer d’explorer le monde et de faire vivre ce blog. Ecrire un livre (oui, je sais). Reprendre la danse. Apprendre un langage de programmation. Lancer des formations pour aider les autres à créer leurs blogs ou sites internet. Survivre à l’hiver. Rencontrer des personnes inspirantes. S’aimer. Cuisiner davantage. Méditer davantage. Arrêter de faire des listes.

Séra trouve que cet article manque d’une conclusion. Alors, je vous offre une citation.

Citation Ford
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Vancouver : mes randonnées préférées

Vous êtes amoureux des grands espaces ? Vous adorez arpenter les chemins, sac sur le dos et appareil photo en bandoulière ? Vous kiffez escalader les montagnes, les cuisses en feu…

Vous êtes amoureux des grands espaces ? Vous adorez arpenter les chemins, sac sur le dos et appareil photo en bandoulière ? Vous kiffez escalader les montagnes, les cuisses en feu et le souffle coupé ? Vous rêvez d’apercevoir un ours ? Vancouver, et sa proximité immédiate avec la nature, saura faire chavirer votre cœur de randonneur (qu’est-ce que je parle bien, quand je me concentre, hein, dis ?).

« Vancouver, c’est un vaste terrain de jeux pour adultes », entend-on souvent ici. Rien n’est plus vrai. Avec ses montagnes à perte de vue, ses vallées verdoyantes, ses lacs aux eaux turquoise, ses volcans, ses glaciers, ses rivières et ses 14 millions d’hectares de terres à explorer, la Colombie-Britannique a énormément à offrir aux adeptes des sports en plein air.

Que vous soyez installés à Vancouver depuis longtemps ou que vous y restiez seulement quelques jours, vous y trouverez toujours de quoi vous émerveiller. Pour vous aider à planifier vos escapades sportives, je vous partage ici mes randonnées préférées dans les environs de Vancouver.

Ah oui, et si vous voulez visiter Vancouver entre deux randonnées, faites un tour sur mon article « Vancouver : que faire ? Itinéraires et conseils pratiques ». Et si vous avez très faim après tout ce sport, c’est par ici.

Watersprite
Ma rando préférée : Watersprite Lake

Quelques conseils pour bien préparer vos hikes

(Oui, on dit hikes, ici).

Un hike, ça se prépare. Voici quelques règles de sécurité et de bon sens à ne pas oublier :

  • Avant de partir, renseignez-vous sur la météo et l’état des sentiers (sur Mountain Forecast par exemple). Certaines randonnées ne sont accessibles qu’en été, à cause de la neige (Garibaldi n’est accessible qu’à partir de juillet, par exemple).
  • Prévoyez suffisamment de temps pour ne pas finir de nuit.
  • Soyez correctement équipés : des chaussures de randonnée ou des baskets de trail, de l’eau en suffisance, des barres de céréales, une couverture de survie, des vêtements chauds (au moins un polaire ou une doudoune : il fait souvent froid, en haut), un sifflet, un briquet, un kit de premier soin (avec du désinfectant et des pansements en cas d’ampoules), une lampe de poche et une bombe anti-ours. Pour trouvez des conseils sur comment réagir face à un ours, c’est par ici.
  • Prévenez quelqu’un de l’endroit où vous allez et de l’heure à laquelle vous êtes censé revenir (le truc que j’oublie tout le temps, honte à moi, je ferai moins la maligne quand je serai perdue dans la montagne. Et mangée par un ours).
  • Ne nourrissez pas les animaux (même les oiseaux), ne sortez pas des chemins, reprenez vos déchets avec vous (même les déchets organiques), ne cueillez pas les fleurs… Bref : respectez la nature et minimisez votre impact.

Il existe un très bon livre qui reprend les plus beaux hike autour de Vancouver, c’est le célèbre « 105 Hikes In and Around Southwestern British Columbia » de David and Mary Macaree. Les randonnées y sont très bien décrites. Le site de Vancouver Trails est également une excellente source d’information. Enfin, si vous souhaitez bivouaquer, l’application iOverLander est absolument géniale. Attention, si vous voulez camper sur les sites les plus populaires, comme dans le Garibaldi Park, il vous faudra réserver votre emplacement des mois à l’avance.

