Julie, une fois

Julie, une fois

Todi-sol-voye, comme dirait ma mamy.

Voyager

Ces quinze dernières année, j’ai eu l’occasion de visiter de nombreux pays

Cinq choses qui m’agacent au Canada

Que les choses soient claires : j’adore le Canada. J’en parle d’ailleurs ici. Mais je dois avouer qu’il y a quand même quelques petites choses qui m’irritent au pays des caribous….

Que les choses soient claires : j’adore le Canada. J’en parle d’ailleurs ici. Mais je dois avouer qu’il y a quand même quelques petites choses qui m’irritent au pays des caribous. (Outre le fait qu’ils sont plutôt rares, les caribous).

Feuille d'érable
Cette photo. Je n'en peux plus de cette photo. Laissez tranquilles les feuilles d'érable, par pitié ! Photo by Guillaume Jaillet on Unsplash.

Le cout de la vie

Vancouver est chère. Les loyers sont chers, y faire ses courses est cher… Et les salaires ne suivent pas (sauf si vous bossez dans l’IT, oui, d’accord). Ce qui entraine pas mal de déceptions chez les nouveaux arrivants, qui ne parviennent pas à profiter pleinement des attraits de la ville. Difficile par exemple d’avoir son propre appartement ou d’acheter une voiture si l’on vit seul. Et ne parlons pas de devenir propriétaire. Conséquence : les immigrants n’y restent souvent pas plus de quelques années. Difficile donc d’y créer des relations durables, entre les arrivées et les départs des un-e-s et des autres.

Le sucre

Je pourrais dire : la nourriture en général. Mais je m’y habitue tout doucement. Donc je ne parlerai que du sucre : pourquoi en mettre autant, dans tout, tout le temps ? C’est simple : depuis que je vis ici, j’ai arrêté de commander des desserts au restaurant. Et surtout, surtout, je n’achète plus ces jolis gâteaux qui semblent tellement bons au magasin. Ils ne le sont pas. Ils sont juste trop sucrés.

Oui, ils sont jolis. Mais rendez-vous service : n'y goutez pas. Photo by Brooke Lark on Unsplash.

Le respect de l’environnement

Quand j’étais petite, on me rappelait souvent de couper l’eau du robinet lorsque je me brossais les dents, d’éteindre les lumières en sortant d’une pièce. Lorsque j’ai rénové ma maison, j’ai fait installer du double-vitrage, j’ai isolé les murs et acheté une chaudière au gaz à condensation. En 2017, les sacs plastiques ont été interdits dans les magasins en Belgique. Bref, limiter mon impact environnemental était quelque chose d’assez normal pour moi.

Puis je suis arrivée au Canada. Simple vitrage partout, murs à peine plus larges qu’une main, lumières allumées dans les bureaux la nuit, gros 4X4 dans les rues, sacs en plastique à la pelle dans les magasins. Waouh. Au début, ça fait un choc. Et puis, on relativise un peu… La production électrique est beaucoup plus verte ici qu’en Europe : 60% vient de l’hydroélectrique. Du coup, ça pollue effectivement moins. Et puis, heureusement, de gros efforts sont faits pour limiter l’usage des plastiques à usage unique.

Le Ghosting

Ce terme fait référence à un fantôme qui apparaît et puis *pouf*, qui disparaît, dans une relation amicale ou professionnelle. Je m’explique : la plupart des Canadiens détestent les conflits. C’est comme ça. C’est éducationnel, culturel, tout ce que l’on veut mais quoiqu’il en soit, beaucoup ne savent pas exprimer clairement leur désaccord (pardon, pardon pour la généralisation, mes amis canadiens je vous aime quand même). Du coup, ils risquent de vous ghoster, du jour au lendemain, sans réelle explication. Vous allez boire un café avec un employeur super emballé par votre CV, et puis plus aucune nouvelle ? C’est normal au Canada. Vous invitez vos collègues à un diner, et personne ne vient ? Ça aussi, ça arrive.

Chaton mignon
Je mets un chaton pour détendre l'atmosphère. Image par Dimitri Houttem sur Pixabay.

Les machines à laver

Oui, cela fait vraiment partie de mon top 5. Oui, c’est triste, mais je rêve de linge qui sent bon, propre et en bon état. Au Canada, beaucoup de machines ont un chargement par le haut. Or, ce type de machine abime énormément les vêtements (ceux-ci sont « étirés » dans tous les sens lors du lavage). Ensuite, les machines à laver canadiennes ne chauffent pas l’eau : elles utilisent l’eau chaude « courante » (en consommant beaucoup plus d’eau au passage, près du triple de nos machines européennes). Il est donc impossible de laver son linge à haute température pour en faire partir les taches difficiles. Voilà voilà où j’en suis dans ma vie à 34 ans. On a les problèmes qu’on mérite.

Femme assise devant une machine à laver
Ah oui, c'est très joli. Mais ça ne lave pas. Image parStockSnap sur Pixabay.

Dans cet article, je vous ai livré mon top 5 des choses qui m’énervent le plus au Canada. Mais il faut reconnaitre que j’aime bien râler (ça me fait penser que j’ai oublié de râler sur le peu de congés payés ! 10 jours !). En vrai, je ne retournerais en Belgique pour rien au monde. J’aime ce pays d’amour, et je vous explique d’ailleurs pourquoi ici.

Et vous, quelles sont les choses qui vous agacent le plus dans votre pays?

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Cinq choses que j’adore au Canada

Bon, c’est vrai que j’ai tendance à râler beaucoup… Mais qu’est-ce que j’aime le Canada ! Dans cet article, je vous parle des cinq choses que j’apprécie le plus ici….

Bon, c’est vrai que j’ai tendance à râler beaucoup… Mais qu’est-ce que j’aime le Canada ! Dans cet article, je vous parle des cinq choses que j’apprécie le plus ici. Et non, le sirop d’érable n’en fait pas partie.

Coeur dans la buée
Un peu d'amour. L'amour, c'est bien. Photo by Michael Fenton on Unsplash

La politesse et l’honnêteté des Canadiens

Ici, personne ne klaxonne quand tu ne réagis pas assez vite au feu vert. Personne ne te dépasse dans la file au magasin. On t’interpellera même gentiment en te signalant que c’est ton tour, si tu es dans la lune. Personne ne te bousculera, personne n’élèvera la voix. Aussi, tu peux oublier ton téléphone sur une table dans un café, et revenir deux heures plus tard le chercher : il sera toujours là. Dans les grands magasins, certaines marchandises sont exposées après les caisses, ou à l’extérieur, sans que personne ne songe jamais à le voler (bon ok, peut-être que certains y songent, mais très peu le font).

Me promener dans la rue sans être harcelée

Quand j’habitais en Belgique, je détestais devoir rentrer seule chez moi la nuit. Il n’était pas rare qu’une voiture me suive, ou que des types bizarres se mettent sur mon chemin pour réclamer mon numéro de téléphone, me faire des propositions explicitement sexuelles ou simplement me montrer leurs organes génitaux (merci, vraiment). Il ne se passait pas une journée sans que je me fasse interpeller, « complimenter » ou insulter. Sans que l’on commente ma façon de m’habiller, de me tenir, de parler. Bref, j’étais devenue experte en changement de trottoir, tenues de camouflage et regard fuyant, l’idée étant d’éviter les confrontations. Puis je suis arrivée à Vancouver. J’ai découvert que l’on pouvait se promener saoule/en mini-jupe/à deux heures du matin/dans des ruelles sombres (et même tout ça à la fois) sans se faire importuner. Quelle libération ! J’ai découvert ce que ça faisait de ne plus avoir peur. De s’habiller comme on veut. De ne plus devoir toujours avoir des clefs dans son poing fermé le soir, pour pouvoir frapper en cas d’agression. De ne plus devoir ruser en faisant semblant d’appeler quelqu’un au téléphone.

Le genre de passage dans lequel je ne me risquerais pas en Europe. Photo by Hin Bong Yeung on Unsplash

La nature

Je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles nous ne pourrons plus jamais revenir en Belgique. En Europe, tout est si dense, si concentré. La nature n’a pas la place pour se déployer. Ici, nous vivons au milieu de la nature. Elle est partout, omniprésente. Encore plus depuis que nous vivons à Whitehorse, bien sûr. Nous passons nos week-ends à explorer les montagnes environnantes, nous profitons du moindre instant pour aller jouer dehors. Nous faisons du camping, des feux de camp, des road-trips. Avec nos copains, nous prévoyons plus souvent des randonnées que des soirées arrosées. Bref, nos vies sont devenues beaucoup plus zen, plus connectées à la nature. Et ce n’est pas un problème de faire des centaines de kilomètres pour se rendre quelque part : les routes sont tellement belles !

Route devant le Kluane Park
Des paysages comme ça, ça donne envie de se lever tôt le matin, non ?

Les services publics

Au Canada, l’eau du robinet est gratuite. Des fontaines à eau sont d’ailleurs présentes un peu partout à Vancouver, ainsi que des toilettes et des douches publiques. Des terrains de sport (tennis, volley, basket…) sont mis à disposition gratuitement dans les parcs. A Whitehorse, le Centre sportif de la ville propose des abonnements familiaux, avec accès à tous les sports et cours collectifs (piscine, patinoire et garderie pour les plus jeunes comprises) pour moins de 80 euros ! A Vancouver, tous les trottoirs sont aménagés pour les personnes à mobilité réduite, et la ville a été parfaitement pensée pour les cyclistes. Les parcs sont nombreux et bien entretenus. Bref, les services publics sont vraiment excellents !

L’eau gratuite

J’en ai déjà un peu parlé dans le point précédent, mais j’insiste : quel plaisir d’avoir de l’eau gratuite dans les bars et les restaurants ! C’est la première chose que l’on te sert quand tu arrives quelque part. Et personne ne te regardera de travers si tu ne commandes rien d’autre pour accompagner ton lunch. C’est normal (et ok) de ne pas boire d’alcool. Personne n’insistera lourdement ou te demandera si tu es enceinte.

