Julie, une fois

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Todi-sol-voye, comme dirait ma mamy.

Vie quotidienne

Que mettre dans son sac à dos de randonnée ?

Randonner est une de mes grandes passions, surtout depuis que je vis au Canada. Crapahuter des heures durant dans la montagne, au milieu de paysages majestueux, m’apaise et m’émerveille à…

Randonner est une de mes grandes passions, surtout depuis que je vis au Canada. Crapahuter des heures durant dans la montagne, au milieu de paysages majestueux, m’apaise et m’émerveille à chaque fois. Souvent, je me demande que prendre dans mon sac à dos. Dois-je vraiment emporter cette deuxième gourde d’eau ? Que puis-je enlever pour gagner en légèreté ? Qu’est-ce qui pourrait me sauver la vie en cas de problème ? Que dois-je absolument toujours avoir avec moi ?

Pour répondre à ces questions, j’ai demandé à Stephan Poirier, formateur en sécurité d’avalanche et ex-patrouilleur/pisteur dans plusieurs Centre de ski de Colombie-Britannique, de me montrer le contenu de son sac à dos de randonnée.

Stéphan Poirier est à White Pass (Colombie-Britanique).
Stephan Poirier nous donne sa liste des indispensables à emporter dans son sac à dos de randonnée.

Que mettre dans son sac à dos de randonnée ?

Une randonnée initialement prévue sur quatre heures peut facilement s’allonger, pour peu que l’on se perde ou se blesse. Je conseille toujours de prévoir son sac à dos comme si l’on partait pour dix heures, ou plus. Parfois, on est tenté, quand le ciel est bleu et que l’on part pour une courte randonnée, de laisser sa polaire ou sa veste à la maison. C’est bien entendu à éviter. On ne sait jamais ce qui peut arriver et le soir, les températures dégringolent.

Qu’as-tu toujours dans ton sac ?

  • Un bear spray (ou bombonne de gaz poivré, en bon français). C’est essentiel au Canada, peut-être encore plus au Yukon (ndlr : pour en savoir plus sur les comportements à adopter en cas de rencontre avec un ours, c’est par ici). Il doit être accessible en tout temps. Le mieux est de l’avoir testé avant, même si ce n’est pas toujours possible.
  • Deux litres à deux litres et demi d’eau. Il ne faut jamais lésiner sur l’eau.
  • Des barres énergétiques, de type Clif Bar ou Lärabar. J’en laisse toujours trainer au fond du sac. Ça se conserve très bien.
  • Une couverture de survie. C’est bon marché et ça prend très peu de place. C’est très utilise pour se réchauffer, si on doit faire un bivouac d’urgence ou si quelqu’un se blesse.
  • Un couteau suisse, pour parer à toute éventualité. Un Leatherman, par exemple.
  • Un sifflet accroché à ma veste. Très utile si le brouillard se lève ou si l’on tombe dans un ravin.
  • Un bonnet ou un buff, pour pouvoir se réchauffer.
  • Une paire de chaussettes de rechange, si les premières sont mouillées.
  • Un briquer ou des allumettes, avec un allume-feu dans une pochette en plastique. Le résidu du sèche-linge (aussi appelé moumouche, moumoute ou bouloche) fonctionne très bien pour ça.
  • Une lampe frontale, surtout si le soleil se couche tôt.
  • Une trousse de premier secours avec des pansements, des compresses, un antiseptique, un antimoustique, de la crème solaire, des médicaments divers.
  • Du Duct tape, pour pouvoir tout réparer : lanière de sac à dos qui casse, semelle qui se décolle, etc. Pour gagner de la place, vous pouvez l’enrouler autour de vos bâtons de marche ou de votre gourde.

As-tu d’autres conseils de sécurité ?

C’est vraiment important de toujours laisser un message quelque part avec votre itinéraire et votre heure de retour prévue. Ici au Yukon, il y a peu de réseau mobile, vous serez donc seuls en cas de problème. C’est important que l’on puisse vous retrouver. Si vous randonnez beaucoup, il est intéressant d’envisager l’achat d’un dispositif de messagerie GPS par satellite SPOT ou inReach.

Séraphin à Grey Mountain (Yukon)
Il est impotant de garder son bear spray à portée de main en tout temps.

J’espère que cet article vous aidera à savoir que mettre dans votre sac à dos de randonnée lors de votre prochaine sortie. N’oubliez pas : malgré sa popularité et son apparente facilité, la randonnée comporte certains risques. Bien s’équiper est essentiel pour ne pas vous blesser : chaussures ou baskets de randonnée, vêtements adaptés… Il est également important de se renseigner correctement sur l’itinéraire choisi (AllTrails est une bonne ressource), la météo (sur Mountain Forecast par exemple) et l’état des sentiers (est-ce boueux ou enneigé ?).

Si vous voulez connaitre les meilleures randonnées de Vancouver, c’est ici. Et pour mes activités préférées en hiver au Yukon, c’est par . Enfin, pour suivre mes aventures au quotidien, rendez-vous sur Instagram. A bientôt en montagne !

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Comment s’habiller au Yukon en hiver ?

Vous êtes nombreuses et nombreux à me poser des questions sur Instagram sur comment vous habiller en hiver au Yukon. Tout d’abord, il faut savoir que l’hiver est long au…

Vous êtes nombreuses et nombreux à me poser des questions sur Instagram sur comment vous habiller en hiver au Yukon. Tout d’abord, il faut savoir que l’hiver est long au Yukon : il commence en novembre et se termine à la fin mars. Les températures peuvent varier entre -40 °C et -5 °C. Mais ne paniquez pas : un -25° bien sec au Canada est souvent plus facile à supporter qu’un -10° humide en Europe, surtout si vous êtes bien équipés. Néanmoins, un -5° annoncé peut s’avérer finalement beaucoup plus froid que prévu pour peu que le vent se soit levé (aaaaah, les fameuses températures ressenties). Renseignez-vous bien sur les conditions météorologiques réelles auprès de votre guesthouse ou hôtel. Soyez prudent en tout temps, surtout si vous vous éloignez de Whitehorse (vous perdrez vite tout accès au réseau téléphonique). Informez toujours quelqu’un de votre itinéraire avant de partir explorer la région (à ce propos, jetez un œil sur mon dernier article Que faire en hiver à Whitehorse ?).

Sérahin en raquettes au Yukon
En hiver, les températures peuvent varier entre -40 °C et -5 °C.

Alors, comment vous équiper pour les grands froids canadiens ? Dans cet article, je laisse la parole à Patrick Jackson, le propriétaire du magasin d’équipement sportif de seconde main Changing Gear. Il vous livre ses meilleures astuces pour survivre à l’hiver au Yukon. Mon conseil : foncez dans son magasin sitôt arrivé à Whitehorse pour dénicher chaussures, manteaux et accessoires d’hiver à prix réduits. Si vous comptez plutôt investir dans du matériel neuf, faites un tour sur OutdoorGearLab, un site de comparaison de matériel sportif que j’adore. Enfin, les vêtements, c’est bien joli, mais n’oubliez pas de protéger votre peau (avec une crème riche), vos lèvres et vos yeux (avec des lunettes de soleil ou un masque). Mais trêve de bla-bla, je laisse la parole à Patrick Jackson…

Que prendre dans sa valise pour un séjour au Yukon en hiver ?