Julie Gillet

Si vous cherchez une rando facile et des lacs turquoise (et que vous aimez la foule) : Joffre Lakes

10 km – 370 mètres de dénivelé – Plutôt facile

Située près de Pemberton, à trois heures de route de Vancouver, cette randonnée vous fera découvrir trois superbes lacs. Le premier lac est accessible en une dizaine de minutes depuis le parking. Suivez ensuite le chemin bien indiqué pour atteindre le deuxième lac, le plus beau, après environ une heure de grimpette. Le troisième lac se trouve un peu plus haut, à une vingtaine de minutes de marche.

Mon conseil : si vous souhaitez faire cette randonnée en juillet-aout, partez TRÈS tôt de Vancouver pour éviter la foule, l’idéal étant de commencer la rando vers 8h, pour arriver au dernier lac vers 10h30. Si vous partez plus tard, armez-vous de patience, vous ne serez pas seuls (et ceci est un euphémisme).

Toutes les infos: https://www.vancouvertrails.com/trails/joffre-lakes/

Joffre Lake
Prenez un air pensif devant le Middle Joffre Lake, et vous aussi soyez une star de l'Internet.

Si vous voulez une jolie rando qui grimpe bien : Garibaldi Lake

18 km – 820 mètres de dénivelé – Intermédiaire

A une heure et demie de route de Vancouver, en voilà une jolie rando, avec juste ce qu’il faut de challenge. Eaux turquoise et glaciers : ici aussi, on retrouve le combo gagnant des hikes en Colombie-Britannique. La montée se fait principalement en forêt, vous n’aurez donc pas beaucoup de points de vue, mais cela reste agréable. Petit conseil : faites le détour par Taylor Meadows pour arriver au lac, c’est vraiment sympa (surtout à la fin de l’été, quand les prairies se couvrent de fleurs). Attention, la descente peut être difficile pour les genoux sensibles. Et très monotone.

Ici aussi, prévoyez de partir tôt de Vancouver, si vous voulez être certains d’avoir une place dans le parking (si non, ce sera demi-tour, malheureusement).

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/garibaldi-lake/

Ours à Garibaldi Lake
Le gros ours que l'on a vu en faisant le détour par Taylor Meadows.

Si l’effort ne vous fait pas peur : Panorama Ridge

30 km – 1520 mètres de dénivelé – Difficile

Panorama Ridge est considérée comme LA plus belle randonnée du coin. Le hic, c’est qu’elle fait 30 kilomètres et plus 1500 mètres de dénivelé. En gros, il faut faudra monter jusqu’à Garibaldi, comme ci-dessus, et puis encore grimper, grimper, grimper. Bref, une rando réservée aux plus sportifs ! Mais la vue depuis Panorama Ridge, avec Black Tusk d’un côté, et le Garibaldi Lake de l’autre, vaut clairement l’effort.

Pour ne pas faire la rando sur une journée, une bonne alternative est de camper à Garibaldi Lake, mais les places sont chères : pensez à réserver longtemps à l’avance. Autre option : faire la rando en passant par Cheakamus Lake, avec une nuit à Helm Creek.

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/panorama-ridge/

Panorama Ridge
Photo de Madhumanti Mandal (Licence Creative Commons) car moi, je n'ai jamais été aussi haut. Faut pas déconner.

Si vous avez un 4×4 : Watersprite Lake

17 km – 660 mètres de dénivelé – Intermédiaire

Là, je vous parle de ma rando préférée préférée. Une vraie claque visuelle. De la beauté pure. Fracture nette de l’œil droit, dirait Akhenaton (le Marseillais, pas l’Egyptien). Déjà, la randonnée en elle-même est jolie, avec un passage en forêt, puis un chemin à flanc de montagne avec une belle vue sur la vallée, et enfin un peu d’escalade dans de gros blocs de pierre. Et puis, au sommet, le lac. Une merveille. Une rando assez peu fréquentée, qui plus est.

Par contre, le 4×4 est obligatoire pour s’y rendre, avec 20km de piste bien cabossée pour rejoindre le départ, depuis Squamish.

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/watersprite-lake/

Watersprite Lake
C'est beau, hein ? Et bien en vrai, ça l'est encore plus !

Si vous cherchez une belle rando accessible : Elfin Lakes

22 km – 600 mètres de dénivelé – Intermédiaire

Là aussi, je vous parle d’un de mes coups de cœur. Une randonnée magnifique, qui offre de nombreux points de vue sur les montagnes environnantes durant la montée, et deux petits lacs superbes au sommet. Pas trop de dénivelé, juste ce qu’il faut de kilomètres : un vrai plaisir d’un bout à l’autre, accessible à toutes et tous.