Glass of water
En Belgique, ce verre te couterait au moins deux euros. Photo by Clint McKoy on Unsplash

Vous l’avez compris, pas question pour nous de retourner en Belgique de sitôt. On adore le Canada… Même si quelques petites choses me font parfois râler !

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Se loger à Vancouver

Vous souhaitez venir vivre à Vancouver ? Excellente idée. Les plages, les montagnes, les bons petits restos, la coolitude, le ski après le boulot … Mais aussi, malheureusement, les loyers exorbitants….

Vous souhaitez venir vivre à Vancouver ? Excellente idée. Les plages, les montagnes, les bons petits restos, la coolitude, le ski après le boulot … Mais aussi, malheureusement, les loyers exorbitants. (Désolé si je suis celle qui vous l’apprend). Se loger à Raincity n’est pas facile. Pas facile, mais possible ! Dans cet article, je vous donne quelques conseils pour trouver l’appartement de vos rêves (bon, ok, de vos presque rêves adaptés à votre budget) dans la jungle immobilière vancouvéroise.

C’est quoi, le problème ?

Le problème c’est que l’offre immobilière est assez limitée, et que de nombreux nouveaux immigrants arrivent chaque jour. Du coup, certains proprios se permettent tout et n’importe quoi : loyers hors de prix, « chambre » sans fenêtre ni même place pour un lit, appartement vétuste, humide, mal isolé… Préparez-vous à visiter des immeubles moches, voire insalubres. Mais rassurez-vous : il est aussi possible de dénicher la perle rare, avec un peu de chance et beaucoup de réactivité.

Building Vancouver
Veux-tu vivre dans une grande tour ?

Le budget

On ne va pas se mentir, se loger à Vancouver, c’est plutôt cher. Mais comparable à de grandes villes européennes comme Paris, ou Bruxelles. Le loyer moyen pour un appartement une chambre est de 1900$ (soit 1300 euros), 2600$ pour un deux chambres (1750 euros). Dans le centre-ville (Downtown), les loyers moyens atteignent 2200$ pour les appartements une chambre. Si l’on s’éloigne un peu, les loyers diminuent. A Marpole, tout au Sud, on peut trouver un une chambre pour 1500$.

Si vous êtes seul-e et ne travaillez pas (encore) dans la dernière start-up à la mode, la meilleure alternative reste la collocation, très répandue ici.  On trouve des chambres dans le centre-ville à partir de 700$. Attention tout de même : certains ne se gênent pas pour proposer des « dens » (des cagibis, quoi) sans fenêtre si même réelle porte pour 600$. Bref, ne louez rien sans avoir visité au préalable.

Dans quel quartier ?

Les quartiers les plus recherchés par les expatriés sont Downtown, pour ses gratte-ciels, ses bars et ses restos (surtout dans Gastown), Kitsiliano pour sa proximité avec la plage et son côté « village », et West End, qui combine un peu tout ça.

Si ça ne vous dérange pas de prendre le Skytrain pour vous rendre au centre-ville, vous pouvez aussi viser la « banlieue ». Burnaby et New Westminster, par exemple, offrent un bon compromis pour celles et ceux qui veulent profiter de Vancouver sans se ruiner en loyer.

Quant à moi, si je devais choisir un quartier où vivre à Vancouver, ce serait soit Mount Plaisant, soit les alentours de Commercial Drive : des loyers abordables, une position centrale et une vie de quartier riche (plein de bars et de restos sympas, en d’autres termes, mais aussi des magasins bios et des boutiques vintages qui ravissent la bobo en moi).

Kitsiliano
Le joli quartier de Kitsiliano.

Où chercher ?

Vos principaux alliés dans votre quête de l’appartement parfait seront Kijiji, Craiglist et Facebook Market. Il existe également d’autres sites spécialisés comme Zumper, ainsi que de nombreux groupes Facebook comme For Rent Vancouver. Un conseil ? Soyez rapide ! A Vancouver, les annonces immobilières restent rarement plus de trois jours en ligne. Si un bien vous intéresse, soyez prêt à le visiter le jour-même. Et si vous êtes toujours intéressé après la visite, ne réfléchissez pas trop et sautez sur l’occasion, ou elle pourrait vous passer sous le nez.

Vous l’aurez compris : il vous sera difficile de trouver un bien à distance, ou longtemps à l’avance. Si, comme moi, vous êtes une stressée de l’organisation, ce sera un mauvais moment à passer. Mais le marché de l’immobilier à Vancouver est tellement volatil que le plus simple est d’être sur place, quitte à prendre un logement provisoire pour vos premières semaines (sur Airbnb par exemple).

Pour notre part, nous avons trouvé un appartement une chambre en moins d’une semaine, sur Beach Avenue, avec une merveilleuse vue sur l’océan, pour 1800$. Nous avons visité cinq appartements avant de faire notre choix.

View from our appartment
La vue depuis notre appartement était "pas mal'.

Comment ça se passe ?

Vous avez trouvé LA super occasion, l’appartement mignon et pas trop cher qui vous convient parfaitement ? Well done. Mais il va encore peut-être vous falloir jouer des coudes pour être certain-e de l’obtenir. Mon conseil ? Faites le chèque pour le deposit (la garantie locative, souvent un demi-mois de loyer) le plus vite possible. Aussi, le propriétaire peut vous demander des preuves d’emploi et des références d’anciens propriétaires : pensez à avoir ces documents avec vous. On vous demandera également peut-être un credit check (un historique de crédit, disponible si vous avez une carte de crédit nord-américaine) ou une preuve de fonds suffisants.

Notez que la signature d’un bail n’est pas obligatoire en Colombie-Britannique. On vous fera donc parfois signer un Residential Tenancy Agreement, parfois non. Les relations entre propriétaires et locataires sont régies par le Residential Tenancy Act. En cas de litige avec votre propriétaire ou en cas de doutes sur la législation, vous pouvez contacter le Residential Tenancy Branch.

Eau, électricité et Internet

L’eau est gratuite partout au Canada, vous ne devez donc pas vous en soucier. Il vous faudra par contre ouvrir un compte auprès de l’unique fournisseur d’électricité, BC Hydro. L’électricité est très bon marché : nous payions environ 20$ par mois pour notre appartement. Les charges et le gaz étaient comprises dans notre loyer.

L’accès à Internet est par contre assez cher : comptez au minimum une cinquantaine de dollars par mois. Il existe une multitude de fournisseurs, tous proposant des offres différentes. A vous de choisir ce qui vous convient.

Meublé ou non meublé ?

De nombreux nouveaux arrivants, par facilité, choisissent des appartements fully furnished (meublé). C’est clair, c’est plus simple ! Pas de prise de tête pour aller chercher des meubles partout dans la ville, pas besoin de les déménager ou de les revendre plus tard. Néanmoins, je ne conseille pas vraiment cette solution. Premièrement, parce qu’un appartement meublé vous coutera facilement 200$ de plus chaque mois. Ensuite, parce que ça ne sera pas forcément à votre gout.

Le marché de la seconde main à Vancouver est absolument formidable : on trouve de très belles choses à tout petits prix sur Facebook Market, ou encore dans les Thrift Store (mon préféré : Wildlife). Pour notre part, nous avons réussi à meubler entièrement notre appartement (chambre complète, salon avec divan-lit et coin cuisine) pour moins de 2000$. Argent que nous avons récupéré en vendant nos meubles à notre départ.

Si vous préférez acheter du neuf, il existe deux magasins Ikea pas très loin du centre, l’un à Coquitlam, l’autre à Richmond. Enfin, n’oubliez pas que l’on peut se faire livrer à peu près tout par Amazon.

Seconde main
On a presque tout acheté en seconde main.

Bonne installation !

Voilà, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne installation et une belle expérience canadienne ! Si vous voulez en savoir plus sur la nôtre, faites un tour ici, ou encore sur notre bilan après un an.  

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Immigration au Canada : le bilan après un an

Il y a un an jour pour jour, nous débarquions à Vancouver, avec nos quatre valises, un papier avec l’adresse de notre Airbnb et pas grand-chose d’autre. Un PVT pour…

Il y a un an jour pour jour, nous débarquions à Vancouver, avec nos quatre valises, un papier avec l’adresse de notre Airbnb et pas grand-chose d’autre. Un PVT pour Séra, un statut de touriste pour moi. On découvrait la ville, en s’arrêtant tous les dix mètres pour photographier les buildings, les bus scolaires, les camions, les publicités, les panneaux routiers (ok, je photographie toujours les bus scolaires). On s’étonnait de tout, de la politesse des gens, des paysages, de la nourriture, des rues si organisées, de l’odeur de la weed un peu partout, des gros pick-ups et des pubs pour la chirurgie esthétique sur les abribus.

Très vite, on a trouvé un appartement, du boulot, on s’est fait des copains (si ça t’intéresse, je raconte tout ça ici). On a apprivoisé cette grande ville, on a testé pas mal de restos et de bars, on s’est levé tôt pour escalader les montagnes, on a fait du bénévolat parce que c’est normal ici, on a arrêté de râler sur la qualité du pain et du fromage, on a appris à dire combien on mesure en feet. On a essayé tous les musées de la région parce qu’on avait des pass gratuits, on a joué les touristes, et aussi les touristes blasés. On a aimé cette ville, on l’a détestée aussi. Entre-temps, on a obtenu notre RP, on a repassé nos permis de conduire (vive la Belgique !), on a acheté une voiture.

Un an après notre déménagement au Canada, où en est-on ? Avons-nous atteint nos objectifs ? Dans cet article, on fait le bilan. (Calmement, en s’remémorant chaque instant) (Il n’y a pas de raison qu’il n’y ait que moi qui aie la chanson en tête) (Tu ne vois pas de quelle chanson je parle ? Tu es trop jeune, va-t’en).

