Julie, une fois

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Le tour du poteau, mode d’emploi

Si vous venez d’arriver au Canada, vous avez probablement déjà entendu l’expression ” faire le tour du poteau”. Mais qu’est-ce que c’est ? A quoi ça sert ? Et comment…

Si vous venez d’arriver au Canada, vous avez probablement déjà entendu l’expression ” faire le tour du poteau”. Mais qu’est-ce que c’est ? A quoi ça sert ? Et comment faire ? Dans cet article, je vous raconte tout.

Le tour du poteau : c’est quoi ?

Faire le tour du poteau (“flag pole” en anglais) consiste à passer la frontière d’un pays puis à y re-rentrer quelques minutes plus tard pour valider un nouveau visa. En effet, lorsqu’un nouveau permis de séjour vous est accordé et que l’ancien se termine, vous êtes dans l’obligation de sortir du territoire puis d’y re-rentrer afin d’activer ce nouveau visa. Le plus souvent, pour des raisons pratiques assez évidentes, cela se fait à la frontière la plus proche. Mais si vous en avez les moyens, rien ne vous empêche de partir à Hawaï pour le week-end et de revenir.

Dans mon cas, j’ai suis allée faire un tour du poteau à la frontière USA/Canada de Point Roberts afin de valider le permis de travail fermé obtenu dans le cadre de la mobilité francophone.  Pour ceux qui ne connaissent pas Point Roberts,  c’est un petit morceau d’USA perdu au Canada, à 45 minutes en voiture de Vancouver : pratique!

Comment ça se passe ?

Si vous venez de Vancouver, comme moi, le poste frontière le plus proche est Point Roberts. Depuis Montréal, les postes frontières les plus proches sont ceux de Saint-Bernard-de-Lacolle (souvent appelé Lacolle) et de Saint-Armand/Philipsburg. Pour voir la liste des tous les postes frontières, c’est par ici.

Pour nous y rendre, nous avons loué une voiture. Si vous ne conduisez pas, pas de stress : de nombreuses personnes s’y rendent chaque semaine, restez attentifs aux petites annonces sur Craiglist, Kijiji ou Poparide.

Première étape : passer la douane américaine

Lorsque vous arrivez à la frontière, sortez simplement du pays, en expliquant clairement la situation au douanier : vous souhaitez faire demi-tour directement pour repasser la frontière canadienne. Il vous posera quelques questions, prendra éventuellement vos empreintes et une photo. Pour notre part, nous avons garé notre voiture sur le parking du poste frontière au Canada, et passé la frontière à pieds. Conseil : quand le douanier vous demande : “Where do you come from?”, ne répondez pas bêtement, comme moi : “Bah… From Canada”. Ce qu’il veut savoir, c’est pourquoi vous êtes là.

Seconde étape : demi-tour vers le Canada

Suivez les indications du douanier américain et présentez-vous alors au douanier canadien. Donnez-lui votre lettre d’introduction (obtenue pour votre permis de travail), ainsi que toutes les pièces justificatives s’y référant (attestation de fonds et assurance pour les PVT, copie de l’offre d’emploi pour la mobilité francophone, etc.). Il prendra quelques minutes pour vérifier vos documents, et si tout est en ordre, vous délivrera votre nouveau visa ou signera votre attestation de résidence permanente. Et voilà, vous avez fait le tour du poteau!

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Immigrer au Canada : comment faire ?

On nous pose beaucoup de questions sur l’immigration au Canada. Comment faire ? Qui contacter ? Par où commencer ? Dans cet article, je vais tenter de résumer les grandes…

On nous pose beaucoup de questions sur l’immigration au Canada. Comment faire ? Qui contacter ? Par où commencer ? Dans cet article, je vais tenter de résumer les grandes étapes d’un parcours d’immigration. Même si, bien entendu, chaque parcours est unique.

Première étape : se renseigner sur les possibilités d’immigration

Partir à l’autre bout du monde, ça fait rêver. Mais est-ce vraiment possible ? Si vous avez moins de 30 ans (pour les Belges) ou 35 ans (pour les Français), c’est facile : le PVT a été créé pour vous faciliter la tâche. J’y ai consacré un article :

Le PVT (Programme Vacances Travail), la bonne idée !