Les derniers kilomètres avant le départ de la rando se font sur piste et sont un peu compliqués en voiture « normale » (mais ça passe, on l’a fait). Evidemment, le mieux est d’avoir un SUV.

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/elfin-lakes/

Elfin Lake
On a fait la rando à la fin du mois d'octobre, le lac commençait à geler.

Si vous voulez jouer dans la neige, même en plein été : Iceberg Lake via le sentier 19 Mile Creek

15 km – 870 mètres de dénivelé – Intermédiaire

Une randonnée un tout petit plus peu plus technique que la précédente, non loin de Whistler, qui vous en mettra, elle aussi, plein les yeux. Si la majeure partie de la promenade se passe en forêt, le dernier quart est absolument magnifique, entre alpages fleuris et glacier. Au sommet, vous verrez quelques icebergs flottant tranquillement dans le lac. Attention : les moustiques y sont nombreux et agressifs, prenez un bon répulsif.

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/iceberg-lake/

Iceberg Lake
Jouer dans la neige, c'est rigolo.

Si vous n’avez pas de voiture : le sentier Baden-Powell, de Lynn Canyon Park à Deep Cove

12 km – 420 mètres – Plutôt facile

Bon, ce n’est pas mon hike préféré, mais c’est une chouette alternative pour celles et ceux qui n’ont pas de voiture. On peut se rendre en bus jusque Lynn Park, passer le joli pont suspendu et continuer par un sentier en forêt humide jusque Quarry Rock, un gros rocher offrant une très belle vue sur l’océan et Deep Cove (là aussi, vous ne serez pas seuls). La promenade est sympa et peut se faire presque toute l’année. Et pour terminer la journée en beauté, achetez quelques beignets chez Honey Doughnuts, à Deep Cove, il parait que ce sont les meilleurs de la région. Prenez ensuite un bus pour rentrer à Vancouver.

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/baden-powell-deep-cove-to-lynn-canyon/

Lynn Canyon
Une promenade sympa, de Lynn Canyon à Deep Cove.

Si vous vous voulez une vue sur l’océan (et un peu de challenge) : The Stawamus Chief

11 km – 600 mètres de dénivelé – Plutôt difficile

Le Chief est l’une des randonnées les plus populaires de la région, avec ses vues incroyables sur l’océan et les montagnes voisines. Elle offre quelques passages assez techniques (parfois un peu trop pour moi, les cordes, les échelles, tout ça, ce n’est pas mon truc, mais mon compagnon a trouvé ça « trop génial », je cite). La montagne a trois sommets, il est possible de faire les trois en une seule journée, mais on peut également choisir de s’arrêter après le premier ou le deuxième. Le départ se fait près de Squamish.

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/stawamus-chief/

The Stawamus Chief
Jolie vue, non ?

Parce que prendre le ferry pour aller randonner, c’est trop cool : Mount Gardner

17 km – 719 mètres de dénivelé – Intermédiaire

Franchement, ce n’est pas trop cool de prendre le ferry pour aller grimper au sommet d’une ile ? Et pas besoin de voiture. Prenez le bus jusqu’à Horseshoe Bay, montez dans le ferry, et découvrez Bowen Island après une courte traversée. Depuis le port, il vous faudra marcher deux kilomètres environ avant d’arriver au départ du hike qui vous emmènera au sommet du mont Gardner. Les indications sont assez difficiles à suivre, mais tous les chemins mènent au sommet, donc… grimpez ! Une superbe vue vous attend en haut.

Et si vous avez envie de vous faire plaisir, avant de reprendre le ferry, arrêtez-vous au Tuscany Restaurant : c’est le meilleur restaurant italien que nous ayons gouté ici !

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/mount-gardner/

Vue depuis le Mont Gardner

Si vous voulez explorer d’autres horizons : Three Brothers Mountain

21,5 kilomètres – 480 mètres de dénivelé – Intermédiaire

Si vous voulez changer d’air (ou que la météo est pourrie du côté de Squamish et Whistler) direction le Manning Provincial Park, à trois heures de route vers l’Est. Le parking pour Three Brothers, situé à plus de 2000 mètres d’altitude, permet un départ de rando dans des alpages dégagés, offrant de magnifiques paysages. Une fois arrivés au sommet, vous pourrez profiter d’une superbe vue à 360° sur les chaines de montagnes voisines. Bref, une excellente rando !