Julie et Séraphin au Canada
Coucou !

Objectif n°1 : devenir parfait bilingue

Hum. Comment dire ? Bof. On avait choisi de venir dans une région anglophone pour booster notre anglais. Mais je travaille dans le milieu francophone depuis mon arrivée ici (dans la communication, et dans l’enseignement du français), et Séra a gardé son travail en Belgique pendant onze mois. Nos amis ici sont francophones (par facilité probablement). Au final, nous pratiquons assez peu l’anglais, mis à part avec nos équipes d’Ultimate Frisbee, nos voisins et lorsque nous sortons. Alors, oui, nous avons progressé : il ne m’arrive (presque) plus jamais de ne pas comprendre ce qu’on me dit et je lis maintenant couramment en anglais. Mais de là à être bilingue… Il y a encore du boulot ! Prochain objectif : suivre les cours d’anglais gratuits proposés par le Gouvernement aux nouveaux immigrés au Canada (Programme LINC), puisque maintenant que je suis résidente permanente, j’y ai droit.

Objectif n°2 : explorer de nouvelles pistes professionnelles

Ça n’a pas été de tout repos, on est passé par des hauts et des bas, mais clairement, oui, objectif atteint. Mon boulot en Belgique était vraiment exceptionnel, avec une équipe en or et un bon salaire, c’est donc parfois difficile pour moi de recommencer « en bas de l’échelle », avec peu de responsabilités. Mais j’ai trouvé rapidement du boulot dans mon domaine, ce qui est déjà bien. J’ai également fait de belles rencontres et pu me lancer comme enseignante de français langue étrangère (au Collège Educacentre). Bref, cette année m’a permis d’apprendre de nouvelles choses, de rompre avec mon train-train quotidien et de mieux me connaitre, tout en me faisant une première expérience professionnelle au Canada.

Séra a quant à lui un peu galéré. Il a continué à travailler pour son précédent employeur en Belgique pendant onze mois, avant d’enfin trouver un boulot au Canada. Il a décidé de réorienter sa carrière en arrivant ici, passant de gestionnaire de projets IT à programmeur (l’idée étant de se diriger vers un métier de plus en plus nomade). Au final, il a atteint pleinement son objectif : devenir développeur au Canada.

A la conquête de l'Amérique !

Objectif n°3 : changer de vie

Bon, là, clairement, objectif atteint. Même si on se rend compte qu’on a tendance à vite se réinstaller dans des routines et à overbooker nos agendas comme avant (si toi aussi tu es hyperactif, tape dans les mains), nos vies sont totalement différentes. On a troqué les week-ends festifs et souvent trop alcoolisés (bah oui) contre des magnifiques randos et des soirées autour du feu. Finis, les soupers avec les copains qu’on continue à voir surtout par habitude. Finies, les obligations, les contraintes. On fait ce que l’on veut, quand on veut (et ça implique souvent du camping. Ok, et des bières). Bon, à côté de ça, nos proches nous manquent beaucoup. Mais on prend le temps de les appeler chaque semaine, on se parle beaucoup par message. Finalement, certaines relations gagnent en profondeur. Il y a un tri qui se fait naturellement. On se rapproche d’amis dont on s’était un peu éloigné. On prend de la distance par rapport à d’autres. On évolue, et nos relations aussi.

La vie ici est différente. Je peux me promener en mini-short et décolleté plongeant à deux heures du matin dans une rue sombre, et personne ne m’ennuiera. Je me sens en sécurité, partout, même dans les coins les plus « difficiles » comme East Hastings. Les toilettes sont souvent mixtes, l’inclusion des femmes dans le sport est une priorité pour de nombreux clubs, les politiques antidiscrimination au travail sont fortes : pour la féministe que je suis, c’est un petit paradis. Et puis la ville est tellement inclusive, bien pensée, avec ses pistes cyclables qui la sillonnent de toute part et son réseau de transports en commun efficace et rapide.

A côté de ça, on n’en peut plus du bruit, surtout dans les restos : les gens parlent très fort, il y a tout le temps de la musique, des télés allumées qui diffusent les derniers matchs, bref, c’est l’enfer pour les gens qui aiment le silence, comme moi. Et la nourriture nous rend souvent dingue : mais pourquoi mettre autant de sucre dans tout ?

Séra au Canada
Nager dans la mer un 1er janvier, est-ce vraiment une bonne idée ?

Objectif n°4 : avoir plus de temps pour nous

Objectif atteint plus ou moins, va-t-on dire. Le cout de la vie est vraiment élevé, ici. Et les jobs pas si bien payés. Du coup, j’ai dû accepter plusieurs emplois pour gagner ma vie correctement : un job à 32h/semaine, plus un contrat free-lance de 8h/semaine et des cours de français (6h/semaine). Ce qui me faisait de grosses semaines, en comparaison avec la Belgique. Mais le fait d’avoir moins d’obligations sociales nous a permis de dégager plus de temps pour notre développement personnel. J’avais pour ma part pour objectif de lancer ce blog : c’est chose faite ! Je souhaitais également m’initier à différents langages de programmation, ce que j’ai pu commencer à mettre en place grâce à Ladies Learning Code. Enfin, je voulais avoir plus de temps pour écrire, peut-être commencer un roman… Et là, on est d’accord que je n’en suis nulle part (mais bon, ça fait 20 ans que je procrastine donc ça ne m’étonne pas vraiment non plus). Séra a quant à lui mis ce temps à profit pour se former à la programmation, avec un job à la clef.

Séra et Julie au Canada
Nos week-ends sont différents.

Objectif n°5 : vivre plus près de la nature

Bof. Alors oui, on a beaucoup beaucoup plus de possibilités de s’évader le week-end, car les alentours de Vancouver sont juste magnifiques. Mais cela reste une grosse ville, avec sa pollution (relative quand même), son bruit, ses gens pressés et très accaparés par leur carrière. Bref, on se sent plus près de la nature, mais pas vraiment non plus.

Et la suite, alors ?

Celles et ceux qui me suivent sur Instagram le savent : on déménage à Whitehorse, dans le Yukon, à 2500 kilomètres au Nord de Vancouver. J’ai trouvé un emploi au sein de l’association franco-yukonnaise. A nouveau, pas de grosses responsabilités, mais une équipe qui semble super chouette. Et c’est le Yukon, là où je rêve d’aller depuis le début. Pourquoi ? Pour l’expérience. Vivre au rythme des saisons, être plus proche de la nature, connaitre enfin le vrai Canada, celui des grands espaces (et des -40°). Je vous avoue que ce changement me fait quand même un peu peur, le froid, l’isolement, tout ça (il se peut que mes prochains articles soient écrit avec un logiciel de reconnaissance vocale, mes doigts gelés étant tombés par terre). On démarre en voiture pour le Yukon le 18 septembre, et on a hâte de vivre cette nouvelle aventure !

De nouveaux objectifs ?

Oui, plein. Apprendre de nouvelles choses. Vivre plus près de la nature. Continuer d’explorer le monde et de faire vivre ce blog. Ecrire un livre (oui, je sais). Reprendre la danse. Apprendre un langage de programmation. Lancer des formations pour aider les autres à créer leurs blogs ou sites internet. Survivre à l’hiver. Rencontrer des personnes inspirantes. S’aimer. Cuisiner davantage. Méditer davantage. Arrêter de faire des listes.

Séra trouve que cet article manque d’une conclusion. Alors, je vous offre une citation.

Citation Ford
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Vancouver : mes randonnées préférées

Vous êtes amoureux des grands espaces ? Vous adorez arpenter les chemins, sac sur le dos et appareil photo en bandoulière ? Vous kiffez escalader les montagnes, les cuisses en feu…

Vous êtes amoureux des grands espaces ? Vous adorez arpenter les chemins, sac sur le dos et appareil photo en bandoulière ? Vous kiffez escalader les montagnes, les cuisses en feu et le souffle coupé ? Vous rêvez d’apercevoir un ours ? Vancouver, et sa proximité immédiate avec la nature, saura faire chavirer votre cœur de randonneur (qu’est-ce que je parle bien, quand je me concentre, hein, dis ?).

« Vancouver, c’est un vaste terrain de jeux pour adultes », entend-on souvent ici. Rien n’est plus vrai. Avec ses montagnes à perte de vue, ses vallées verdoyantes, ses lacs aux eaux turquoise, ses volcans, ses glaciers, ses rivières et ses 14 millions d’hectares de terres à explorer, la Colombie-Britannique a énormément à offrir aux adeptes des sports en plein air.

Que vous soyez installés à Vancouver depuis longtemps ou que vous y restiez seulement quelques jours, vous y trouverez toujours de quoi vous émerveiller. Pour vous aider à planifier vos escapades sportives, je vous partage ici mes randonnées préférées dans les environs de Vancouver.

Ah oui, et si vous voulez visiter Vancouver entre deux randonnées, faites un tour sur mon article « Vancouver : que faire ? Itinéraires et conseils pratiques ». Et si vous avez très faim après tout ce sport, c’est par ici.

Watersprite
Ma rando préférée : Watersprite Lake

Quelques conseils pour bien préparer vos hikes

(Oui, on dit hikes, ici).