La première chose qui me vient à l’esprit, c’est qu’il y a hiver et hiver. C’est très différent de venir en octobre, à la mi-janvier ou en mars. Entre la mi-décembre et la mi-février, c’est le vrai hiver. Les températures peuvent descendre à -40°. En début et en fin d’hiver, c’est assez différent, il fait plus chaud. Vous devez faire votre valise en fonction. Le plus important, c’est de penser aux extrémités : les mains, les pieds et la tête. Ce sont les parties qui seront le plus exposées au froid : elles doivent être au centre de l’attention. Pour les mains, je conseille les moufles, plus chaudes que les gants. Quand il fait très froid, mettez une paire de fins gants en-dessous de vos moufles afin de pouvoir attraper facilement les choses sans exposer votre peau directement au froid. Pour la tête, n’importe quel bonnet en laine fait généralement l’affaire. Un buff peut être très utile. En dessous de -30°, il faut veiller à protéger chaque partie du visage pour éviter les engelures.

Patrick Jackson, le propriétaire du magasin d’équipement sportif de seconde main Changing Gear
Patrick Jackson, le propriétaire du magasin d’équipement sportif de seconde main Changing Gear, vous livre ses conseils pour affronter le froid yukonnais.

Quelles chaussures choisir pour braver le froid ?

Les chaussures et les chaussettes sont très importantes. Elles doivent être choisies en fonction des activités que vous allez pratiquer : si vous randonnez, vous n’avez pas les mêmes besoins que si vous prévoyez de rester longtemps dehors sans bouger, pour de la pêche sur glace ou pour photographier les aurores boréales par exemple. Il y existe de nombreuses bonnes chaussures d’hiver sur le marché, comme les Baffin, créées et fabriquées au Canada. Ici, les mushers portent souvent des Bunny, qui font partie des bottes les plus chaudes au monde. Les anciens modèles Sorel sont très bons aussi. L’important étant d’être bien isolé du sol afin d’éviter les pertes de chaleur. Des semelles en laine, laine mérinos ou soie peuvent être intéressantes (ndlr : des semelles en mérinos sont disponibles chez Changing Gear pour 12,5 $) pour ajouter une couche supplémentaire. Enfin, de bonnes chaussettes en laine sont essentielles. S’il fait très froid, mettez une paire de chaussettes plus fines en-dessous (ndlr : IceBreaker, LA référence en matière de vêtements en laine mérinos, fait régulièrement de belles promotions sur son site).

Comment s’habiller au Yukon en hiver ?

Le principe général, c’est de superposer plusieurs couches de vêtements. D’abord, une couche de base près du corps, constituée d’un legging et d’un t-shirt à manche longue en polyester ou en laine mérinos. C’est important que ces sous-vêtements absorbent la transpiration et sèchent rapidement. Le polyester est un bon rapport qualité-prix. La seconde couche emprisonne la chaleur. Le polaire est très efficace pour cela. S’il fait plus froid, le duvet ou le PrimaLoft sont de bonnes options. La troisième couche, enfin, est une veste qui agit comme une protection contre le vent et l’humidité. L’important, c’est qu’il y ait des ventilations, que l’humidité puisse s’évacuer. Ce sont les fermetures éclairs qui feront la différence entre une veste bon marché et une veste plus chère. Lorsque tu randonnes avec des sous-couches, tu as vite chaud. Les fermetures éclairs te permettent de réguler facilement ta température corporelle.

Le magasin Changing Gear à Whitehorse
La seconde main, le choix malin : économique et bon pour la planète.

D’autres astuces pour affronter l’hiver ?

Les chauffe-pieds et les chauffe-mains peuvent vraiment sauver une journée. Économiques, simples, on en trouve partout ici. Aussi, vous pouvez trouver au magasin une large sélection de chaussures, pantalons, vestes et accessoires d’hiver de seconde main. À peu près tout ce dont vous pourriez avoir besoin, en fait. C’est intéressant si vous n’avez pas envie d’investir dans du matériel neuf. Nous louons aussi du matériel, comme des vestes Canada Goose (à partir de 35 $ la nuit). Un bon plan si vous n’avez pas l’utilité d’une veste chaude par la suite. 

Merci encore à Patrick Jackson pour cet interview. Dites-lui bonjour de ma part si vous passez dans son magasin!

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Nos premiers pas à Whitehorse

Après quelques mois dans le Yukon, il est temps que je vous fasse un petit retour sur notre expérience. Est-ce qu’il y du boulot ? Comment trouver un logement ?…

Après quelques mois dans le Yukon, il est temps que je vous fasse un petit retour sur notre expérience. Est-ce qu’il y du boulot ? Comment trouver un logement ? Quelles sont les démarches administratives à effectuer en arrivant ? Dans cet article, je vous raconte notre déménagement et notre installation à Whitehorse, petite ville du Nord-Ouest du Canada.

Le plus compliqué : trouver un logement

On ne va pas se mentir : trouver un logement à Whitehorse, c’est l’enfer. Pire qu’à Vancouver, c’est dire. Heureusement pour nous, après un an sur la côte Ouest, nous étions habitués aux prix. Mais ça fait toujours un choc : comptez au minimum 700 $ pour une chambre dans une colloc’, 1500 $ pour un basement (un appartement en sous-sol sombre et triste, en d’autres termes), 1800 $ pour un semblant d’appartement correct. Voir (beaucoup) plus. Le problème ? La population ne cesse d’augmenter à Whitehorse, sans que le marché immobilier suive. Résultat : l’offre est bien inférieure à la demande. Donc, pire que de devoir vendre un rein pour vous loger, il se peut tout simplement que vous ne trouviez rien. Mon conseil est donc de vous y prendre le plus tôt possible, et de multiplier les contacts. Pour l’anecdote, nous avons « raté » un appartement car d’autres personnes avaient surenchéri sur le prix du loyer. Ça place le contexte.

Pour notre part, après avoir cherché la perle rare sans succès sur les sites traditionnels (Kijiji et Craiglist), nous avons publié une petite annonce, avec photo et présentation succincte de nos profils, sur le groupe Facebook Whitehorse, Yukon Property Rentals, ainsi que sur les babillards de l’Association franco-yukonnaise. Cette stratégie s’est avérée payante : nous avons été contactés par plusieurs propriétaires et avons visité quelques biens via Skype, depuis Vancouver. Notre choix s’est porté sur un appartement semi-meublé, moderne et lumineux, en plein centre, à dix minutes à pied de mon travail… pour la modique somme de 2200 $. Mais il est beau et on s’y sent bien, c’est le principal, non ? (Non, je sais, mais je dois m’auto-convaincre sinon j’ai envie de mourir).

Autre possibilité pour se loger à moindre coût : le home sitting, qui consiste à prendre soin du logement (et éventuellement des animaux) d’autres personnes en leur absence. Cela fonctionne assez bien à Whitehorse en hiver, le propriétaires ne pouvant pas laisser trop longtemps leur bien sans surveillance en raison du froid. Pour trouver les bons plans, mieux vaut être sur place et surveiller les petites annonces.

Centre-ville de Whitehorse
C'est cher. Puis on regarde par la fenêtre le paysage et on se dit que ça va encore.

Autres frais

À ce « petit » budget logement, vous devrez ajouter quelques frais supplémentaires, dont (probablement) une connexion Internet. Il existe un seul et unique fournisseur d’accès à Internet au Yukon, c’est Northwestel. Le prix ? Pensez à un chiffre. Multipliez-le par 3. Voilà, on devrait y être. Plus sérieusement, comptez 65 $ pour un abonnement basique. Plus si vous travaillez de la maison, comme nous.