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/three-brothers-mountain/

Three Brothers Mountain
Oui, je manque d'inspiration pour les légendes.

Si vous voulez vous sentir très Vancouvérois : Grouse Grind

6 km – 853 mètres de dénivelé – Difficile

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 853 mètres de dénivelé en à peine 3 kilomètres. Voilà, voilà. Ça monte, quoi. Avec ses 2830 marches, le Grouse Grind est bien plus qu’une simple randonnée. C’est un défi qu’on se lance, un challenge, un record à battre. Environ 150000 personnes s’y rendent chaque année, c’est dire la popularité du hike. A essayer une fois (mais pas moi, hein, je ne suis pas toc-toc).

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/grouse-grind/

Grouse Grind
Voilà, voilà. Photo de C Pirate ((Licence Creative Commons)

Si c’est l’hiver : Mount Seymour 1st Peak/Pump Peak Trail

7 km – 370 mètres de dénivelé – Intermédiaire voire difficile
 

Le Pump Peak Trail est un excellent sentier de randonnée en raquettes dans le parc provincial du Mont Seymour. Hé oui, vous avez bien lu, pour cette rando-là, il va vous falloir chausser vos plus belles raquettes. Si vous n’en avez pas, vous pouvez en louer chez MEC ou à la station de ski directement (attention, la cabane qui loue les raquettes n’ouvre qu’à 11h du matin). La randonnée débute en face de la station (elle ne fait pas partie du domaine skiable et est donc gratuite) et vous emmène jusqu’en haut du sommet du mont Seymour : les vues incroyables récompenseront tous vos efforts !

Toutes les infos : https://www.outdoorvancouver.ca/mount-seymour-snowshoe-trail//

Mont Seymour
Je vous montre mes fesses, pour cloturer cet article en beauté. Si,si.
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Vancouver : conseils pour bien préparer son voyage

Vancouver : pourquoi y aller ? Quand partir ? Combien de temps ? Quel budget ? Dans cet article, je vous livre mes conseils pour préparer au mieux votre voyage….

Vancouver : pourquoi y aller ? Quand partir ? Combien de temps ? Quel budget ? Dans cet article, je vous livre mes conseils pour préparer au mieux votre voyage.

Pacifique d’un côté, forêts luxuriantes et montagnes de l’autre, Vancouver est considérée comme l’une des villes les plus agréables au monde. Ce serait dommage de ne pas lui consacrer quelques jours lors d’un road-trip dans l’Ouest canadien.

Vancouver est une ville cosmopolite, ouverte et décontractée. On y parle anglais (quand même), chinois (beaucoup), espagnol, français. On s’y promène avec un bonnet sur la tête même en plein été, les cheveux roses, verts ou bleus au vent, un mug de café à emporter à la main (élément de style indispensable). On aime y faire du yoga, se lever tôt le dimanche pour partir en trek, manger bio, sans gluten et hyper-protéiné. On y skie l’hiver et on y fait du paddle l’été. On s’y promène en vélo ou en skate-board. Bref, on y est plutôt jeune, plutôt cool et plutôt bobo.

Pourquoi on y vient ? Pour sa nature exceptionnelle, ses parcs et ses plages, mais aussi pour son histoire, ses musées et ses nombreux restos.

Hipster à Vancouver
La barbe tu arboreras, du café, beaucoup, tu boiras, une jolie montre tu porteras, très Vancouvérois tu seras. Photo by Arthur Ogleznev from Pexels.

Qu’est-ce qu’on y mange ?

Selon plusieurs magazines, la ville ferait partie des meilleures destinations culinaires au monde. Prévoyez donc quelques dollars en plus pour vous faire plaisir ! Les Vancouvérois adorent faire la file devant les restos afin de pouvoir gouter les nouveaux sushis/nouveaux tacos/nouveaux burgers à la mode. Ils ont raison : ils sont délicieux, et ça coute parfois moins cher que de cuisiner à la maison (pour découvrir mes restos préférés, c’est par ici).

Qu’est-ce qu’on y boit ?

On sort beaucoup à Vancouver, mais pas très tard : les derniers bars ferment à 2h du matin, voire plus tôt. Ce qu’on y boit ? De la bière, pardi ! Il existe plus de 100 micro-brasseries à Vancouver, ce qui devrait permettre à tout le monde de trouver son bonheur. Si c’est votre truc, n’hésitez pas à réserver une visite des meilleures brasseries de la ville avec Vancouver Brewery Tours ou Vine and Hops (et buvez une petite bière à ma santé).