Un hike, ça se prépare. Voici quelques règles de sécurité et de bon sens à ne pas oublier :

  • Avant de partir, renseignez-vous sur la météo et l’état des sentiers (sur Mountain Forecast par exemple). Certaines randonnées ne sont accessibles qu’en été, à cause de la neige (Garibaldi n’est accessible qu’à partir de juillet, par exemple).
  • Prévoyez suffisamment de temps pour ne pas finir de nuit.
  • Soyez correctement équipés : des chaussures de randonnée ou des baskets de trail, de l’eau en suffisance, des barres de céréales, une couverture de survie, des vêtements chauds (au moins un polaire ou une doudoune : il fait souvent froid, en haut), un sifflet, un briquet, un kit de premier soin (avec du désinfectant et des pansements en cas d’ampoules), une lampe de poche et une bombe anti-ours. Pour trouvez des conseils sur comment réagir face à un ours, c’est par ici.
  • Prévenez quelqu’un de l’endroit où vous allez et de l’heure à laquelle vous êtes censé revenir (le truc que j’oublie tout le temps, honte à moi, je ferai moins la maligne quand je serai perdue dans la montagne. Et mangée par un ours).
  • Ne nourrissez pas les animaux (même les oiseaux), ne sortez pas des chemins, reprenez vos déchets avec vous (même les déchets organiques), ne cueillez pas les fleurs… Bref : respectez la nature et minimisez votre impact.

Il existe un très bon livre qui reprend les plus beaux hike autour de Vancouver, c’est le célèbre « 105 Hikes In and Around Southwestern British Columbia » de David and Mary Macaree. Les randonnées y sont très bien décrites. Le site de Vancouver Trails est également une excellente source d’information. Enfin, si vous souhaitez bivouaquer, l’application iOverLander est absolument géniale. Attention, si vous voulez camper sur les sites les plus populaires, comme dans le Garibaldi Park, il vous faudra réserver votre emplacement des mois à l’avance.

Julie Gillet

Si vous cherchez une rando facile et des lacs turquoise (et que vous aimez la foule) : Joffre Lakes

10 km – 370 mètres de dénivelé – Plutôt facile

Située près de Pemberton, à trois heures de route de Vancouver, cette randonnée vous fera découvrir trois superbes lacs. Le premier lac est accessible en une dizaine de minutes depuis le parking. Suivez ensuite le chemin bien indiqué pour atteindre le deuxième lac, le plus beau, après environ une heure de grimpette. Le troisième lac se trouve un peu plus haut, à une vingtaine de minutes de marche.

Mon conseil : si vous souhaitez faire cette randonnée en juillet-aout, partez TRÈS tôt de Vancouver pour éviter la foule, l’idéal étant de commencer la rando vers 8h, pour arriver au dernier lac vers 10h30. Si vous partez plus tard, armez-vous de patience, vous ne serez pas seuls (et ceci est un euphémisme).

Toutes les infos: https://www.vancouvertrails.com/trails/joffre-lakes/

Joffre Lake
Prenez un air pensif devant le Middle Joffre Lake, et vous aussi soyez une star de l'Internet.

Si vous voulez une jolie rando qui grimpe bien : Garibaldi Lake

18 km – 820 mètres de dénivelé – Intermédiaire

A une heure et demie de route de Vancouver, en voilà une jolie rando, avec juste ce qu’il faut de challenge. Eaux turquoise et glaciers : ici aussi, on retrouve le combo gagnant des hikes en Colombie-Britannique. La montée se fait principalement en forêt, vous n’aurez donc pas beaucoup de points de vue, mais cela reste agréable. Petit conseil : faites le détour par Taylor Meadows pour arriver au lac, c’est vraiment sympa (surtout à la fin de l’été, quand les prairies se couvrent de fleurs). Attention, la descente peut être difficile pour les genoux sensibles. Et très monotone.

Ici aussi, prévoyez de partir tôt de Vancouver, si vous voulez être certains d’avoir une place dans le parking (si non, ce sera demi-tour, malheureusement).

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/garibaldi-lake/

Ours à Garibaldi Lake
Le gros ours que l'on a vu en faisant le détour par Taylor Meadows.

Si l’effort ne vous fait pas peur : Panorama Ridge

30 km – 1520 mètres de dénivelé – Difficile

Panorama Ridge est considérée comme LA plus belle randonnée du coin. Le hic, c’est qu’elle fait 30 kilomètres et plus 1500 mètres de dénivelé. En gros, il faut faudra monter jusqu’à Garibaldi, comme ci-dessus, et puis encore grimper, grimper, grimper. Bref, une rando réservée aux plus sportifs ! Mais la vue depuis Panorama Ridge, avec Black Tusk d’un côté, et le Garibaldi Lake de l’autre, vaut clairement l’effort.

Pour ne pas faire la rando sur une journée, une bonne alternative est de camper à Garibaldi Lake, mais les places sont chères : pensez à réserver longtemps à l’avance. Autre option : faire la rando en passant par Cheakamus Lake, avec une nuit à Helm Creek.

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/panorama-ridge/

Panorama Ridge
Photo de Madhumanti Mandal (Licence Creative Commons) car moi, je n'ai jamais été aussi haut. Faut pas déconner.

Si vous avez un 4×4 : Watersprite Lake

17 km – 660 mètres de dénivelé – Intermédiaire

Là, je vous parle de ma rando préférée préférée. Une vraie claque visuelle. De la beauté pure. Fracture nette de l’œil droit, dirait Akhenaton (le Marseillais, pas l’Egyptien). Déjà, la randonnée en elle-même est jolie, avec un passage en forêt, puis un chemin à flanc de montagne avec une belle vue sur la vallée, et enfin un peu d’escalade dans de gros blocs de pierre. Et puis, au sommet, le lac. Une merveille. Une rando assez peu fréquentée, qui plus est.

Par contre, le 4×4 est obligatoire pour s’y rendre, avec 20km de piste bien cabossée pour rejoindre le départ, depuis Squamish.

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/watersprite-lake/

Watersprite Lake
C'est beau, hein ? Et bien en vrai, ça l'est encore plus !

Si vous cherchez une belle rando accessible : Elfin Lakes

22 km – 600 mètres de dénivelé – Intermédiaire

Là aussi, je vous parle d’un de mes coups de cœur. Une randonnée magnifique, qui offre de nombreux points de vue sur les montagnes environnantes durant la montée, et deux petits lacs superbes au sommet. Pas trop de dénivelé, juste ce qu’il faut de kilomètres : un vrai plaisir d’un bout à l’autre, accessible à toutes et tous.

Les derniers kilomètres avant le départ de la rando se font sur piste et sont un peu compliqués en voiture « normale » (mais ça passe, on l’a fait). Evidemment, le mieux est d’avoir un SUV.

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/elfin-lakes/

Elfin Lake
On a fait la rando à la fin du mois d'octobre, le lac commençait à geler.

Si vous voulez jouer dans la neige, même en plein été : Iceberg Lake via le sentier 19 Mile Creek

15 km – 870 mètres de dénivelé – Intermédiaire

Une randonnée un tout petit plus peu plus technique que la précédente, non loin de Whistler, qui vous en mettra, elle aussi, plein les yeux. Si la majeure partie de la promenade se passe en forêt, le dernier quart est absolument magnifique, entre alpages fleuris et glacier. Au sommet, vous verrez quelques icebergs flottant tranquillement dans le lac. Attention : les moustiques y sont nombreux et agressifs, prenez un bon répulsif.

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/iceberg-lake/

Iceberg Lake
Jouer dans la neige, c'est rigolo.

Si vous n’avez pas de voiture : le sentier Baden-Powell, de Lynn Canyon Park à Deep Cove

12 km – 420 mètres – Plutôt facile

Bon, ce n’est pas mon hike préféré, mais c’est une chouette alternative pour celles et ceux qui n’ont pas de voiture. On peut se rendre en bus jusque Lynn Park, passer le joli pont suspendu et continuer par un sentier en forêt humide jusque Quarry Rock, un gros rocher offrant une très belle vue sur l’océan et Deep Cove (là aussi, vous ne serez pas seuls). La promenade est sympa et peut se faire presque toute l’année. Et pour terminer la journée en beauté, achetez quelques beignets chez Honey Doughnuts, à Deep Cove, il parait que ce sont les meilleurs de la région. Prenez ensuite un bus pour rentrer à Vancouver.

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/baden-powell-deep-cove-to-lynn-canyon/

Lynn Canyon
Une promenade sympa, de Lynn Canyon à Deep Cove.

Si vous vous voulez une vue sur l’océan (et un peu de challenge) : The Stawamus Chief

11 km – 600 mètres de dénivelé – Plutôt difficile

Le Chief est l’une des randonnées les plus populaires de la région, avec ses vues incroyables sur l’océan et les montagnes voisines. Elle offre quelques passages assez techniques (parfois un peu trop pour moi, les cordes, les échelles, tout ça, ce n’est pas mon truc, mais mon compagnon a trouvé ça « trop génial », je cite). La montagne a trois sommets, il est possible de faire les trois en une seule journée, mais on peut également choisir de s’arrêter après le premier ou le deuxième. Le départ se fait près de Squamish.

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/stawamus-chief/

The Stawamus Chief
Jolie vue, non ?

Parce que prendre le ferry pour aller randonner, c’est trop cool : Mount Gardner

17 km – 719 mètres de dénivelé – Intermédiaire

Franchement, ce n’est pas trop cool de prendre le ferry pour aller grimper au sommet d’une ile ? Et pas besoin de voiture. Prenez le bus jusqu’à Horseshoe Bay, montez dans le ferry, et découvrez Bowen Island après une courte traversée. Depuis le port, il vous faudra marcher deux kilomètres environ avant d’arriver au départ du hike qui vous emmènera au sommet du mont Gardner. Les indications sont assez difficiles à suivre, mais tous les chemins mènent au sommet, donc… grimpez ! Une superbe vue vous attend en haut.

Et si vous avez envie de vous faire plaisir, avant de reprendre le ferry, arrêtez-vous au Tuscany Restaurant : c’est le meilleur restaurant italien que nous ayons gouté ici !