Pour l’électricité, vous devrez contacter Atco. Bonne nouvelle : l’essentiel de l’électricité du Yukon provient de l’hydroélectrique (100% verte donc). Moi, ça me met de bonne humeur. En plus, il y a une échelle pour que les saumons puissent remonter la rivière malgré le barrage. Ce qui me met doublement de bonne humeur. Et me fait oublier que je paye plus de 100 $ chaque mois (il fait froid au Yukon, pour rappel). Nous payons également une vingtaine de dollars chaque mois pour remplir notre citerne à mazout (pourquoi si peu ? Aucune idée), ainsi qu’une assurance habitation (30 $ par mois). Enfin, l’eau, comme partout au Canada, est gratuite. Ce qui nous amène à un total de :

0
$ CAD tous les mois pour nos frais de logement.

Le plus facile : trouver un travail

Là, on est dans la partie facile. Le Nord canadien est une région en pleine expansion, notamment dans les secteurs du tourisme et de la construction. Le Yukon a le plus faible taux de chômage et le plus haut taux d’activité au Canada. Bien sûr, tout dépend de votre domaine : si vous travaillez dans un secteur très pointu, ce sera moins facile, même si l’ouverture de l’université du Yukon en mai 2020 devrait amener une multitude de nouveaux emplois.

À Whitehorse, le secteur public représente une part importante des emplois disponibles. Travailler pour le gouvernement du Canada ou le gouvernement du Yukon nécessite toutefois d’avoir une résidence permanente. Les autres emplois nécessitent un permis de travail (PVT, Mobilité francophone…), comme partout ailleurs au Canada. Une bonne connaissance de l’anglais est nécessaire, même s’il existe des emplois en français (par exemple à l’Association franco-yukonnaise (AFY), comme moi, ou encore dans l’une des écoles francophones de la ville).

La plupart des offres d’emploi sont publiées sur Yuwin. Vous pouvez obtenir de l’aide pour vos démarches auprès de l’AFY, n’hésitez pas à les contacter. Vous trouverez également des infos sur les sites de Travail-Avenir Yukon et de Direction Yukon.

Au niveau du salaire, tout dépend de votre secteur. Comme ailleurs au Canada, il vous faudra probablement accepter un salaire en-dessous de ce que vous gagniez en Europe. Votre expérience professionnelle acquise hors du Canada sera peu ou pas reconnue. Si vous parvenez à décrocher un poste au Gouvernement (fédéral ou du Yukon), vous gagnerez un (très) bon salaire, à partir de 50.000 $ et jusqu’à 120.000 $ par an. Dans les autres secteurs, l’on voit de tout. Le salaire minimum est de 12,71 $ par heure, mais il vous sera difficile de vivre avec si peu. Visez un salaire minimum de 20 $/heure pour vivre à peu près correctement. Plus, c’est mieux, bien entendu. Sinon, vous ferez comme tout le monde et cumulerez plusieurs emplois.

Besoin de conseils sur comment rédiger un CV aux normes canadiennes ou réussir un entretien d’embauche ? Faites un tour sur mon article “Vancouver : comment trouver un boulot ?“.

Il existe également une autre possibilité assez répandue dans le Yukon : le woofing ou le helpx, qui consistent à échanger un certain nombre d’heures de travail (25h par semaine en général) contre le gite et le couvert. Envie de tester la vie de musher ou de travailler dans une ferme ? Foncez.

Panneau Bienvenue à Whitehorse
Toi aussi, tu veux une jolie photo devant ce panneau ?

Les démarches administratives

Si le Yukon est votre premier point de chute, il vous faudra avant toute chose vous procurer un numéro d’assurance sociale (NAS). Celui-ci est obligatoire pour pouvoir travailler au Canada. Pour ce faire, direction Service Canada, au Elijah Smith Building. N’oubliez pas : vous pouvez demander à être servis en français.

Après trois mois au Yukon, vous pouvez bénéficier d’un accès gratuit aux soins de santé. Il vous faudra pour cela demander une carte d’assurance-santé du Yukon. Pour l’obtenir, vous devez vous inscrire, en personne, auprès du gouvernement territorial à Whitehorse (204, rue Lambert, 4e étage).

Les immigrant-e-s peuvent utiliser un permis de conduire émis dans un autre pays pendant un maximum de 120 jours après leur arrivée au Yukon. Pour obtenir un permis de conduire yukonnais et faire immatriculer votre véhicule, présentez-vous au Bureau des véhicules automobiles. Attention, il vous faudra fournir deux preuves de résidence (si vous êtes en couple, pensez à mettre les deux noms sur les factures, ce sera plus facile pour ce genre de démarches). La mauvaise nouvelle : vous ne pourrez pas “simplement” échanger votre permis européen. Il vous faudra le repasser (théorique et pratique). Bonne nouvelle dans la mauvaise nouvelle : cela ne coute pas cher (20 $ par test).

Vous avez encore des questions ? Prenez contact avec l’AFY ou le Centre multiculturel du Yukon. Ces associations offrent de nombreux services d’aide à l’installation, comme des cours de langue, de l’assistance personnalisée à l’installation ou encore de l’aide à la recherche d’emploi.

Vue de Whitehorse depuis Grey Mountain
Whitehorse, depuis Grey Mountain. Ici, tu comprends le concept de "en pleine nature".

A bientôt ?

J’espère que cet article vous aura donné envie de venir me rejoindre dans le Nord. Et si vous voulez me remercier, n’oubliez pas que j’adore le chocolat et les bières belges ! Oui, j’écris des articles sur ce blog dans l’unique but d’obtenir des cadeaux. Et alors ?

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Pourquoi nous avons décidé de vivre à Whitehorse

Après un an à Vancouver, nous avions vraiment besoin de changer d’air. J’ai donc commencé à postuler activement un peu partout, me voyant offrir deux postes : un de professeure de…

Après un an à Vancouver, nous avions vraiment besoin de changer d’air. J’ai donc commencé à postuler activement un peu partout, me voyant offrir deux postes : un de professeure de français à Campbell River, sur l’île de Vancouver et l’autre comme agente des communications à Whitehorse. En résumé : le choix entre une petite ville de pêcheurs au bord de l’océan Pacifique et une autre complétement perdue dans le Nord, avec des températures avoisinants les – 40° en hiver, dans une province où l’on compte dix fois plus de caribous que d’habitants. À votre avis, qu’ai-je choisi ? (Ok, il y a un indice dans le titre).

Caribous à Whitehorse
Au Yukon, il y a plus de caribous que d'habitants. Plus d'orignaux. Plus d'ours. Plus de tout, quoi.

Petit flash-back. Je suis chez mon père, en 2017, nous regardons la grande carte du monde qui trône dans l’entrée. Mon regard tombe sur un point tout au Nord du Canada : Whitehorse. Cheval Blanc. Je veux vivre à Cheval Blanc. Le Yukon m’appelle (à cette époque-là, je disais encore « Yukonne »). Petit problème : Séra est moyennement convaincu par l’idée, malgré les plus jolies photos d’aurores et de cabanes en rondin que je lui montre. Persuadé qu’il n’y a pas d’Internet. Pas de boulot. Pas de soleil. Pas de futur. Bref, je suis obligée de négocier : ok, on ira d’abord dans une grande ville à la pointe de la technologie, tout ça. En 2018, on déménage à Vancouver. Fin du flash-back.

Alors, pourquoi Whitehorse ?