Si vous cherchez un bar sympa, avec de la music live, rendez-vous au Guilt and Co ou The Railway. Plus généralement, promenez-vous dans Gastown le soir : c’est là que vous trouverez le plus de bars sympas.

Et pour danser jusqu’à la fin au milieu de la nuit, direction le Celebrities sur Davie Street, ou le Roxy sur Granville Street. N’oubliez pas de prendre deux pièces d’identité avec vous : c’est la règle ici pour rentrer dans un établissement où l’on vend de l’alcool. Ah oui, et la norme, c’est un pourboire minimum de 15% du montant total de l’addition.

Bières à Granville Brewery
N'hésitez pas à commander des “Flight of Beer” pour gouter les différentes bières en "petite" quantité.

Vancouver : les infos pratiques

Vancouver est une ville à taille humaine, et les principaux quartiers peuvent se visiter à pied. Les quartiers les plus intéressants pour séjourner sont Gastown, le cœur historique de la ville, Downtown, West End, Yaletown et ses buildings blingbling, Chinatown, Granville Island et Kitsiliano, pour une ambiance un peu plus cool. Evitez peut-être de vous loger sur East Hastings, dans le Downtown Eastside, si vous le pouvez. La pauvreté y est importante et la drogue omniprésente.

Pour télécharger une carte touristique de Vancouver, c’est ici.

Les pistes cyclables sont nombreuses et bien pensées à Vancouver, il est tout à fait possible de visiter la ville en vélo. Les transports en commun sont également très pratiques et desservent la plupart des attractions touristiques. Si vous souhaitez prendre le bus, prenez de la monnaie avec vous : les chauffeurs ne font pas le change. On peut aussi payer par carte de crédit. Un billet est valable pour 90 minutes et coute environ 3$. Toutes les infos sur les transports en commun sont disponibles ici.

Les taxis sont relativement bon marché (environ 10$ pour traverser le centre-ville, 35$ pour venir depuis l’aéroport). Il existe des app pour commander un taxi : E-Cab ou Kater, par exemple, mais je ne les ai jamais testées. Uber n’existe pas à Vancouver.

Combien de temps rester à Vancouver ? Un séjour de deux ou trois jours est idéal, afin de pouvoir profiter pleinement de la ville et de ses alentours. Mais une journée sera suffisante pour vous donner un aperçu des principales attractions.

Un peu d’histoire…

Je suis gentille, je vais vous épargner la version longue. Si vous voulez en savoir plus, direction le Museum of Vancouver ou les visites guidées de Tour Guys (en anglais).

Vancouver est située sur le territoire traditionnel des Premières Nations Squamish, Musqueam et Tseil-Wauluth, membres du groupe linguistique des Salishs de la côte. Les ancêtres de ces groupes se sont établis dans la région il y a plus de 8 000 ans. Les premiers Européens à découvrir la région sont José Maria Narváez, un explorateur espagnol en 1791 et le capitaine George Vancouver, un navigateur anglais, un an plus tard.

Dans les années 1860, des milliers de mineurs, en majorité californiens, inondent la région, attirés par la ruée vers l’or dans les monts Cariboo, au nord-est. Vancouver voit officiellement le jour en 1886, lorsque la Canadian Pacific décide d’en faire un terminus pour son chemin de fer. La ville est alors baptisée en l’honneur du navigateur anglais George Vancouver.

Quelques mois à peine après sa création, un terrible incendie détruit la ville. Cependant, elle est vite reconstruite et en 1887, un premier train arrive et la ville devient prospère. Elle ne cessera de se développer jusqu’à aujourd’hui.

Quel budget ?

Le coût de la vie au Canada est globalement plus élevé qu’en France et en Belgique. Pour l’hébergement, comptez 50$ pour une auberge de jeunesse, et jusque 200$ pour un hôtel un peu plus chic. Faire ses courses au supermarché est bien plus cher qu’en Europe. Si vous avez un budget serré, privilégiez les grosses enseignes comme Walmart et No Frills. Les plats au restaurant tournent autour de 15$, taxes et pourboire non compris. Les prix affichés s’entendent hors taxes (ajoutez 12% en Colombie-Britannique), et hors pourboire (15% minimum). Les nombreuses attractions (ponts suspendus, téléphériques, aquariums, etc.) sont plutôt chères également : au moins 30$ par personne, souvent plus.