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/mount-gardner/

Vue depuis le Mont Gardner

Si vous voulez explorer d’autres horizons : Three Brothers Mountain

21,5 kilomètres – 480 mètres de dénivelé – Intermédiaire

Si vous voulez changer d’air (ou que la météo est pourrie du côté de Squamish et Whistler) direction le Manning Provincial Park, à trois heures de route vers l’Est. Le parking pour Three Brothers, situé à plus de 2000 mètres d’altitude, permet un départ de rando dans des alpages dégagés, offrant de magnifiques paysages. Une fois arrivés au sommet, vous pourrez profiter d’une superbe vue à 360° sur les chaines de montagnes voisines. Bref, une excellente rando !

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/three-brothers-mountain/

Three Brothers Mountain
Oui, je manque d'inspiration pour les légendes.

Si vous voulez vous sentir très Vancouvérois : Grouse Grind

6 km – 853 mètres de dénivelé – Difficile

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 853 mètres de dénivelé en à peine 3 kilomètres. Voilà, voilà. Ça monte, quoi. Avec ses 2830 marches, le Grouse Grind est bien plus qu’une simple randonnée. C’est un défi qu’on se lance, un challenge, un record à battre. Environ 150000 personnes s’y rendent chaque année, c’est dire la popularité du hike. A essayer une fois (mais pas moi, hein, je ne suis pas toc-toc).

Toutes les infos : https://www.vancouvertrails.com/trails/grouse-grind/

Grouse Grind
Voilà, voilà. Photo de C Pirate ((Licence Creative Commons)

Si c’est l’hiver : Mount Seymour 1st Peak/Pump Peak Trail

7 km – 370 mètres de dénivelé – Intermédiaire voire difficile
 

Le Pump Peak Trail est un excellent sentier de randonnée en raquettes dans le parc provincial du Mont Seymour. Hé oui, vous avez bien lu, pour cette rando-là, il va vous falloir chausser vos plus belles raquettes. Si vous n’en avez pas, vous pouvez en louer chez MEC ou à la station de ski directement (attention, la cabane qui loue les raquettes n’ouvre qu’à 11h du matin). La randonnée débute en face de la station (elle ne fait pas partie du domaine skiable et est donc gratuite) et vous emmène jusqu’en haut du sommet du mont Seymour : les vues incroyables récompenseront tous vos efforts !

Toutes les infos : https://www.outdoorvancouver.ca/mount-seymour-snowshoe-trail//

Mont Seymour
Je vous montre mes fesses, pour cloturer cet article en beauté. Si,si.
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Vancouver : conseils pour bien préparer son voyage

Vancouver : pourquoi y aller ? Quand partir ? Combien de temps ? Quel budget ? Dans cet article, je vous livre mes conseils pour préparer au mieux votre voyage….

Vancouver : pourquoi y aller ? Quand partir ? Combien de temps ? Quel budget ? Dans cet article, je vous livre mes conseils pour préparer au mieux votre voyage.

Pacifique d’un côté, forêts luxuriantes et montagnes de l’autre, Vancouver est considérée comme l’une des villes les plus agréables au monde. Ce serait dommage de ne pas lui consacrer quelques jours lors d’un road-trip dans l’Ouest canadien.

Vancouver est une ville cosmopolite, ouverte et décontractée. On y parle anglais (quand même), chinois (beaucoup), espagnol, français. On s’y promène avec un bonnet sur la tête même en plein été, les cheveux roses, verts ou bleus au vent, un mug de café à emporter à la main (élément de style indispensable). On aime y faire du yoga, se lever tôt le dimanche pour partir en trek, manger bio, sans gluten et hyper-protéiné. On y skie l’hiver et on y fait du paddle l’été. On s’y promène en vélo ou en skate-board. Bref, on y est plutôt jeune, plutôt cool et plutôt bobo.

Pourquoi on y vient ? Pour sa nature exceptionnelle, ses parcs et ses plages, mais aussi pour son histoire, ses musées et ses nombreux restos.

Hipster à Vancouver
La barbe tu arboreras, du café, beaucoup, tu boiras, une jolie montre tu porteras, très Vancouvérois tu seras. Photo by Arthur Ogleznev from Pexels.

Qu’est-ce qu’on y mange ?

Selon plusieurs magazines, la ville ferait partie des meilleures destinations culinaires au monde. Prévoyez donc quelques dollars en plus pour vous faire plaisir ! Les Vancouvérois adorent faire la file devant les restos afin de pouvoir gouter les nouveaux sushis/nouveaux tacos/nouveaux burgers à la mode. Ils ont raison : ils sont délicieux, et ça coute parfois moins cher que de cuisiner à la maison (pour découvrir mes restos préférés, c’est par ici).

Qu’est-ce qu’on y boit ?

On sort beaucoup à Vancouver, mais pas très tard : les derniers bars ferment à 2h du matin, voire plus tôt. Ce qu’on y boit ? De la bière, pardi ! Il existe plus de 100 micro-brasseries à Vancouver, ce qui devrait permettre à tout le monde de trouver son bonheur. Si c’est votre truc, n’hésitez pas à réserver une visite des meilleures brasseries de la ville avec Vancouver Brewery Tours ou Vine and Hops (et buvez une petite bière à ma santé).

Si vous cherchez un bar sympa, avec de la music live, rendez-vous au Guilt and Co ou The Railway. Plus généralement, promenez-vous dans Gastown le soir : c’est là que vous trouverez le plus de bars sympas.

Et pour danser jusqu’à la fin au milieu de la nuit, direction le Celebrities sur Davie Street, ou le Roxy sur Granville Street. N’oubliez pas de prendre deux pièces d’identité avec vous : c’est la règle ici pour rentrer dans un établissement où l’on vend de l’alcool. Ah oui, et la norme, c’est un pourboire minimum de 15% du montant total de l’addition.

Bières à Granville Brewery
N'hésitez pas à commander des “Flight of Beer” pour gouter les différentes bières en "petite" quantité.

Vancouver : les infos pratiques

Vancouver est une ville à taille humaine, et les principaux quartiers peuvent se visiter à pied. Les quartiers les plus intéressants pour séjourner sont Gastown, le cœur historique de la ville, Downtown, West End, Yaletown et ses buildings blingbling, Chinatown, Granville Island et Kitsiliano, pour une ambiance un peu plus cool. Evitez peut-être de vous loger sur East Hastings, dans le Downtown Eastside, si vous le pouvez. La pauvreté y est importante et la drogue omniprésente.

Pour télécharger une carte touristique de Vancouver, c’est ici.

Les pistes cyclables sont nombreuses et bien pensées à Vancouver, il est tout à fait possible de visiter la ville en vélo. Les transports en commun sont également très pratiques et desservent la plupart des attractions touristiques. Si vous souhaitez prendre le bus, prenez de la monnaie avec vous : les chauffeurs ne font pas le change. On peut aussi payer par carte de crédit. Un billet est valable pour 90 minutes et coute environ 3$. Toutes les infos sur les transports en commun sont disponibles ici.

Les taxis sont relativement bon marché (environ 10$ pour traverser le centre-ville, 35$ pour venir depuis l’aéroport). Il existe des app pour commander un taxi : E-Cab ou Kater, par exemple, mais je ne les ai jamais testées. Uber n’existe pas à Vancouver.

Combien de temps rester à Vancouver ? Un séjour de deux ou trois jours est idéal, afin de pouvoir profiter pleinement de la ville et de ses alentours. Mais une journée sera suffisante pour vous donner un aperçu des principales attractions.

Un peu d’histoire…

Je suis gentille, je vais vous épargner la version longue. Si vous voulez en savoir plus, direction le Museum of Vancouver ou les visites guidées de Tour Guys (en anglais).

Vancouver est située sur le territoire traditionnel des Premières Nations Squamish, Musqueam et Tseil-Wauluth, membres du groupe linguistique des Salishs de la côte. Les ancêtres de ces groupes se sont établis dans la région il y a plus de 8 000 ans. Les premiers Européens à découvrir la région sont José Maria Narváez, un explorateur espagnol en 1791 et le capitaine George Vancouver, un navigateur anglais, un an plus tard.

Dans les années 1860, des milliers de mineurs, en majorité californiens, inondent la région, attirés par la ruée vers l’or dans les monts Cariboo, au nord-est. Vancouver voit officiellement le jour en 1886, lorsque la Canadian Pacific décide d’en faire un terminus pour son chemin de fer. La ville est alors baptisée en l’honneur du navigateur anglais George Vancouver.

Quelques mois à peine après sa création, un terrible incendie détruit la ville. Cependant, elle est vite reconstruite et en 1887, un premier train arrive et la ville devient prospère. Elle ne cessera de se développer jusqu’à aujourd’hui.

Quel budget ?

Le coût de la vie au Canada est globalement plus élevé qu’en France et en Belgique. Pour l’hébergement, comptez 50$ pour une auberge de jeunesse, et jusque 200$ pour un hôtel un peu plus chic. Faire ses courses au supermarché est bien plus cher qu’en Europe. Si vous avez un budget serré, privilégiez les grosses enseignes comme Walmart et No Frills. Les plats au restaurant tournent autour de 15$, taxes et pourboire non compris. Les prix affichés s’entendent hors taxes (ajoutez 12% en Colombie-Britannique), et hors pourboire (15% minimum). Les nombreuses attractions (ponts suspendus, téléphériques, aquariums, etc.) sont plutôt chères également : au moins 30$ par personne, souvent plus.

On n’oublie pas son parapluie !

Attention : entre octobre et mars, il pleut beaucoup à Vancouver, presque six fois plus qu’en Belgique (oui, c’est impossible, mais Vancouver le fait). Les habitants ont d’ailleurs surnommé la ville Raincouver. Par contre, il y fait rarement froid : même en plein mois de janvier, la température moyenne minimale y est de 3°. La meilleure saison pour découvrir la ville est l’été, pour profiter des nombreux espaces verts, des plages et des montagnes environnantes.

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Je ne vais pas vous mentir : il pleut quand même souvent.