Pour les autres (comme moi), il va falloir trouver un autre moyen d’obtenir un permis de travail et/ou de résidence. Pour ça, il existe un site de référence, celui  du Gouvernement Canadien, et plus précisément son service Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Ce service établit la politique d’immigration et rend les décisions concernant les personnes qui peuvent entrer au Canada. C’est sur ce site que vous ferez vos demandes de visas et permis.

Pour savoir quel est le programme le mieux adapté à votre profil, faites le test!

D’autres sites Internet sont de vraies mines d’or pour préparer un projet d’immigration au Canada :

  • Pvtistes.net (qui contrairement à ce que son nom indique, ne s’occupe pas que des PVT);
  • Immigrer.com, dont les forums nous ont vraiment aidés.

Les salons organisés par Destination Canada sont également d’excellentes opportunités pour obtenir des informations sur l’immigration au Canada.

Pour ma part, je suis passée par le programme de travailleurs qualifiés, dans Entrée Express, pour obtenir ma résidence permanente. Je vous raconte mon parcours dans cet article :

Immigration au Canada : mon expérience

Deuxième étape : choisir sa destination

Le Canada est un pays immense. La vie y est complétement différente à l’Ouest et à l’Est, qui sont séparées par quelque 8000 kilomètres ! Le climat, la culture, les paysages, les mentalités, le cout de la vie ne sont pas du tout les mêmes à Montréal (à l’Est, où l’on parle français et où il fait -30° en hiver), à Vancouver (à l’Ouest, où l’on parle anglais et où il ne neige quasiment jamais) ou encore dans le Sasquatchewan.

Pour vous aider à choisir, je vous conseille le guide de Destination Canada, téléchargeable ici. Vous y trouverez également de nombreuses informations utiles sur les différents programmes d’immigration.

Pour notre part, nous avons choisi Vancouver, pour son climat tempéré (il ne gèle presque jamais aussi), son dynamisme et son emplacement géographique. Mais il s’agit d’une des villes les plus chères du Canada.

Attention, si vous choisissez de vous expatrier au Québec : les procédures d’immigration y sont beaucoup plus longues qu’ailleurs (souvent plus de deux ans).

Puis-je présenter ma demande seul-e ? Ou dois-je faire appel à un conseiller en immigration ?

Vous pouvez présenter votre demande seul-e. Cela demande beaucoup d’organisation et de patience, mais c’est tout à fait possible. Je l’ai fait.

Un conseil ? Fuyez les organismes qui vous contactent par téléphone pour vous vendre leurs services d’immigration hors de prix. Prenez le temps de vous renseigner. Posez vos questions sur les forums. Si vous souhaitez tout de même passer par un agent, suivez les conseils du Gouvernement canadien.

Troisième étape : rassembler tous les documents utiles

Si vous passez par un PVT, cela devrait être assez simple. Si vous souhaitez présenter une demande de résidence permanente, par contre, ce sera plus long. Vous devrez faire évaluer vos diplômes par un organisme international (WES, par exemple), passer des tests de langue (le TEF pour le français, l’IELTS en anglais), mais aussi vous procurer des extraits de cassier judiciaire, des actes de naissance, de mariage, de divorce le cas échéant, des certificats de résidence, des preuves de fonds suffisants, des preuves de cohabitation si nécessaire… Bref, beaucoup de paperasse ! Ce travail de collecte de documents obligatoires vous prendra au minimum quelques semaines, voire plusieurs mois. Un conseil : soyez organisé ! Scannez et classez chacun des documents, afin de pouvoir le retrouver rapidement par la suite.

Une fois tous vos documents réunis, il ne vous reste plus qu’à présenter votre demande. Et à patienter… Le délais annoncé pour les demandes de résidence permanente via Entrée Express est de six mois.