On n’oublie pas son parapluie !

Attention : entre octobre et mars, il pleut beaucoup à Vancouver, presque six fois plus qu’en Belgique (oui, c’est impossible, mais Vancouver le fait). Les habitants ont d’ailleurs surnommé la ville Raincouver. Par contre, il y fait rarement froid : même en plein mois de janvier, la température moyenne minimale y est de 3°. La meilleure saison pour découvrir la ville est l’été, pour profiter des nombreux espaces verts, des plages et des montagnes environnantes.

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Je ne vais pas vous mentir : il pleut quand même souvent.

Quelques petites infos utiles :

  • Pour voyager au Canada, n’oubliez pas de demander votre autorisation de voyage électronique (AVE). Il s’agit de l’équivalent canadien du fameux ESTA américain. Elle coûte 7 euros et est valable 5 ans.
  • Au Canada, comme partout en Amérique, le courant électrique est de 110 volts. N’oubliez pas de vous munir d’un adaptateur.
  • Il y a 9 heures de décalage horaire entre la France et Vancouver. Quand il est 12h à Vancouver, il est 21h à Paris.

Que faire à Vancouver ?

Pour découvrir mes endroits préférés et des itinéraires sur un, deux ou plusieurs jours, rendez-vous sur mon article : “Vancouver : que faire ? Itinéraires et conseils pratiques“.

1 Comment on Vancouver : conseils pour bien préparer son voyage

Vancouver : que faire ? Itinéraires et conseils pratiques

Que l’on y reste un jour, deux jours ou toute une semaine, Vancouver a beaucoup à offrir. Alors, que faire à Vancouver ? Dans cet article, je vous propose quelques…

Que l’on y reste un jour, deux jours ou toute une semaine, Vancouver a beaucoup à offrir. Alors, que faire à Vancouver ? Dans cet article, je vous propose quelques idées et des itinéraires pour découvrir la ville. Et si vous voulez des conseils pour bien préparer votre voyage, c’est par ici.

Carte de Vancouver
Vancouver se trouve tout à l'Ouest du canda, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière américaine.

Vancouver en un jour : les incontournables

Commencez la journée par une petite promenade dans Gastown, le cœur historique de la ville. Saluez la statue de John « Gassy Jack » Deighton, personnage haut en couleur qui a donné son nom au quartier (Gassy’s Town). Il est représenté debout sur un tonneau de whisky, à l’emplacement où fut construit en 1867 le Globe Saloon, l’un des premiers de la ville. Ne manquez pas, en face, l’hôtel Europe, bâti en 1908. À l’époque, il s’agissait du premier hôtel construit à l’épreuve du feu dans l’ouest du pays. Arrêtez-vous ensuite devant la Steam Clock, une horloge à vapeur construite en 1977 (et oui, elle n’est pas si vieille que ça !) qui siffle et émet des petits jets de vapeur tous les quarts d’heures en faisant « ding-dong ». Vous trouverez également dans le quartier une multitude de petites boutiques de mode et de galeries d’art pour ramener des souvenirs si vous le souhaitez.

Continuez ensuite la balade jusqu’au Waterfront pour admirer la jolie vue sur l’océan et les montagnes depuis Canada Place. Admirez Digital Orca, une statue d’orque pixellisée, ainsi que les nombreuses autres œuvres disséminées sur les quais. Une loi oblige tous les projets résidentiels majeurs à investir dans l’art urbain, à raison de 1,81 $ par pied carré (oui, on parle en pied carré ici. Non, je ne sais pas non plus à quoi ça correspond. J’ai abandonné). Les œuvres d’art sont donc présentes partout en ville (et parfois un peu… particulières).

Vous voulez en savoir plus sur l’histoire de ces quartiers ? Réservez une visite gratuite avec Tour Guys : leurs guides sont excellents et les balades très intéressantes. 

la statue de John « Gassy Jack » Deighton
Salut, Gassy Jack !

De Canada Place à Stanley Park

Vous avez un peu de temps ? Prenez le ferry jusque Lonsdale, juste en face, d’où vous aurez une jolie vue sur Vancouver. Il vous en coutera le prix d’un ticket de bus (3$). Et si vous aimez prendre un peu de hauteur, montez-en haut du Vancouver Lookout pour 18$. Vous avez les moyens de vous faire plaisir ? Montez à bord d’un hydravion pour un survol de la ville. L’expérience est incroyable et en vaut vraiment la peine !