Quelques petites infos utiles :

  • Pour voyager au Canada, n’oubliez pas de demander votre autorisation de voyage électronique (AVE). Il s’agit de l’équivalent canadien du fameux ESTA américain. Elle coûte 7 euros et est valable 5 ans.
  • Au Canada, comme partout en Amérique, le courant électrique est de 110 volts. N’oubliez pas de vous munir d’un adaptateur.
  • Il y a 9 heures de décalage horaire entre la France et Vancouver. Quand il est 12h à Vancouver, il est 21h à Paris.

Que faire à Vancouver ?

Pour découvrir mes endroits préférés et des itinéraires sur un, deux ou plusieurs jours, rendez-vous sur mon article : “Vancouver : que faire ? Itinéraires et conseils pratiques“.

1 Comment on Vancouver : conseils pour bien préparer son voyage

Vancouver : que faire ? Itinéraires et conseils pratiques

Que l’on y reste un jour, deux jours ou toute une semaine, Vancouver a beaucoup à offrir. Alors, que faire à Vancouver ? Dans cet article, je vous propose quelques…

Que l’on y reste un jour, deux jours ou toute une semaine, Vancouver a beaucoup à offrir. Alors, que faire à Vancouver ? Dans cet article, je vous propose quelques idées et des itinéraires pour découvrir la ville. Et si vous voulez des conseils pour bien préparer votre voyage, c’est par ici.

Carte de Vancouver
Vancouver se trouve tout à l'Ouest du canda, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière américaine.

Vancouver en un jour : les incontournables

Commencez la journée par une petite promenade dans Gastown, le cœur historique de la ville. Saluez la statue de John « Gassy Jack » Deighton, personnage haut en couleur qui a donné son nom au quartier (Gassy’s Town). Il est représenté debout sur un tonneau de whisky, à l’emplacement où fut construit en 1867 le Globe Saloon, l’un des premiers de la ville. Ne manquez pas, en face, l’hôtel Europe, bâti en 1908. À l’époque, il s’agissait du premier hôtel construit à l’épreuve du feu dans l’ouest du pays. Arrêtez-vous ensuite devant la Steam Clock, une horloge à vapeur construite en 1977 (et oui, elle n’est pas si vieille que ça !) qui siffle et émet des petits jets de vapeur tous les quarts d’heures en faisant « ding-dong ». Vous trouverez également dans le quartier une multitude de petites boutiques de mode et de galeries d’art pour ramener des souvenirs si vous le souhaitez.

Continuez ensuite la balade jusqu’au Waterfront pour admirer la jolie vue sur l’océan et les montagnes depuis Canada Place. Admirez Digital Orca, une statue d’orque pixellisée, ainsi que les nombreuses autres œuvres disséminées sur les quais. Une loi oblige tous les projets résidentiels majeurs à investir dans l’art urbain, à raison de 1,81 $ par pied carré (oui, on parle en pied carré ici. Non, je ne sais pas non plus à quoi ça correspond. J’ai abandonné). Les œuvres d’art sont donc présentes partout en ville (et parfois un peu… particulières).

Vous voulez en savoir plus sur l’histoire de ces quartiers ? Réservez une visite gratuite avec Tour Guys : leurs guides sont excellents et les balades très intéressantes. 

la statue de John « Gassy Jack » Deighton
Salut, Gassy Jack !

De Canada Place à Stanley Park

Vous avez un peu de temps ? Prenez le ferry jusque Lonsdale, juste en face, d’où vous aurez une jolie vue sur Vancouver. Il vous en coutera le prix d’un ticket de bus (3$). Et si vous aimez prendre un peu de hauteur, montez-en haut du Vancouver Lookout pour 18$. Vous avez les moyens de vous faire plaisir ? Montez à bord d’un hydravion pour un survol de la ville. L’expérience est incroyable et en vaut vraiment la peine !

Mangez un bout sur la terrasse du Tap & Barrel, puis mettez-vous en quête d’un vélo : vous allez en avoir besoin pour découvrir Stanley Park et son magnifique Seawall (chez EzeeRiders SeaWall, par exemple (30$ la demi-journée) ou chez Urban Waves). Stanley Park, c’est le poumon vert de Vancouver. Avec ses 400 hectares de verdure, ses sentiers de randonnées, de VTT, ses aires de jeux, ses pistes cyclables, ses plages, ses jardins botaniques et ses lacs, il y en a pour tous les gouts ! Les Vancouvérois s’y retrouvent souvent le week-end pour un pique-nique ou un barbecue. Vous y apercevrez des écureuils, des oies sauvages, des ratons laveurs et peut-être même si vous avez de la chance un castor ou un coyote (mais surtout des oies et des écureuils).

Seawall Vancouver
Promenade hivernale sur le Sea Wall. Oui, avec un peu de contre-jour. Mais un joli coucher de soleil.

En vélo, Aldo !

Commencez votre promenade à vélo à Coal Harbour pour admirer la marina et la skyline, puis poursuivez jusqu’aux Totem Poles, à Brockton Point. Vous y découvrirez les œuvres d’artistes de plusieurs peuples dont les Salish du littoral, les Squamish, les Musqueam et les Tsleil-Wautuh. Continuez ensuite jusqu’au Lions Gate Bridge, tout en observant l’océan : vous y verrez probablement quelques phoques. Le Lions Gate Bridge est un élégant pont suspendu, construit en 1938, pour franchir le Burrard Inlet et relier ainsi la riche banlieue de West Vancouver au centre-ville. Pour l’anecdote, le pont fut la propriété privée de la célèbre famille brassicole irlandaise Guinness. Montez (à pied) jusque Prospect Point pour faire quelques photos, puis poursuivez jusque Third Beach et English Bay, deux jolies plages où vous pourrez vous reposer un peu si vous le souhaitez.

Vous avez un peu de temps ? Continuez la boucle du Seaside Greenway jusque False Creek (Hornby Street), où vous pourrez prendre le petit ferry pour Granville Island avec votre vélo pour quelques dollars. Granville Island est l’un de mes endroits préférés à Vancouver. On y trouve un grand marché couvert, où une centaine de producteurs locaux vendent leurs délicieux produits dans un joyeux brouhaha, mais aussi de nombreuses boutiques d’artisanat, des galeries d’art, des théâtres, et une micro-brasserie particulièrement agréable, Granville Island Brewing.

Lourds de quelques kilos supplémentaires, reprenez votre vélo, le ferry et retournez à votre point de départ, en passant par Hornby Street. En chemin, ne manquez pas de vous arrêter au Vancouver Art Gallery (gratuit le mardi soir), dont la collection permanente compte plus de 11000 œuvres. Depuis la place derrière le musée, vous pourrez admirer les plus vieux – et luxueux – hôtels de la ville : le Fairmont et le Georgia. Si vous avez encore quelques minutes, ne manquez mon bâtiment préféré, le Marine Building, un des plus beaux exemples d’architecture Art Déco au monde avec sa déco pour le moins onirique.

Boucle à vélo à Vancouver
Une boucle d'une quinzaine de kilomètres bien sympathique, à faire en vélo.

Vancouver en deux ou trois jours

Si vous avez la chance de passer plusieurs jours à Vancouver, partez à la découverte de Kitsiliano, de ses boutiques branchées et de ses jolies plages, Spanich Banks et Jericho Beach (et si vous aimez être tout nu, aventurez-vous jusque Wreck Beach). Vous serez alors tout près du Museum of Anthropology, particulièrement intéressant pour en apprendre davantage sur les Premières Nations et l’histoire de la région. Plusieurs visites guidées sont programmées chaque jour : consultez les horaires sur leur site avant votre visite. Le Museum of Vancouver est également très intéressant, avec sa belle collection d’objets et ses reconstitutions d’intérieurs nord-américains.

Totem Stanley Park
Un totem de Stanley Park.

S’il vous reste encore un peu de temps, n’hésitez pas à prendre la voiture et à vous éloigner un peu du centre-ville : ce qui fait le charme de Vancouver, ce sont surtout ses alentours. Vous pouvez par exemple vous rendre au Lynn Canyon. Avec son petit pont suspendu et ses jolies promenades en forêt humide, le long d’une rivière, le parc offre une halte rafraichissante, loin de l’agitation de la ville. Le Lighthouse Park (West Vancouver) offre quant à lui de jolis points de vue sur la ville et sur l’océan (prenez le sentier Arbustus jusqu’au Eagle Point pour une vue sur le Lions Gate).

Je vous déconseille Capilano Bridge : c’est très cher (53$) pour ce que c’est (un pont suspendu où 100 touristes se pressent en même temps). Si vous souhaitez tout de même y aller, soyez les premiers, à l’ouverture à 8h. Pour une jolie excursion, privilégiez la Sea To Sky Gondola, à une heure de route de Vancouver (en maintenance à l’heure où j’écris ses lignes, réouverture prévue au printemps 2020).

Sea To Sky Gondola
La jolie vue depuis le haut de la Sea To Sky Gondola. On peut aussi monter à pied jusqu'au sommet (7.5 km et 918 mètres de dénivelé) et redescendre en télécabine (15$).

Fan de street-art?

Voilà plusieurs années que la ville organise un festival du street art au mois d’aout, le Vancouver Mural Festival, et de nombreuses et magnifiques fresques décorent les quartiers de Mount Pleasant et Strathcona. Une carte interactive reprenant toutes les œuvres est disponible ici.

"Failure to communicate", par iHEart. Cette fresque se trouve dans une back alley près du croisement entre Main Street et la E 8th Avenue.

Fan de cinéma ?

Troisième ville de l’industrie audiovisuelle nord-américaine après Los Angeles et New York, Vancouver accueille 10% de la production hollywoodienne. Quelques exemples de films et séries tournés ici ? X-Men 2, La Planète des Singes, Mission: Impossible – Protocole fantôme, TRON : Legacy, Juno, Watchmen, Fifty Shades of grey, … Si cela vous intéresse, il existe des visites sur le thème du cinéma, qui vous emmèneront sur les lieux des tournages de ces films et vous raconteront plein d’anecdotes intéressantes à replacer plus tard dans la soirée, histoire de briller en société.