Dernière étape : préparer le grand départ

Préparer un projet d’immigration, c’est planifier son arrivée (au Canada ou ailleurs) mais aussi son départ :

  • Vendre ou trouver un locataire pour son appartement/sa maison (ou donner son renom au propriétaire);
  • Présenter sa démission;
  • Mettre fin à tous ses contrats: eau, électricité, Internet, assurances, mutuelle…;
  • Résilier ses abonnements: salle de sports, téléphone…;
  • Faire le tri dans ses affaires : ce que l’on stocke, ce que l’on emporte avec, ce dont on se sépare;
  • Informer l’administration de son départ;
  • Clôturer ses comptes en banque si nécessaire;
  • Faire un check-up médical;
  • Vendre sa voiture;
Et pourquoi pas, après tout ça, créer un blog ?
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Vancouver : nos premiers pas

Environ 300 000 immigrants sont arrivés au Canada en 2018. Parmi eux… nous, un jeune couple de trentenaires originaires de Belgique. Dans cet article, nous vous racontons nos premiers pas…

Environ 300 000 immigrants sont arrivés au Canada en 2018. Parmi eux… nous, un jeune couple de trentenaires originaires de Belgique. Dans cet article, nous vous racontons nos premiers pas dans notre nouvelle ville : Vancouver.

Le 9 septembre 2018, après de longs mois de préparatifs, nous posons le pied pour la première fois sur le sol canadien, à Vancouver. Le défi est de taille : nous n’avons ni appartement, ni boulot, ni même de plan bien précis. Mais nous sommes déterminés à transformer ce projet un peu fou en une expérience enrichissante.

Après quelques heures d’attente au service d’immigration pour faire valider le PVT de Séraphin, nous voilà dans le taxi qui nous emmène dans notre premier hébergement, un Airbnb loué pour trois semaines.

A l'aéroport
Ca, c'est nous le jour du départ.

Les premiers jours vont être bien remplis :

  • Nous demandons un numéro d’assurance sociale (NAS, ou SIN pour Social Insurance Number) pour Séraphin. Ce numéro est indispensable pour pouvoir travailler au Canada. Nous sommes allés , mais il existe d’autres bureaux, comme ici. Pour ma part, n’ayant pas de permis de travail, je suis entrée sur le territoire canadien comme simple touriste. Je n’ai pas droit à ce numéro.
  • Nous ouvrons un compte en banque chez RBC. Nous choisissons cette banque un peu au hasard mais en sommes très contents. Attention, les systèmes bancaires sont assez différents, ici. Par exemple, des frais peuvent vous être facturés si vous retirez de l’argent à des distributeurs qui ne sont pas de votre banque.
  • Nous nous inscrivons sur Kijiji et Craiglist, les deux principaux sites de petites annonces au Canada, et commençons les recherches pour un logement. Facebook Market se révèle également d’une grande aide. On en profite pour explorer les différents quartiers de la ville et découvrir où nous voulons vivre.
  • Nous achetons deux cartes SIM prépayées (chez Chatr) pour avoir des numéros de téléphones canadiens sur lesquels nous pouvons être contactés (indispensable pour trouver un appartement ou un boulot). Plus tard, nous choisirons un abonnement chez Fido.
  • Nous achetons deux cartes Compass rechargeables afin de pouvoir utiliser l’ensemble des transports en commun.
  • Nous contactons le consulat de Belgique au Canada pour s’inscrire sur les registres consulaires.

S’installer à Vancouver : mode d’emploi

Vue depuis l'appartement
Vue de notre appartement.

Nous trouvons un appartement idéal en moins de deux semaines, après une petite dizaine de visites. Situé à West End, notre quartier préféré (avec Kits), l’appartement bénéficie d’une vue magnifique sur l’océan et les montagnes.

Nous avons de la chance, car trouver un appartement correct à bon prix ici est très compliqué (rappelons que Vancouver est l’une des villes les plus chères du Canada). Pour notre appartement une chambre, nous payons tout de même 1800 CAD tout compris. Un budget que nous pouvons nous permettre à deux, heureusement.