Parce que c’est là que j’ai toujours eu envie d’aller. Que j’aimais bien le nom. Que c’est loin, sur la carte. Que c‘est à côté de l’Alaska. Parce qu’il y a des aurores boréales et des courses de chien de traineaux. Que c’est immense, grandiose et silencieux. Que c’est festif et bouillonnant. Parce que la lumière est magique. Parce que la communauté francophone y est soudée et dynamique. Parce qu’au Yukon, tu peux être qui tu veux (ok, j’arrête avec cette phrase). Parce que je veux rencontrer Bob.  Parce que je veux savoir ce que ça fait, les journées de quatre heures. Puis celles de vingt heures, aussi. Parce que j’adore la nature, et que je m’émerveille chaque week-end de la beauté des paysages. Parce qu’ici je peux aller au bout des routes, et même jusqu’à l’océan Arctique si je veux (et si tu me connais bien, tu sais que c’est déjà programmé).

Spirit Canyon
Je vous ai déjà dit que j'aimais la lumière ici ?

Est-ce qu’on aime vivre à Whitehorse ?

Oui, mille fois oui. Peut-être pas pour toute la vie (il fait quand même fort froid). Mais pour quelques mois, quelques années, oui : quelle expérience unique et merveilleuse !

Vous aussi, ça vous dit de venir vivre dans le Yukon ? Jetez un œil sur mon article « Nos premiers pas à Whitehorse » : j’y aborde tous les détails pratiques de notre installation.

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Pourquoi nous n’avons pas aimé vivre à Vancouver

Quand nous avons décidé d’émigrer au Canada, il y près de deux ans, nous nous sommes longuement posé la question d’où nous installer (enfin, quand je dis « longuement »,…

Quand nous avons décidé d’émigrer au Canada, il y près de deux ans, nous nous sommes longuement posé la question d’où nous installer (enfin, quand je dis « longuement », j’exagère. Disons que la décision s’est prise à 80% au hasard, à 20% de manière raisonnée et pragmatique). Finalement, notre choix s’est porté sur Vancouver, en Colombie-Britannique. Nous avions d’excellentes raisons de choisir cette ville : une nature exceptionnelle, un climat tempéré, un dynamisme vanté de toutes parts, une population réputée accueillante. Bref, le Canada dans toute sa beauté, sans les -30°. That sounds good on the papier.

Lions Gate Bridge à Vancouver
Oui, le Lions Gate est joli. Mais vous le détesterez le dimanche soir, vous verrez. Photo de Lee Robinson sur Unsplash

De fait, la ville est géniale : des pistes cyclables bien pensées, des transports en commun efficaces, de nombreux parcs et espaces verts, une vie nocturne et culturelle riche intéressante pas mal. Et puis, la possibilité de s’échapper tous les week-ends dans les montagnes avoisinantes, ou sur l’île de Vancouver. Parfait, non ? Mais en fait, non, pas tant que ça, pas pour nous. Passées les quelques premières semaines de découvertes et d’amour fou (ça s’appelle avoir une personnalité enthousiaste), nous avons déchanté. Trop chère, trop pluvieuse, trop fausse, trop bruyante, trop sale… : nous avons commencé à lister les défauts de Vancouver plutôt qu’à en apprécier les attraits.

Oui, il y a de nombreuses plages…

Mais elles sont sales et on ne peut s’y baigner, l’eau étant trop polluée. Oui, la ville est dynamique. Mais la pauvreté est omniprésente dans certains quartiers. Oui, c’est multiculturel et un petit paradis pour les foodies. Mais on n’a jamais eu l’impression d’être au Canada. Oui, le climat est tempéré. Mais il fait moche six mois par an. Oui, les alentours sont magnifiques. Encore faut-il pouvoir en profiter, entre les trois jobs qu’on est obligé de prendre pour survivre. Oui, on te proposera des dizaines d’emplois. Mais souvent pour des jobs peu qualifiés et mal payés. Oui, les bars sont bondés. Mais qu’est-ce qu’on s’ennuie.

Bien sûr, je dramatise. Bien sûr, on a passé d’excellents moments à Vancouver. Et comme je l’ai dit plus haut, la ville a d’énormes atouts. Mais pas pour nous, c’est comme ça. Après quelques mois, nous n’avions plus qu’une idée en tête : partir. Vous voulez connaitre la suite de l’aventure ? C’est par ici.

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Trois gestes pour la planète

Je sais, j’avais promis d’écrire sur notre installation à Whitehorse. Mais j’étais d’humeur écolo, la faute au Black Friday et ses dérives. Du coup, voici un article sur les gestes…

Je sais, j’avais promis d’écrire sur notre installation à Whitehorse. Mais j’étais d’humeur écolo, la faute au Black Friday et ses dérives. Du coup, voici un article sur les gestes que j’ai mis en place au quotidien pour limiter mon impact environnemental. Saviez-vous que près d’un million de colis ont été livrés par Amazon à Paris l’année passée suite au Black Friday ? Et que plus d’un tiers ont été renvoyés dans la foulée ? Je vous laisse imaginer la pollution générée par ces allers et retours. Aujourd’hui, dans le monde, près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre proviennent des transports. Ces mêmes gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatiques, oui.

Glacier Jökulsárlón
A ce rythme, la plupart des glaciers auront disparus d'ici la fin du siècle. Ici, Jökulsárlón en Islande.

L’ampleur des changements climatiques qui surviennent de nos jours est sans précédent. Et les effets de ces changements sont plus marqués et se produisent à un rythme plus rapide dans le Nord qu’ailleurs dans le monde. Ainsi, au Yukon, les températures hivernales ont augmenté de 4 °C au cours des 50 dernières années. La masse des glaciers a quant à elle diminuée de 22%.

Ce constat vous interpelle ?

Bonne nouvelle : chacun-e, à son échelle, peut lutter contre le réchauffement climatique. Alors, oui, bien sûr, ce ne sont que des petits gestes, qui ne changeront pas grand-chose face aux multinationales polluantes et aux gouvernements prônant le retour ou le maintien d’énergies fossiles. Mais je reste convaincue que chaque geste compte. Connaissez-vous la légende du colibri, souvent racontée par l’écologiste français Pierre Rabhi ?

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !". Et le colibri lui répondit : "Je le sais, mais je fais ma part."

Bref, dans cet article, je vous vous parle de trois gestes pour la planète que j’ai adopté. Trois gestes plus ou moins faciles, qui permettent de réduire son impact environnemental au quotidien.

Tournesol dans un champ.

Réfléchir à mon alimentation

Je ne prône pas le 100% végétarien, particulièrement dans le contexte du Nord du Canada, où la chasse et la trappe sont probablement les moyens les plus écolo de se nourrir. Mais depuis plusieurs années, j’ai entamé une réflexion sur mon alimentation. Et si la viande n’est pas entièrement rayée de mon assiette, elle est devenue occasionnelle (une fois par semaine). Pour rappel, aujourd’hui, 25 % des gaz à effet de serre sont le résultat de l’agriculture, de l’élevage et de la déforestation qui en résulte. La production d’un seul kilo de bœuf génère 32,5 kg de CO2, contre 0,06 kg en moyenne pour les légumes et 1,18 pour le riz. Bref, il est aujourd’hui plus que temps de limiter notre consommation de viande.

Par ailleurs, je n’achète plus de produits transformés et favorise les filières locales et biologiques autant que possible. Au final, cela ne me coute pas plus cher : ne plus acheter de bonbons et autres aliments transformés me permet de mettre plus d’argent dans des produits frais de qualité. J’évite de consommer des fruits et légumes hors saison (même si parfois je craque) et je vérifie la provenance de mes aliments. Ici, à Whitehorse, je commande mes paniers de fruits et légumes « locaux » bios chez Alpine Bakery (local-local, c’est assez difficile ici). Et je pique toutes mes idées de recettes végé chez Hellofresh (sans commander les produits chez eux).