Fan de sport ?

Pourquoi ne pas réserver des billets pour un match de hockey avec les Canucks de Vancouver ? Ou un match de football canadien avec les BC Lions ? Ambiance garantie !

Vancouver en famille

Vos enfants en ont marre d’arpenter les étals du marché du Granville et de visiter des vieux bâtiments ? Vous n’avez trouvé personne les garder tandis que vous goutiez tranquillement toutes les bières de la ville ? Emmenez-les pour une petite pause aquatique à la piscine en plein air de Kitsiliano, longue de 140 mètres. Ca devrait les fatiguer un peu.

Et si la météo n’est pas de la partie, direction le Science World (aka La Grosse Boule), où des dizaines d’expériences toutes plus funs les unes que les autres les attendent. Autre option : Vanacqua, l’aquarium de Vancouver, où ils pourront observer une multitude de poissons, d’étoiles de mers, quelques phoques en convalescence et même des loutres !

La Grosse Boule
La Grosse Boule.

Do you speak mandarin?

Vancouver est une ville cosmopolite : près de la moitié des gens qui y vivent sont nés ailleurs. La ville a également la plus forte proportion d’Asiatiques par habitant de toutes les villes d’Amérique du Nord. Le Chinatown de Vancouver est d’ailleurs l’un des plus importants d’Amérique du Nord. Pour en apprendre davantage sur ce quartier et sur l’histoire (pas toujours jolie) de l’immigration asiatique à Vancouver, réservez une visite guidée gratuite avec Tour Guys.  

Si vous êtes dans le coin, faites une halte au Sun Yat-Sen Chinese Garden, un havre de paix construit dans le style d’un jardin de la dynastie Ming (14$ tout de même). Et goutez quelques pâtisseries chinoises chez New Town Bakery : un délice !

A table !

Selon plusieurs magazines, la ville ferait partie des meilleures destinations culinaires au monde. Pour découvrir mes restos préférés, c’est par ici.

Coucher de soleil sur Vancouver
Photo by Mike Benna on Unsplash.
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Un week-end à Seattle : que faire ?

Que faire à Seattle ? Que voir si l’on n’y reste qu’un seul jour ? Dans cet article, je vous donne quelques conseils pour préparer au mieux votre voyage. A quelques…

Que faire à Seattle ? Que voir si l’on n’y reste qu’un seul jour ? Dans cet article, je vous donne quelques conseils pour préparer au mieux votre voyage.

A quelques heures de route de Vancouver, Seattle est une jolie ville portuaire, idéalement située entre la chaîne des montagnes Cascade – avec les sommets souvent enneigés du Mount Rainier en arrière-plan – et le détroit de Puget. Berceau d’entreprises mondialement connues comme Amazon ou Microsoft, Seattle est une ville vivante, dynamique et pleine de charme, qui mérite le détour. Surtout si vous aimez la pluie, diront les jaloux.

Surnommée « la ville Emeraude », en raison des luxuriantes forêts vertes qui l’entourent (cf. “la pluie” dans la dernière phrase) Seattle doit son nom au Chef Amérindien du même nom. Classée parmi les plus grandes villes de la côte Ouest, Seattle reste une ville à taille humaine, qui peut se visiter à pieds. Ou en Uber, ok. Parce qu’Uber, c’est la vie : avec l’option « Pool Express », les déplacements ne vous couteront pas plus de 2 ou 3$ par personne. Ce qui vous laissera plus de temps pour gouter les nombreuses bières locales, servies pas des gens qui font (un peu) la gueule, et ça, c’est vraiment le pied après des mois d’ambiance Bisounours-hypocrite (oui, toi qui vis à Vancouver, tu vois de quoi je parle).

Pike Market

Que faire à Seattle ? Les incontournables en un jour.

Démarrez de bon matin avec l’attraction la plus populaire de la ville : le Pike Market. Ce marché est ouvert depuis 1907 et fait partie des plus anciens marchés de producteurs des États-Unis. Y aller tôt vous permettra d’éviter la foule et de flâner tranquillement entre les échoppes de fruits, de fleurs, les vendeurs de poisson à la criée et les vielles petites boutiques de bric-à-brac.

Pour le petit-déjeuner, passez prendre un café au tout premier Starbucks (ouvert en 1971), juste en face de l’entrée du marché (là où il y a une longue file, oui), goutez aux donuts de chez Daily Dozen Doughnuts ou régalez-vous d’une délicieuse pâtisserie russe chez Piroshky.

Si le cœur vous en dit, poussez la promenade jusqu’au Gum Wall, un mur recouvert des chewing-gums collés là par les passants depuis le début des années 90. L’«œuvre» est classée parmi les cinq attractions les plus sales du monde !

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Dereck Sheper, où es-tu ?

Continuez ensuite jusqu’au Pier 66, pour admirer la jolie vue sur le front de mer, faire un tour sur la Grande Roue ou simplement respirer un peu d’air frais. Si vous en avez le temps, embarquez pour une petite croisière sur Elliot Bay. Vous en apprendrez davantage sur l’histoire de la ville et découvrirez une jolie vue sur la skyline.

Bon à savoir : l’excursion est comprise dans le City Pass, une carte qui donne également accès au Space Needle, au Seattle Aquarium, au Museum of Pop Culture et au Chihuly Garden and Glass pour 139$. Intéressant si vous comptez visiter plusieurs de ces attractions.

Aussi, vous pouvez opter pour l’option bon marché, avec le ferry public pour l’île de Bainbridge. Il vous en coutera 7,50 $ l’aller-retour par personne. Et c’est ce même ferry que prend Dereck Sheperd dans Grey’s Anatomy, pour les fans de la série (qui n’a pas été tournée à Seattle, on sait, on est triste mais on sait). Le ferry se prend au Pier 52, et le trajet jusqu’à l’ile dure 35 minutes. L’île regorge de petits magasins, de galeries d’arts et de cafés sympas, prévoyez d’y passer quelques heures (voir plus) si vous en avez le temps.

Ferry public pour l’île de Bainbridge

On poursuit la visite : Pioneer Square et le Space Needle

De retour sur la terre ferme, direction le plus vieux quartier de la ville, Pioneer Square, populaire notamment pour ses jolies galeries, ses boutiques de livres et ses bâtiments en briques rouges. En chemin, montez au 35ème étage de la Smith Tower pour admirer la vue panoramique sur les alentours depuis l’Observation Desk (20$). Ou préférez l’option gratuite en vous rendant au Starbucks du 40e étage de la Columbia Center.

Pioneer Square est le quartier historique de Seatlle. On peut y admirer les plus anciens bâtiments de la ville, certains datant de la fin du XIXème siècle. Pour en savoir plus sur l’histoire de ce quartier, et sur le bouillonnant Dowtown, je vous conseille de réserver une visite guidée gratuite (en anglais) avec Seattle Free Walking Tour, qui propose des visites tous les jours aux alentours de midi.

Mangez un lunch rapide dans un des innombrables petits cafés du quartier, puis prenez un Uber ou les transports en communs pour vous rendre au Seattle Center, dans le Lower Queen Anne. C’est là que vous pourrez observer de plus près l’iconique Space Needle, cette étrange tour de 184 mètres de haut, aux allures de soucoupe volante, construite pour l’exposition universelle de 1962. Pour une trentaine de dollars, vous pourrez accéder à sa plateforme supérieure et admirer la vue sur la ville.

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Sur les traces de Kurt Cobain

Si vous en avez le temps et l’envie, poussez ensuite les portes du Museum of Pop Culture (Mopop). Vous y découvrez l’histoire des grandes icones de la ville que sont Jimi Hendrix, Kurt Cobain (Nirvana) ou encore Pearl Jam, et pourrez vous y essayer à la guitare électrique ou à la batterie. Un excellent moment pour tous les fans des années 90 (et pour les autres aussi, le musée est vraiment sympa). Pensez à réserver vos billets en ligne : vous économiserez quelques dollars.

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Ensuite, prenez un Uber ou marchez (25 minutes en montée) jusqu’au Kerry Park (plutôt une esplanade qu’un parc), d’où vous aurez une très jolie vue sur le Space Needle et le Mont Rainier.

Vous avez bien mérité un petit cocktail pour terminer la journée en beauté, non ? Direction Pike Street, et le très ludique bar Unicorn, où vous aurez le choix entre de nombreux breuvages aux noms tous plus étonnants les uns que les autres. Envie d’un excellent burger à base d’ingrédients locaux et bio ? Rendez-vous au 8 Oz Burger, à deux blocs de là. Vous êtes plutôt branchés ramen ? Foncez chez Betsutenjin.

Enfin, si ça vous dit de voir un éléphant rose avant de rentrer dormir, passez au 616, Battery Street.

Seattle, la suite : marché vintage et brasserie locale

Vous voulez sentir le pouls de la ville, découvrir son ambiance paisible et sa culture très hipster ? Débutez la journée par une petite visite de Frémont. Demandez à votre Uber de vous déposer près du Troll,  situé sous le pont George Washington Memorial, sur Troll Avenue. Haute de plus de cinq mètres, cette sculpture en béton armé résume bien l’ambiance du quartier : un peu décalée. Descendez ensuite jusqu’au cœur de Frémont, en admirant au passage la statue de Lénine, la Fremont Rocket (je vous avais prévenu : décalé) et le Street art partout présent (à ce propos, pour télécharger la carte des oeuvres murales les plus célèbres, c’est par ici).

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C’est l’heure du petit-déjeuner, non ? Testez les pâtisseries vegan et sans gluten de Flying Apron ou les délicieux cafés et assiettes gourmandes de Cafe Con Todo.