Étape suivante : meubler l’appartement. Heureusement, c’est très facile ici : les magasins de seconde main (thrift stores) sont nombreux et les prix vraiment bas. Notre préféré ? Wild Life, où nous dénichons de superbes meubles années 50 pour quelques dollars. Nous complétons avec les sites de petites annonces (Kijiji, Craiglist, et Facebook Market), ainsi que par quelques articles dénichés grâce au réseau francophone sur le Croutard). Et ce que nous ne trouvons pas en seconde main, nous le commandons sur Amazon ou nous rendons chez Ikea (et oui, Ikea existe aussi ici). Au total, nous meublons entièrement notre appartement une chambre pour moins de 2000 $ CAD! Pas mal, non ? Surtout que nous pourrons revendre tous nos meubles pour un prix quasiment identique à notre départ.

Seule difficulté : l’emménagement. Nous louons une camionnette, mais pas évident à deux de transporter le canapé-lit ! Heureusement, nos nouveaux voisins nous aident gentiment.

Électricité, Internet, et autres joyeuses factures

Le 24 septembre 2018, nous emménageons officiellement dans notre nouveau nid douillet. Il nous reste encore quelques formalités à remplir. L’eau chaude et froide est comprise dans le loyer, comme souvent ici. Pour l’électricité, nous contactons BC Hydro, l’unique (et officiel) fournisseur en BC afin de leur fournir nos renseignements : tout se fait rapidement en ligne, et nous coute environ 15 $/mois. Une belle économie par rapport à la Belgique ! C’est sans compter Internet, LA grosse dépense ici.

Après comparaison des offres proposées par les différents fournisseurs de services Internet (tous proposent des offres spéciales temporaires, il est très difficile de comparer), nous choisissons Telus, pour 80$/mois. Notre appartement nous revient donc à :

0
$ CAD tous les mois

Soit 1250 euros pour nous deux, tout compris, en plein centre. Plus cher que chez nous, à Liège, mais comparable à Bruxelles.

Octobre arrive, je commence à chercher du boulot

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Immigration au Canada : mon expérience

Voilà déjà plusieurs année que j’avais envie de “changer d’air”. De découvrir de nouvelles choses et de m’ouvrir à de nouvelles expériences. Bref, voilà déjà plusieurs année que je réfléchissais…

Voilà déjà plusieurs année que j’avais envie de “changer d’air”. De découvrir de nouvelles choses et de m’ouvrir à de nouvelles expériences. Bref, voilà déjà plusieurs année que je réfléchissais à l’idée de m’expatrier, sans réel projet concret.

Et puis, un jour, j’ai commencé à y réfléchir plus sérieusement.

Chaque année, le Canada accueille plus de 300 000 immigrants ! Pourquoi pas vous ?

Le Canada n’est pas la première destination à laquelle nous avons pensé, avec mon compagnon. La Nouvelle-Zélande, avec ses plages interminables et sa nature sauvage, nous paraissait plus sexy. Mais au fur et à mesure de nos recherches, nous nous rendons compte qu’avec notre niveau d’anglais, les procédures administratives vont être lourdes, et les opportunités professionnelles plus rares.

Nous commençons alors à nous renseigner sur l’immigration au Canada.

Pourquoi choisir le Canada ?

Parce qu’en tant que francophone, c’est quand même assez facile : toutes les démarches administratives peuvent être faites en français (bye bye, traductions couteuses des certificats de naissance et autres), et des programmes facilitant l’immigration francophone sont mis en place, comme la “mobilité francophone“. En plus, pour nous les Belges, le PVT est hyper simple à obtenir.

Ceci étant dit, nous ne voulions pas nous expatrier au Québec. De un, nous voulions améliorer notre anglais. De deux, nous n’étions vraiment pas prêts psychologiquement à affronter des -30°. Nous nous sommes donc vite dirigés vers la côte Ouest et son doux climat, et plus précisément vers Vancouver.

Ca change de Liège.

Pourquoi Vancouver ?