Fuits de l'Okanagan
Miam, les bons fruits de l'Okanagan.

Réduire ma consommation de plastique

Plus de 8 millions de tonnes de plastiques sont jetés dans l’océan chaque année. Pour se faire une idée, c’est comme si un camion à ordures rempli de plastiques était déchargé dans l’océan chaque minute. En 2050, il y a aura plus de plastique que de poissons dans les océans. Or, ces derniers jouent un rôle central dans la survie de notre écosystème. Réduire notre consommation de plastique est aujourd’hui une urgence. C’est pourquoi je refuse désormais d’utiliser des sacs en plastique dans les magasins (pas facile, par ici) et prends toujours mes sacs réutilisables avec moi. J’essaye aussi d’acheter un maximum de produits en vrac, pour éviter les emballages. J’ai également acheté des pailles en métal, et j’utilise désormais des emballages en cire d’abeilles, réutilisables, pour transporter et conserver mes produits. Je suis passée au savon et au shampoing solides, ainsi qu’à la lessive en bandes. Bien entendu, je bois l’eau du robinet (filtrée ou non) et utilise une gourde.

Bouteille en plastique sur une plage
Mmm, les jolies plages paradisiaques. Photo by Catherine Sheila from Pexels.

Acheter d’occasion

Avant chaque dépense, je me pose désormais la question : « Est-ce vraiment utile ? », « En ai-je vraiment besoin ? ». Ces deux questions m’ont permis de réduire considérablement mes achats. Bon, ok, le fait de vivre dans une région froide où je ne peux plus porter ni robes, ni talons, ni petits t-shirts mignons aide aussi. Mais quand même… J’essaye de réduire mes achats à l’essentiel, en privilégiant les matières techniques de qualité, conçues pour durer.

Pour ce qui est des meubles et de l’équipement sportif, je suis devenue une fervente adepte des magasins et des sites de seconde main (merci Facebook Market, Kijiji et Craiglist), qui me permettent d’acheter les choses dont j’ai besoin et de les revendre ensuite (ça marche aussi pour les décorations d’Halloween et de Noël : à moi la joie des achats inutiles sans la culpabilité !).

Télévision vintage
Tellement de bonheur dans les thrift shops. Photo by Patrick Tomasso on Unsplash.

Et vous ?

Dans cet article, je vous ai parlé des gestes que j’ai mis en place dans ma vie quotidienne pour réduire mon impact environnemental. Et vous, quels sont les vôtres ? Donnez-moi vos astuces et vos bonnes idées ! Et ok, le prochain article parlera de notre déménagement à Whitehorse, promis.

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Cinq choses qui m’agacent au Canada

Que les choses soient claires : j’adore le Canada. J’en parle d’ailleurs ici. Mais je dois avouer qu’il y a quand même quelques petites choses qui m’irritent au pays des caribous….

Que les choses soient claires : j’adore le Canada. J’en parle d’ailleurs ici. Mais je dois avouer qu’il y a quand même quelques petites choses qui m’irritent au pays des caribous. (Outre le fait qu’ils sont plutôt rares, les caribous).

Feuille d'érable
Cette photo. Je n'en peux plus de cette photo. Laissez tranquilles les feuilles d'érable, par pitié ! Photo by Guillaume Jaillet on Unsplash.

Le cout de la vie

Vancouver est chère. Les loyers sont chers, y faire ses courses est cher… Et les salaires ne suivent pas (sauf si vous bossez dans l’IT, oui, d’accord). Ce qui entraine pas mal de déceptions chez les nouveaux arrivants, qui ne parviennent pas à profiter pleinement des attraits de la ville. Difficile par exemple d’avoir son propre appartement ou d’acheter une voiture si l’on vit seul. Et ne parlons pas de devenir propriétaire. Conséquence : les immigrants n’y restent souvent pas plus de quelques années. Difficile donc d’y créer des relations durables, entre les arrivées et les départs des un-e-s et des autres.

Le sucre

Je pourrais dire : la nourriture en général. Mais je m’y habitue tout doucement. Donc je ne parlerai que du sucre : pourquoi en mettre autant, dans tout, tout le temps ? C’est simple : depuis que je vis ici, j’ai arrêté de commander des desserts au restaurant. Et surtout, surtout, je n’achète plus ces jolis gâteaux qui semblent tellement bons au magasin. Ils ne le sont pas. Ils sont juste trop sucrés.

Oui, ils sont jolis. Mais rendez-vous service : n'y goutez pas. Photo by Brooke Lark on Unsplash.

Le respect de l’environnement

Quand j’étais petite, on me rappelait souvent de couper l’eau du robinet lorsque je me brossais les dents, d’éteindre les lumières en sortant d’une pièce. Lorsque j’ai rénové ma maison, j’ai fait installer du double-vitrage, j’ai isolé les murs et acheté une chaudière au gaz à condensation. En 2017, les sacs plastiques ont été interdits dans les magasins en Belgique. Bref, limiter mon impact environnemental était quelque chose d’assez normal pour moi.

Puis je suis arrivée au Canada. Simple vitrage partout, murs à peine plus larges qu’une main, lumières allumées dans les bureaux la nuit, gros 4X4 dans les rues, sacs en plastique à la pelle dans les magasins. Waouh. Au début, ça fait un choc. Et puis, on relativise un peu… La production électrique est beaucoup plus verte ici qu’en Europe : 60% vient de l’hydroélectrique. Du coup, ça pollue effectivement moins. Et puis, heureusement, de gros efforts sont faits pour limiter l’usage des plastiques à usage unique.

Le Ghosting

Ce terme fait référence à un fantôme qui apparaît et puis *pouf*, qui disparaît, dans une relation amicale ou professionnelle. Je m’explique : la plupart des Canadiens détestent les conflits. C’est comme ça. C’est éducationnel, culturel, tout ce que l’on veut mais quoiqu’il en soit, beaucoup ne savent pas exprimer clairement leur désaccord (pardon, pardon pour la généralisation, mes amis canadiens je vous aime quand même). Du coup, ils risquent de vous ghoster, du jour au lendemain, sans réelle explication. Vous allez boire un café avec un employeur super emballé par votre CV, et puis plus aucune nouvelle ? C’est normal au Canada. Vous invitez vos collègues à un diner, et personne ne vient ? Ça aussi, ça arrive.

Chaton mignon
Je mets un chaton pour détendre l'atmosphère. Image par Dimitri Houttem sur Pixabay.

Les machines à laver

Oui, cela fait vraiment partie de mon top 5. Oui, c’est triste, mais je rêve de linge qui sent bon, propre et en bon état. Au Canada, beaucoup de machines ont un chargement par le haut. Or, ce type de machine abime énormément les vêtements (ceux-ci sont « étirés » dans tous les sens lors du lavage). Ensuite, les machines à laver canadiennes ne chauffent pas l’eau : elles utilisent l’eau chaude « courante » (en consommant beaucoup plus d’eau au passage, près du triple de nos machines européennes). Il est donc impossible de laver son linge à haute température pour en faire partir les taches difficiles. Voilà voilà où j’en suis dans ma vie à 34 ans. On a les problèmes qu’on mérite.

Femme assise devant une machine à laver
Ah oui, c'est très joli. Mais ça ne lave pas. Image parStockSnap sur Pixabay.