Mangez un bout sur la terrasse du Tap & Barrel, puis mettez-vous en quête d’un vélo : vous allez en avoir besoin pour découvrir Stanley Park et son magnifique Seawall (chez EzeeRiders SeaWall, par exemple (30$ la demi-journée) ou chez Urban Waves). Stanley Park, c’est le poumon vert de Vancouver. Avec ses 400 hectares de verdure, ses sentiers de randonnées, de VTT, ses aires de jeux, ses pistes cyclables, ses plages, ses jardins botaniques et ses lacs, il y en a pour tous les gouts ! Les Vancouvérois s’y retrouvent souvent le week-end pour un pique-nique ou un barbecue. Vous y apercevrez des écureuils, des oies sauvages, des ratons laveurs et peut-être même si vous avez de la chance un castor ou un coyote (mais surtout des oies et des écureuils).

Seawall Vancouver
Promenade hivernale sur le Sea Wall. Oui, avec un peu de contre-jour. Mais un joli coucher de soleil.

En vélo, Aldo !

Commencez votre promenade à vélo à Coal Harbour pour admirer la marina et la skyline, puis poursuivez jusqu’aux Totem Poles, à Brockton Point. Vous y découvrirez les œuvres d’artistes de plusieurs peuples dont les Salish du littoral, les Squamish, les Musqueam et les Tsleil-Wautuh. Continuez ensuite jusqu’au Lions Gate Bridge, tout en observant l’océan : vous y verrez probablement quelques phoques. Le Lions Gate Bridge est un élégant pont suspendu, construit en 1938, pour franchir le Burrard Inlet et relier ainsi la riche banlieue de West Vancouver au centre-ville. Pour l’anecdote, le pont fut la propriété privée de la célèbre famille brassicole irlandaise Guinness. Montez (à pied) jusque Prospect Point pour faire quelques photos, puis poursuivez jusque Third Beach et English Bay, deux jolies plages où vous pourrez vous reposer un peu si vous le souhaitez.

Vous avez un peu de temps ? Continuez la boucle du Seaside Greenway jusque False Creek (Hornby Street), où vous pourrez prendre le petit ferry pour Granville Island avec votre vélo pour quelques dollars. Granville Island est l’un de mes endroits préférés à Vancouver. On y trouve un grand marché couvert, où une centaine de producteurs locaux vendent leurs délicieux produits dans un joyeux brouhaha, mais aussi de nombreuses boutiques d’artisanat, des galeries d’art, des théâtres, et une micro-brasserie particulièrement agréable, Granville Island Brewing.

Lourds de quelques kilos supplémentaires, reprenez votre vélo, le ferry et retournez à votre point de départ, en passant par Hornby Street. En chemin, ne manquez pas de vous arrêter au Vancouver Art Gallery (gratuit le mardi soir), dont la collection permanente compte plus de 11000 œuvres. Depuis la place derrière le musée, vous pourrez admirer les plus vieux – et luxueux – hôtels de la ville : le Fairmont et le Georgia. Si vous avez encore quelques minutes, ne manquez mon bâtiment préféré, le Marine Building, un des plus beaux exemples d’architecture Art Déco au monde avec sa déco pour le moins onirique.

Boucle à vélo à Vancouver
Une boucle d'une quinzaine de kilomètres bien sympathique, à faire en vélo.

Vancouver en deux ou trois jours

Si vous avez la chance de passer plusieurs jours à Vancouver, partez à la découverte de Kitsiliano, de ses boutiques branchées et de ses jolies plages, Spanich Banks et Jericho Beach (et si vous aimez être tout nu, aventurez-vous jusque Wreck Beach). Vous serez alors tout près du Museum of Anthropology, particulièrement intéressant pour en apprendre davantage sur les Premières Nations et l’histoire de la région. Plusieurs visites guidées sont programmées chaque jour : consultez les horaires sur leur site avant votre visite. Le Museum of Vancouver est également très intéressant, avec sa belle collection d’objets et ses reconstitutions d’intérieurs nord-américains.

Totem Stanley Park
Un totem de Stanley Park.