C’est dimanche ? La chance ! Profitez du petit marché vintage très sympa qui se tient au coin de Evanston Avenue North.

Frémont Marché Vintage

Et parce qu’une visite à Seattle ne serait pas complète sans une dégustation de bières locales, n’oubliez pas de vous arrêter à Fremont Brewing (ou si comme moi vous êtes en manque total de produits belges, au Brouwers Cafe).

Vous en voulez encore ?

Si la skyline ne vous fait plus rêver et que vous souhaitez fuir la foule, une promenade dans le joli Discovery Park, tout au Nord de la ville, vous permettra de souffler quelques heures. Avec ses rivages rocheux, ses plages et son joli phare, le parc ne manque pas d’attraits et offre de belles vues sur le mont Rainier, le Puget Sound et les forêts avoisinantes.

Discovery Park

Où dormir à Seattle ?

Seattle est une ville assez chère, il sera difficile de vous loger à bas prix dans le centre. Un lit dans une auberge de jeunesse vous coutera environ 50$ (je vous conseille le Green Tortoise Hostel, bien situé à côté du Pike Market), une chambre dans un joli hôtel (pas luxueux, juste joli) environ 300$ (le StayPineapple at Hotel Five a d’excellentes critiques).

Pour ma part, j’avais choisi comme à mon habitude une chambre sur Airbnb. Vous y trouverez de très chouettes chambres pour 50 euros.

Seattle : que faire ? Mes 5 coups de coeur

Que faire à Seattle ? Pour celles et ceux qui n’ont pas le temps de lire l’article au complet, voici mes cinq coups de coeur à Seattle :

Ah oui, et n’oubliez pas votre parapluie !
Le Mont Rainier
4 Comments on Un week-end à Seattle : que faire ?

Venise : bons plans et anecdotes

Dans cette article, je vous donne quelques bons plans et anecdotes pour découvrir Venise. Pour lire le reportage complet, c’est par ici que ça se passe. A ne pas manquer…

Dans cette article, je vous donne quelques bons plans et anecdotes pour découvrir Venise.

Pour lire le reportage complet, c’est par ici que ça se passe.

A ne pas manquer :

La visite secrète du Palais des Doges, en petit groupe. Prisons, salles de torture, alcôves, passages secrets : tout ce que le public ne peut voir lors de la visite normale vous sera ici révélé. Visite des “plombs”, d’où Casanova fut le seul à s’évader. Sur réservation uniquement. Plus d’infos ici.

Malheur sur la place Saint Marc

Deux colonnes ouvrent la place Saint-Marc : l’une est surmontée du lion de Saint-Marc, l’autre de la statue de San Teodoro, ancien patron de Venise, terrassant un dragon. Les Vénitiens ne passent jamais entre ces deux colonnes, car cela porte malheur. En effet, les condamnés à mort y furent exécutés durant des siècles.

Venise

Dénonciation et têtes de lions

Il existait plus de 70 “bouches de la vérité” à Venise. Dans ces boîtes aux lettres à tête de lion placées aux murs des palais des magistrats, chacun pouvait dénoncer les délits de son voisin. Mais attention, en cas de fausse déclaration, le délateur risquait la même peine que celle prévue pour le dénoncé.

Mais pourquoi les gondoles sont-elles noires ?

Jadis, nombreux furent les Vénitiens qui se ruinèrent pour posséder la gondole la plus colorée. Avec la grande épidémie de peste en 1652, cette débauche de couleurs fut jugée inconvenante : la République décida qu’elles seraient désormais obligatoirement noires.

Gondoles à Venise

Chats égyptiens dans les rues ?

Le bâtiment des archives de Venise, qui s’étendent sur 78 km, font partie des plus grandes d’Europe. Mais qui dit archives, dit rats. Pour résoudre ce problème, les Vénitiens ramenèrent des bateaux entiers de chats égyptiens. Ce qui explique la présence des longs félins dans la Cité des Doges.

Gondoles à petits prix

Pour ceux que le prix d’une virée en gondole rebute (quelque 80 euros la ½heure), il en existe un parfait succédané : les traghetti. Ces barques à deux rameurs assurent la traversée de part en part du grand canal pour 50 centimes.

1 Comment on Venise : bons plans et anecdotes

Voir Venise… et vite y revenir !

Tourisme, dépeuplement, acqua alta : de nombreux défis attendent Venise. Mais rien n’effraye la Belle à fleur d’eau, dont le charme a su traverser les siècles. Reportage. Quand on se…

Tourisme, dépeuplement, acqua alta : de nombreux défis attendent Venise. Mais rien n’effraye la Belle à fleur d’eau, dont le charme a su traverser les siècles. Reportage.

Quand on se représente Venise, on pense à la place Saint ­Marc, aux gondoles et… aux inondations, ces acqua alta qui re­couvrent fréquemment les plus beaux sites de la ville – parfois de plus de 1m50 d’eau, comme en 2008 –, obligeant touristes et autochtones à se chausser de bottes en caoutchouc et rivaliser d’ingéniosité pour effectuer le moindre déplacement. Il faut dire qu’il ne se passe pas une année sans qu’un climatologue pessimiste ne prédise la mort lente de la Sérénissime, l’enfouisse­ment sous les flots de la Belle à fleur d’eau, qui s’enfonce chaque décennie de quelques millimètres supplémentaires dans la lagune.

Bienvenue à VenitiaLand

Et si, pour éviter le pire de ce côté, le colos­sal projet Mose – et ses gigantesques digues rétractables – est en passe de se terminer, de nombreux autres défis attendent la Cité des Doges : vieillisse­ment de la population, dépeuplement(60 000 habitants aujourd’hui dans le cen­tre historique contre 100 000 dans les an­nées 70), difficile gestion d’un tourisme de masse sans cesse croissant (22 millions de visi­teurs par an !). A VenitiaLand, les échoppes à masques de Carnaval et dentelles made in Hong Hongkong remplacent les magasins d’artisanat et les petits commerces, les restos proposent des steak­ frites en formule all inclusive, et les sourires des touristes sur les gondoles à deux euros la minute paraissent forcés.

Néanmoins, il faudrait être terriblement blasé pour ne pas succomber aux charmes de la ville, dont la  beauté ravive ins­tantanément les passions les plus romanesques. A l’avant d’un vaporetto indolent, l’on s’imagine tour à tour Casanova, Lord Byron, Corto Maltese ou George Sand. Les fastueux palais d’antan suc­cèdent aux palaces contemporains le long du grand canal, et l’on se plaît à rêver d’amours tu­multueuses au rythme des ponts du Rialto, de l’Academia et Degli Scalzi. “A Venise, les palais se touchent parce qu’ils ont beaucoup de secrets à se confier”, dit le dicton.

Venise

De la place saint Marc aux îles de la lagune

Bien sûr, il y a la place Saint­ Marc, cœur histori­que, politique, religieux et touristique de la ville, où la foule est dense et compacte. Il faut dire que l’esplanade, débarrassée de ses pigeons au prix d’une longue lutte et d’une coquette somme pour ses grainetiers, regorge de merveilles : la ba­silique Saint­ Marc, le campanile qui offre une su­perbe vue sur la ville, la Tour de l’horloge et le Palais des Doges. Sur la terrasse du “Florian”, l’on sirote un cappuccino et la magie opère douce­ment, malgré les touristes et les prix exorbitants.

Devant le pont des Soupirs, qui relie le Palais des Doges aux Nouvelles Prisons, l’on réinvente l’histoire de ces condamnés, regardant une der­ nière fois la lagune et sa lumière de liberté, probablement pour la dernière fois. Non loin de là, la salle bleu et or du mythique opéra de Venise, La Fenice (le phénix), laisse un souvenir émerveillé : la découverte se fait au son de la Traviata, diffu­sée dans l’audio­guide pour le plus grand plaisir des mélomanes.

Mais le charme de la Sérénissime, c’est avant tout son dédale de ruelles, de canaux et de ponts finement ouvragés. Sur les façades des maisons, toute la palette chromatique des vert d’eau, rouille et bleu ciel s’offre au visiteur. A Venise, il faut ac­cepter de se perdre, de laisser place à l’imprévu, de ne pas tout voir, de ne pas tout faire. D’entrer dans un bar (une osteria) parce qu’on y entend rire. Dans le sesterie (quartier) de Cannaregio, les Vénitiens, un verre de spritz à la main – apéro local composé de Prosecco, eau de Seltz, Campari et citron dans lequel surnage uneolive – parlent fort et se pressent au bar pour comman­der des cichetti à un euro, équivalents des tapas anda­louses. Plus tard, ils rejoindront peut-­être le campo Santa Margherita, dans lesestiere de Dorsoduro, quar­tier estudiantin où l’on peut écouter la respiration d’une ville qui bouge, qui vit, qui chante.

Au large : Murano, Burano, Torcello…

Loin de l’agitation de la ville et de son urbanisme serré, les îles de la lagune recèlent également de nom­breux trésors, accessibles en bateaux publics (ligne Alilaguna) : Murano et ses souffleurs de verre, le Lido, son festival et sa longue plage de sable fin, Torcello et le calme poétique de sa basilique, qui se découvrent tôt le matin. A Burano, les petites maisons de couleurs vives, peintes par les femmes de l’île, qui utilisaient des tons criards pour que les pêcheurs reconnaissent leur foyer de loin, émerveillent les rares touristes en hiver. Rouges vifs, bleu indigo et vert pomme se répondent, tandis que les effluves de pois­sons grillés émoustillent les papilles. Un dernier verre de Valpolicella sur les terrasses exposées plein sud des Zattere, et il est déjà l’heure de partir. Trois jours à Venise, c’est décidé­ment trop court.

Burano

Vous souhaitez découvrir des anecdotes et bons plans sur Venise ? Pourquoi les gondoles sont-elles noires ? Comment faire un tour en gondole à bas prix ? C’est par ici que ça se passe.

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