Dans cet article, je vous ai livré mon top 5 des choses qui m’énervent le plus au Canada. Mais il faut reconnaitre que j’aime bien râler (ça me fait penser que j’ai oublié de râler sur le peu de congés payés ! 10 jours !). En vrai, je ne retournerais en Belgique pour rien au monde. J’aime ce pays d’amour, et je vous explique d’ailleurs pourquoi ici.

Et vous, quelles sont les choses qui vous agacent le plus dans votre pays?

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Cinq choses que j’adore au Canada

Bon, c’est vrai que j’ai tendance à râler beaucoup… Mais qu’est-ce que j’aime le Canada ! Dans cet article, je vous parle des cinq choses que j’apprécie le plus ici….

Bon, c’est vrai que j’ai tendance à râler beaucoup… Mais qu’est-ce que j’aime le Canada ! Dans cet article, je vous parle des cinq choses que j’apprécie le plus ici. Et non, le sirop d’érable n’en fait pas partie.

Coeur dans la buée
Un peu d'amour. L'amour, c'est bien. Photo by Michael Fenton on Unsplash

La politesse et l’honnêteté des Canadiens

Ici, personne ne klaxonne quand tu ne réagis pas assez vite au feu vert. Personne ne te dépasse dans la file au magasin. On t’interpellera même gentiment en te signalant que c’est ton tour, si tu es dans la lune. Personne ne te bousculera, personne n’élèvera la voix. Aussi, tu peux oublier ton téléphone sur une table dans un café, et revenir deux heures plus tard le chercher : il sera toujours là. Dans les grands magasins, certaines marchandises sont exposées après les caisses, ou à l’extérieur, sans que personne ne songe jamais à le voler (bon ok, peut-être que certains y songent, mais très peu le font).

Me promener dans la rue sans être harcelée

Quand j’habitais en Belgique, je détestais devoir rentrer seule chez moi la nuit. Il n’était pas rare qu’une voiture me suive, ou que des types bizarres se mettent sur mon chemin pour réclamer mon numéro de téléphone, me faire des propositions explicitement sexuelles ou simplement me montrer leurs organes génitaux (merci, vraiment). Il ne se passait pas une journée sans que je me fasse interpeller, « complimenter » ou insulter. Sans que l’on commente ma façon de m’habiller, de me tenir, de parler. Bref, j’étais devenue experte en changement de trottoir, tenues de camouflage et regard fuyant, l’idée étant d’éviter les confrontations. Puis je suis arrivée à Vancouver. J’ai découvert que l’on pouvait se promener saoule/en mini-jupe/à deux heures du matin/dans des ruelles sombres (et même tout ça à la fois) sans se faire importuner. Quelle libération ! J’ai découvert ce que ça faisait de ne plus avoir peur. De s’habiller comme on veut. De ne plus devoir toujours avoir des clefs dans son poing fermé le soir, pour pouvoir frapper en cas d’agression. De ne plus devoir ruser en faisant semblant d’appeler quelqu’un au téléphone.

Le genre de passage dans lequel je ne me risquerais pas en Europe. Photo by Hin Bong Yeung on Unsplash

La nature

Je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles nous ne pourrons plus jamais revenir en Belgique. En Europe, tout est si dense, si concentré. La nature n’a pas la place pour se déployer. Ici, nous vivons au milieu de la nature. Elle est partout, omniprésente. Encore plus depuis que nous vivons à Whitehorse, bien sûr. Nous passons nos week-ends à explorer les montagnes environnantes, nous profitons du moindre instant pour aller jouer dehors. Nous faisons du camping, des feux de camp, des road-trips. Avec nos copains, nous prévoyons plus souvent des randonnées que des soirées arrosées. Bref, nos vies sont devenues beaucoup plus zen, plus connectées à la nature. Et ce n’est pas un problème de faire des centaines de kilomètres pour se rendre quelque part : les routes sont tellement belles !

Route devant le Kluane Park
Des paysages comme ça, ça donne envie de se lever tôt le matin, non ?

Les services publics

Au Canada, l’eau du robinet est gratuite. Des fontaines à eau sont d’ailleurs présentes un peu partout à Vancouver, ainsi que des toilettes et des douches publiques. Des terrains de sport (tennis, volley, basket…) sont mis à disposition gratuitement dans les parcs. A Whitehorse, le Centre sportif de la ville propose des abonnements familiaux, avec accès à tous les sports et cours collectifs (piscine, patinoire et garderie pour les plus jeunes comprises) pour moins de 80 euros ! A Vancouver, tous les trottoirs sont aménagés pour les personnes à mobilité réduite, et la ville a été parfaitement pensée pour les cyclistes. Les parcs sont nombreux et bien entretenus. Bref, les services publics sont vraiment excellents !

L’eau gratuite

J’en ai déjà un peu parlé dans le point précédent, mais j’insiste : quel plaisir d’avoir de l’eau gratuite dans les bars et les restaurants ! C’est la première chose que l’on te sert quand tu arrives quelque part. Et personne ne te regardera de travers si tu ne commandes rien d’autre pour accompagner ton lunch. C’est normal (et ok) de ne pas boire d’alcool. Personne n’insistera lourdement ou te demandera si tu es enceinte.

Glass of water
En Belgique, ce verre te couterait au moins deux euros. Photo by Clint McKoy on Unsplash

Vous l’avez compris, pas question pour nous de retourner en Belgique de sitôt. On adore le Canada… Même si quelques petites choses me font parfois râler !

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Se loger à Vancouver

Vous souhaitez venir vivre à Vancouver ? Excellente idée. Les plages, les montagnes, les bons petits restos, la coolitude, le ski après le boulot … Mais aussi, malheureusement, les loyers exorbitants….

Vous souhaitez venir vivre à Vancouver ? Excellente idée. Les plages, les montagnes, les bons petits restos, la coolitude, le ski après le boulot … Mais aussi, malheureusement, les loyers exorbitants. (Désolé si je suis celle qui vous l’apprend). Se loger à Raincity n’est pas facile. Pas facile, mais possible ! Dans cet article, je vous donne quelques conseils pour trouver l’appartement de vos rêves (bon, ok, de vos presque rêves adaptés à votre budget) dans la jungle immobilière vancouvéroise.

C’est quoi, le problème ?

Le problème c’est que l’offre immobilière est assez limitée, et que de nombreux nouveaux immigrants arrivent chaque jour. Du coup, certains proprios se permettent tout et n’importe quoi : loyers hors de prix, « chambre » sans fenêtre ni même place pour un lit, appartement vétuste, humide, mal isolé… Préparez-vous à visiter des immeubles moches, voire insalubres. Mais rassurez-vous : il est aussi possible de dénicher la perle rare, avec un peu de chance et beaucoup de réactivité.

Building Vancouver
Veux-tu vivre dans une grande tour ?

Le budget

On ne va pas se mentir, se loger à Vancouver, c’est plutôt cher. Mais comparable à de grandes villes européennes comme Paris, ou Bruxelles. Le loyer moyen pour un appartement une chambre est de 1900$ (soit 1300 euros), 2600$ pour un deux chambres (1750 euros). Dans le centre-ville (Downtown), les loyers moyens atteignent 2200$ pour les appartements une chambre. Si l’on s’éloigne un peu, les loyers diminuent. A Marpole, tout au Sud, on peut trouver un une chambre pour 1500$.