S’il vous reste encore un peu de temps, n’hésitez pas à prendre la voiture et à vous éloigner un peu du centre-ville : ce qui fait le charme de Vancouver, ce sont surtout ses alentours. Vous pouvez par exemple vous rendre au Lynn Canyon. Avec son petit pont suspendu et ses jolies promenades en forêt humide, le long d’une rivière, le parc offre une halte rafraichissante, loin de l’agitation de la ville. Le Lighthouse Park (West Vancouver) offre quant à lui de jolis points de vue sur la ville et sur l’océan (prenez le sentier Arbustus jusqu’au Eagle Point pour une vue sur le Lions Gate).

Je vous déconseille Capilano Bridge : c’est très cher (53$) pour ce que c’est (un pont suspendu où 100 touristes se pressent en même temps). Si vous souhaitez tout de même y aller, soyez les premiers, à l’ouverture à 8h. Pour une jolie excursion, privilégiez la Sea To Sky Gondola, à une heure de route de Vancouver (en maintenance à l’heure où j’écris ses lignes, réouverture prévue au printemps 2020). Cher aussi, mais plus intéressant.

Sea To Sky Gondola
La jolie vue depuis le haut de la Sea To Sky Gondola. On peut aussi monter à pied jusqu'au sommet (7.5 km et 918 mètres de dénivelé) et redescendre en télécabine (15$).

Fan de street-art?

Voilà plusieurs années que la ville organise un festival du street art au mois d’aout, le Vancouver Mural Festival, et de nombreuses et magnifiques fresques décorent les quartiers de Mount Pleasant et Strathcona. Une carte interactive reprenant toutes les œuvres est disponible ici.

"Failure to communicate", par iHEart. Cette fresque se trouve dans une back alley près du croisement entre Main Street et la E 8th Avenue.

Fan de cinéma ?

Troisième ville de l’industrie audiovisuelle nord-américaine après Los Angeles et New York, Vancouver accueille 10% de la production hollywoodienne. Quelques exemples de films et séries tournés ici ? X-Men 2, La Planète des Singes, Mission: Impossible – Protocole fantôme, TRON : Legacy, Juno, Watchmen, Fifty Shades of grey, … Si cela vous intéresse, il existe des visites sur le thème du cinéma, qui vous emmèneront sur les lieux des tournages de ces films et vous raconteront plein d’anecdotes intéressantes à replacer plus tard dans la soirée, histoire de briller en société.

Fan de sport ?

Pourquoi ne pas réserver des billets pour un match de hockey avec les Canucks de Vancouver ? Ou un match de football canadien avec les BC Lions ? Ambiance garantie !

Vancouver en famille

Vos enfants en ont marre d’arpenter les étals du marché du Granville et de visiter des vieux bâtiments ? Vous n’avez trouvé personne les garder tandis que vous goutiez tranquillement toutes les bières de la ville ? Emmenez-les pour une petite pause aquatique à la piscine en plein air de Kitsiliano, longue de 140 mètres. Ca devrait les fatiguer un peu.

Et si la météo n’est pas de la partie, direction le Science World (aka La Grosse Boule), où des dizaines d’expériences toutes plus funs les unes que les autres les attendent. Autre option : Vanacqua, l’aquarium de Vancouver, où ils pourront observer une multitude de poissons, d’étoiles de mers, quelques phoques en convalescence et même des loutres !

La Grosse Boule
La Grosse Boule.

Do you speak mandarin?

Vancouver est une ville cosmopolite : près de la moitié des gens qui y vivent sont nés ailleurs. La ville a également la plus forte proportion d’Asiatiques par habitant de toutes les villes d’Amérique du Nord. Le Chinatown de Vancouver est d’ailleurs l’un des plus importants d’Amérique du Nord. Pour en apprendre davantage sur ce quartier et sur l’histoire (pas toujours jolie) de l’immigration asiatique à Vancouver, réservez une visite guidée gratuite avec Tour Guys.  

Si vous êtes dans le coin, faites une halte au Sun Yat-Sen Chinese Garden, un havre de paix construit dans le style d’un jardin de la dynastie Ming (14$ tout de même). Et goutez quelques pâtisseries chinoises chez New Town Bakery : un délice !

A table !

Selon plusieurs magazines, la ville ferait partie des meilleures destinations culinaires au monde. Pour découvrir mes restos préférés, c’est par ici.

Coucher de soleil sur Vancouver
Photo by Mike Benna on Unsplash.
2 Comments on Vancouver : que faire ? Itinéraires et conseils pratiques

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