  • Pour sa nature exceptionnelle : Pacifique d’un côté, forêts luxuriantes et montagnes de l’autre, Vancouver est considérée comme l’une des plus belles villes du monde.
  • Pour son climat. Vancouver est la ville la plus tempérée du Canada. Quasiment jamais de neige, pas trop froid… Par contre, il pleut. Beaucoup. Plus qu’en Belgique. Oui, c’est impossible, mais Vancouver le fait. Les habitants ont d’ailleurs surnommé la ville #Raincouver.
  • Pour sa situation géographique. A quelques centaines de kilomètres de San Francisco, c’est un bon point de chute pour découvrir la Californie, mais aussi pour remonter dans le Grand Nord, vers le Yukon où je rêve d’aller. Et juste en face, c’est le Japon.
  • Parce que nous voulions apprendre l’anglais. Et que bon, ici, tout le monde parle anglais. Ou chinois.

Immigrer au Canada : comment on a fait ?

En novembre 2017, mon compagnon présente une demande de PVT, juste avant son 31e anniversaire (ce visa n’est accessible en Belgique que pour les moins de 30 ans). En décembre, il reçoit sa confirmation : nous avons alors un an pour arriver sur le sol canadien.

Nous prévoyons de partir en septembre 2018. Cela nous laisse huit mois pour terminer tous les préparatifs. Nous achetons les billets d’avion et commençons à planifier notre nouvelle vie.

Pendant ce temps, j’ai repris une formation universitaire pour l’enseignement du français langue étrangère. Ayant déjà un diplôme de prof, cela me sera utile ! A côté de ça, on s’inscrit à tout un tas de forums, on participe à des conférences, on lit un maximum d’articles, je m’abonne à Babbel pour améliorer mon anglais.

Au printemps, j’informe mon employeuse de ma prochaine démission : un moment vraiment difficile pour moi, qui adore mon boulot (je suis chargée d’études dans une association féministe à Bruxelles) et mes collègues, et qui quitte un boulot passionnant (et bien rémunéré) pour un grand saut dans l’inconnu. Mon compagnon continuera quant à lui à travailler pour son employeur Outre-Atlantique, à distance : le bon plan.

On commence à vendre nos affaires, à réfléchit à ce que l’on garde (et chez qui on pourra entreposer les objets qui nous tiennent vraiment à coeur et dont on ne souhaite pas se séparer), à ce que l’on emporte avec nous. Deux valises chacun, c’est vraiment peu pour toute une vie !

En mai, j’entame les démarches pour la résidence permanente, le seul moyen pour moi d’immigrer au Canada sans offre d’emploi préalable (je suis trop vieille pour le PVT). Je demande à l’Université d’envoyer mes diplômes au WES, j’effectue mon test de français (TEF). Je passe mon temps dans les administrations pour collecter tous les certificats, documents et attestations nécessaires !

En juillet, nous trouvons des nouveaux locataires pour notre maison adorée, des personnes pour reprendre nos chats, que nous ne pouvons prendre avec nous, et nous organisons une grande braderie pour vendre les dernières affaires qui nous restent.

Le 25 juillet, je reçois mon invitation à présenter une demande de résidence permanente, via le programme Entrée Express. Notre dossier est envoyé le 3 aout. Nous passons notre test médical et allons fournir nos données biométriques dans la foulée. Il nous faudra attendre le 5 février 2019 pour être (enfin) officiellement résidents permanents du Canada.

Le 9 septembre 2018, après de nombreuses fêtes d’adieux plus mémorables les unes que les autres, nous nous envolons vers Vancouver.

La suite ? A découvrir dans notre article sur nos premiers pas à Vancouver :

Vancouver : nos premiers pas

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La résidence permanente, pour rester au Canada

Vous avez envie de tenter l’expérience canadienne mais vous êtres trop âgé pour le PVT ? Vous souhaitez vivre, travailler ou étudier à long terme au Canada ? Vous voulez…

Vous avez envie de tenter l’expérience canadienne mais vous êtres trop âgé pour le PVT ? Vous souhaitez vivre, travailler ou étudier à long terme au Canada ? Vous voulez vous installer de manière définitive au Canada, après un PVT ou une mobilité francophone par exemple ?

La résidence permanente est peut-être la solution.

Immigration Canada
La résidence permanente, un long processus qui en vaut la peine !

La résidence permanente, qu’est-ce que c’est ?

Le statut de résident permanent est un statut permettant de vivre et de travailler dans toutes les provinces du Canada, sans limite de temps. Super, non ? Mais attention : présenter une demande de résidence permanente est une démarche longue et laborieuse, qui réclame beaucoup de patience et un certain budget.