Si vous êtes seul-e et ne travaillez pas (encore) dans la dernière start-up à la mode, la meilleure alternative reste la collocation, très répandue ici.  On trouve des chambres dans le centre-ville à partir de 700$. Attention tout de même : certains ne se gênent pas pour proposer des « dens » (des cagibis, quoi) sans fenêtre si même réelle porte pour 600$. Bref, ne louez rien sans avoir visité au préalable.

Dans quel quartier ?

Les quartiers les plus recherchés par les expatriés sont Downtown, pour ses gratte-ciels, ses bars et ses restos (surtout dans Gastown), Kitsiliano pour sa proximité avec la plage et son côté « village », et West End, qui combine un peu tout ça.

Si ça ne vous dérange pas de prendre le Skytrain pour vous rendre au centre-ville, vous pouvez aussi viser la « banlieue ». Burnaby et New Westminster, par exemple, offrent un bon compromis pour celles et ceux qui veulent profiter de Vancouver sans se ruiner en loyer.

Quant à moi, si je devais choisir un quartier où vivre à Vancouver, ce serait soit Mount Plaisant, soit les alentours de Commercial Drive : des loyers abordables, une position centrale et une vie de quartier riche (plein de bars et de restos sympas, en d’autres termes, mais aussi des magasins bios et des boutiques vintages qui ravissent la bobo en moi).

Kitsiliano
Le joli quartier de Kitsiliano.

Où chercher ?

Vos principaux alliés dans votre quête de l’appartement parfait seront Kijiji, Craiglist et Facebook Market. Il existe également d’autres sites spécialisés comme Zumper, ainsi que de nombreux groupes Facebook comme For Rent Vancouver. Un conseil ? Soyez rapide ! A Vancouver, les annonces immobilières restent rarement plus de trois jours en ligne. Si un bien vous intéresse, soyez prêt à le visiter le jour-même. Et si vous êtes toujours intéressé après la visite, ne réfléchissez pas trop et sautez sur l’occasion, ou elle pourrait vous passer sous le nez.

Vous l’aurez compris : il vous sera difficile de trouver un bien à distance, ou longtemps à l’avance. Si, comme moi, vous êtes une stressée de l’organisation, ce sera un mauvais moment à passer. Mais le marché de l’immobilier à Vancouver est tellement volatil que le plus simple est d’être sur place, quitte à prendre un logement provisoire pour vos premières semaines (sur Airbnb par exemple).

Pour notre part, nous avons trouvé un appartement une chambre en moins d’une semaine, sur Beach Avenue, avec une merveilleuse vue sur l’océan, pour 1800$. Nous avons visité cinq appartements avant de faire notre choix.

View from our appartment
La vue depuis notre appartement était "pas mal'.

Comment ça se passe ?

Vous avez trouvé LA super occasion, l’appartement mignon et pas trop cher qui vous convient parfaitement ? Well done. Mais il va encore peut-être vous falloir jouer des coudes pour être certain-e de l’obtenir. Mon conseil ? Faites le chèque pour le deposit (la garantie locative, souvent un demi-mois de loyer) le plus vite possible. Aussi, le propriétaire peut vous demander des preuves d’emploi et des références d’anciens propriétaires : pensez à avoir ces documents avec vous. On vous demandera également peut-être un credit check (un historique de crédit, disponible si vous avez une carte de crédit nord-américaine) ou une preuve de fonds suffisants.

Notez que la signature d’un bail n’est pas obligatoire en Colombie-Britannique. On vous fera donc parfois signer un Residential Tenancy Agreement, parfois non. Les relations entre propriétaires et locataires sont régies par le Residential Tenancy Act. En cas de litige avec votre propriétaire ou en cas de doutes sur la législation, vous pouvez contacter le Residential Tenancy Branch.

Eau, électricité et Internet

L’eau est gratuite partout au Canada, vous ne devez donc pas vous en soucier. Il vous faudra par contre ouvrir un compte auprès de l’unique fournisseur d’électricité, BC Hydro. L’électricité est très bon marché : nous payions environ 20$ par mois pour notre appartement. Les charges et le gaz étaient comprises dans notre loyer.

L’accès à Internet est par contre assez cher : comptez au minimum une cinquantaine de dollars par mois. Il existe une multitude de fournisseurs, tous proposant des offres différentes. A vous de choisir ce qui vous convient.

Meublé ou non meublé ?

De nombreux nouveaux arrivants, par facilité, choisissent des appartements fully furnished (meublé). C’est clair, c’est plus simple ! Pas de prise de tête pour aller chercher des meubles partout dans la ville, pas besoin de les déménager ou de les revendre plus tard. Néanmoins, je ne conseille pas vraiment cette solution. Premièrement, parce qu’un appartement meublé vous coutera facilement 200$ de plus chaque mois. Ensuite, parce que ça ne sera pas forcément à votre gout.

Le marché de la seconde main à Vancouver est absolument formidable : on trouve de très belles choses à tout petits prix sur Facebook Market, ou encore dans les Thrift Store (mon préféré : Wildlife). Pour notre part, nous avons réussi à meubler entièrement notre appartement (chambre complète, salon avec divan-lit et coin cuisine) pour moins de 2000$. Argent que nous avons récupéré en vendant nos meubles à notre départ.

Si vous préférez acheter du neuf, il existe deux magasins Ikea pas très loin du centre, l’un à Coquitlam, l’autre à Richmond. Enfin, n’oubliez pas que l’on peut se faire livrer à peu près tout par Amazon.

Seconde main
On a presque tout acheté en seconde main.

Bonne installation !

Voilà, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne installation et une belle expérience canadienne ! Si vous voulez en savoir plus sur la nôtre, faites un tour ici, ou encore sur notre bilan après un an.  

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Immigration au Canada : le bilan après un an

Il y a un an jour pour jour, nous débarquions à Vancouver, avec nos quatre valises, un papier avec l’adresse de notre Airbnb et pas grand-chose d’autre. Un PVT pour…

Il y a un an jour pour jour, nous débarquions à Vancouver, avec nos quatre valises, un papier avec l’adresse de notre Airbnb et pas grand-chose d’autre. Un PVT pour Séra, un statut de touriste pour moi. On découvrait la ville, en s’arrêtant tous les dix mètres pour photographier les buildings, les bus scolaires, les camions, les publicités, les panneaux routiers (ok, je photographie toujours les bus scolaires). On s’étonnait de tout, de la politesse des gens, des paysages, de la nourriture, des rues si organisées, de l’odeur de la weed un peu partout, des gros pick-ups et des pubs pour la chirurgie esthétique sur les abribus.

Très vite, on a trouvé un appartement, du boulot, on s’est fait des copains (si ça t’intéresse, je raconte tout ça ici). On a apprivoisé cette grande ville, on a testé pas mal de restos et de bars, on s’est levé tôt pour escalader les montagnes, on a fait du bénévolat parce que c’est normal ici, on a arrêté de râler sur la qualité du pain et du fromage, on a appris à dire combien on mesure en feet. On a essayé tous les musées de la région parce qu’on avait des pass gratuits, on a joué les touristes, et aussi les touristes blasés. On a aimé cette ville, on l’a détestée aussi. Entre-temps, on a obtenu notre RP, on a repassé nos permis de conduire (vive la Belgique !), on a acheté une voiture.

Un an après notre déménagement au Canada, où en est-on ? Avons-nous atteint nos objectifs ? Dans cet article, on fait le bilan. (Calmement, en s’remémorant chaque instant) (Il n’y a pas de raison qu’il n’y ait que moi qui aie la chanson en tête) (Tu ne vois pas de quelle chanson je parle ? Tu es trop jeune, va-t’en).

Julie et Séraphin au Canada
Coucou !

Objectif n°1 : devenir parfait bilingue

Hum. Comment dire ? Bof. On avait choisi de venir dans une région anglophone pour booster notre anglais. Mais je travaille dans le milieu francophone depuis mon arrivée ici (dans la communication, et dans l’enseignement du français), et Séra a gardé son travail en Belgique pendant onze mois. Nos amis ici sont francophones (par facilité probablement). Au final, nous pratiquons assez peu l’anglais, mis à part avec nos équipes d’Ultimate Frisbee, nos voisins et lorsque nous sortons. Alors, oui, nous avons progressé : il ne m’arrive (presque) plus jamais de ne pas comprendre ce qu’on me dit et je lis maintenant couramment en anglais. Mais de là à être bilingue… Il y a encore du boulot ! Prochain objectif : suivre les cours d’anglais gratuits proposés par le Gouvernement aux nouveaux immigrés au Canada (Programme LINC), puisque maintenant que je suis résidente permanente, j’y ai droit.

Objectif n°2 : explorer de nouvelles pistes professionnelles

Ça n’a pas été de tout repos, on est passé par des hauts et des bas, mais clairement, oui, objectif atteint. Mon boulot en Belgique était vraiment exceptionnel, avec une équipe en or et un bon salaire, c’est donc parfois difficile pour moi de recommencer « en bas de l’échelle », avec peu de responsabilités. Mais j’ai trouvé rapidement du boulot dans mon domaine, ce qui est déjà bien. J’ai également fait de belles rencontres et pu me lancer comme enseignante de français langue étrangère (au Collège Educacentre). Bref, cette année m’a permis d’apprendre de nouvelles choses, de rompre avec mon train-train quotidien et de mieux me connaitre, tout en me faisant une première expérience professionnelle au Canada.

Séra a quant à lui un peu galéré. Il a continué à travailler pour son précédent employeur en Belgique pendant onze mois, avant d’enfin trouver un boulot au Canada. Il a décidé de réorienter sa carrière en arrivant ici, passant de gestionnaire de projets IT à programmeur (l’idée étant de se diriger vers un métier de plus en plus nomade). Au final, il a atteint pleinement son objectif : devenir développeur au Canada.

A la conquête de l'Amérique !

Objectif n°3 : changer de vie

Bon, là, clairement, objectif atteint. Même si on se rend compte qu’on a tendance à vite se réinstaller dans des routines et à overbooker nos agendas comme avant (si toi aussi tu es hyperactif, tape dans les mains), nos vies sont totalement différentes. On a troqué les week-ends festifs et souvent trop alcoolisés (bah oui) contre des magnifiques randos et des soirées autour du feu. Finis, les soupers avec les copains qu’on continue à voir surtout par habitude. Finies, les obligations, les contraintes. On fait ce que l’on veut, quand on veut (et ça implique souvent du camping. Ok, et des bières). Bon, à côté de ça, nos proches nous manquent beaucoup. Mais on prend le temps de les appeler chaque semaine, on se parle beaucoup par message. Finalement, certaines relations gagnent en profondeur. Il y a un tri qui se fait naturellement. On se rapproche d’amis dont on s’était un peu éloigné. On prend de la distance par rapport à d’autres. On évolue, et nos relations aussi.

La vie ici est différente. Je peux me promener en mini-short et décolleté plongeant à deux heures du matin dans une rue sombre, et personne ne m’ennuiera. Je me sens en sécurité, partout, même dans les coins les plus « difficiles » comme East Hastings. Les toilettes sont souvent mixtes, l’inclusion des femmes dans le sport est une priorité pour de nombreux clubs, les politiques antidiscrimination au travail sont fortes : pour la féministe que je suis, c’est un petit paradis. Et puis la ville est tellement inclusive, bien pensée, avec ses pistes cyclables qui la sillonnent de toute part et son réseau de transports en commun efficace et rapide.

A côté de ça, on n’en peut plus du bruit, surtout dans les restos : les gens parlent très fort, il y a tout le temps de la musique, des télés allumées qui diffusent les derniers matchs, bref, c’est l’enfer pour les gens qui aiment le silence, comme moi. Et la nourriture nous rend souvent dingue : mais pourquoi mettre autant de sucre dans tout ?

Séra au Canada
Nager dans la mer un 1er janvier, est-ce vraiment une bonne idée ?

Objectif n°4 : avoir plus de temps pour nous

Objectif atteint plus ou moins, va-t-on dire. Le cout de la vie est vraiment élevé, ici. Et les jobs pas si bien payés. Du coup, j’ai dû accepter plusieurs emplois pour gagner ma vie correctement : un job à 32h/semaine, plus un contrat free-lance de 8h/semaine et des cours de français (6h/semaine). Ce qui me faisait de grosses semaines, en comparaison avec la Belgique. Mais le fait d’avoir moins d’obligations sociales nous a permis de dégager plus de temps pour notre développement personnel. J’avais pour ma part pour objectif de lancer ce blog : c’est chose faite ! Je souhaitais également m’initier à différents langages de programmation, ce que j’ai pu commencer à mettre en place grâce à Ladies Learning Code. Enfin, je voulais avoir plus de temps pour écrire, peut-être commencer un roman… Et là, on est d’accord que je n’en suis nulle part (mais bon, ça fait 20 ans que je procrastine donc ça ne m’étonne pas vraiment non plus). Séra a quant à lui mis ce temps à profit pour se former à la programmation, avec un job à la clef.

Séra et Julie au Canada
Nos week-ends sont différents.

Objectif n°5 : vivre plus près de la nature

Bof. Alors oui, on a beaucoup beaucoup plus de possibilités de s’évader le week-end, car les alentours de Vancouver sont juste magnifiques. Mais cela reste une grosse ville, avec sa pollution (relative quand même), son bruit, ses gens pressés et très accaparés par leur carrière. Bref, on se sent plus près de la nature, mais pas vraiment non plus.

Et la suite, alors ?

Celles et ceux qui me suivent sur Instagram le savent : on déménage à Whitehorse, dans le Yukon, à 2500 kilomètres au Nord de Vancouver. J’ai trouvé un emploi au sein de l’association franco-yukonnaise. A nouveau, pas de grosses responsabilités, mais une équipe qui semble super chouette. Et c’est le Yukon, là où je rêve d’aller depuis le début. Pourquoi ? Pour l’expérience. Vivre au rythme des saisons, être plus proche de la nature, connaitre enfin le vrai Canada, celui des grands espaces (et des -40°). Je vous avoue que ce changement me fait quand même un peu peur, le froid, l’isolement, tout ça (il se peut que mes prochains articles soient écrit avec un logiciel de reconnaissance vocale, mes doigts gelés étant tombés par terre). On démarre en voiture pour le Yukon le 18 septembre, et on a hâte de vivre cette nouvelle aventure !

De nouveaux objectifs ?

Oui, plein. Apprendre de nouvelles choses. Vivre plus près de la nature. Continuer d’explorer le monde et de faire vivre ce blog. Ecrire un livre (oui, je sais). Reprendre la danse. Apprendre un langage de programmation. Lancer des formations pour aider les autres à créer leurs blogs ou sites internet. Survivre à l’hiver. Rencontrer des personnes inspirantes. S’aimer. Cuisiner davantage. Méditer davantage. Arrêter de faire des listes.

Séra trouve que cet article manque d’une conclusion. Alors, je vous offre une citation.

Citation Ford
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