Les avantages ? Les résidents permanents ont les même droits que les citoyens canadiens (et notamment l’accès aux soins de santé et à la couverture sociale), à l’exception du droit de vote et de l’accès à certains postes de haute sécurité nationale.

Comment obtenir la résidence permanente ?

Il n’existe pas une seule et unique manière d’obtenir la résidence permanente. Il existe de nombreux programmes fédéraux, et chaque province met en place ses propres programmes spécifiques.

Bonne nouvelle : un outil existe pour savoir si vous êtes éligible à l’un de ces nombreux programmes !

Vous voulez immigrer au Québec ?

Désolé, je ne vais pas pouvoir vous aider. Le Québec est la seule province qui sélectionne systématiquement ses migrants. Si vous souhaitez immigrer au Québec, vous devez d’abord être sélectionné par le gouvernement québécois (provincial), avant de présenter votre demande auprès du gouvernement fédéral canadien. Ayant moi-même immigré en Colombie-Britannique, je ne peux pas vous renseigner sur ces démarches particulières. Mais je peux vous conseiller de vous rendre sur le Guide des programmes de résidence permanente au Canada créé par pvtistes.net : clair, précis et pratique !

Vous voulez immigrer au Canada, mais pas au Québec ?

Le programme Entrée Express est peut-être fait pour vous ! Créé en 2015 pour réduire les délais de traitement des demandes de résidence permanente, Entrée Express s’engage à traiter en moins de six mois les demandes des travailleurs étrangers qualifiés.

Ce programme regroupe en fait trois programmes d’immigration :

  • le programme des travailleurs qualifiés (pour les personnes hautement qualifiées);
  • le programme des travailleurs de métiers spécialisés (pour certains métiers particuliers);
  • la catégorie de l’expérience canadiennes (pour les personnes ayant déjà acquis de l’expérience professionnelle au Canada).

Vous pensez entrer dans une de ces trois catégories ? Rendez-vous sur le site Gouvernement canadien pour obtenir toutes les infos.

Est-ce que c’est compliqué ?

Je ne vais pas vous mentir, présenter une demande de résidence permanente n’est pas la chose la plus facile du monde. Accrochez-vous ! Vous devrez vous soumettre à des équivalences de diplômes, des tests de langue, un examen médical, courir après tout un tas de papiers. Mais c’est possible ! Si je l’ai fait, vous pouvez le faire aussi !

Si vous répondez aux conditions d’Entrée Express, vous pouvez “créer un profil”sur le site du Gouvernement canadien. Vous êtes alors inscrit dans un “bassin des candidats”. Vous êtes classé dans ce bassin au moyen d’un système de points (jusqu’à 600 points). Votre note est basée sur les informations fournies à la création de votre profil.

Les candidats ayant les scores les plus élevés sont invités, lors de “ronde d’invitation”,  à présenter une demande de résidence permanente.

Ils disposent alors de 60 jours pour présenter leur dossier complet, avec l’ensemble des pièces justificatives. Parce que c’est bien beau de dire que l’on a un diplôme en neurochirurgie pour gagner des points, encore faut-il le prouver !

Vous ne comprenez rien à tout ce charabia ? Rendez-vous sur le site du Gouvernement canadien ou encore sur le site pvtistes.net.

Vus pouvez également regarder les quelques vidéos ci-dessous :

Combien ça coute ?

Pour une personne :
 
  • Frais de traitement : 550$
  • Frais relatifs au droit de résidence permanente : 490$
Mais à cela s’ajoutent les frais …
 
  • Pour l’évaluation des diplômes d’études(EDE) : environ 300$;
  • Pour les tests de langue : environ 300$ par test.
  • Pour l’examen médical : environ 200$.

Ainsi que d’autres dépenses diverses : frais administratifs, certificats, déclaration assermentée, etc. Disons environ 100$.

Ce qui nous amène à un total de 2000$ (canadiens, les $, soit environ 1300€) au minimum. Un budget à prévoir, donc !

D’autant plus qu’une “preuve de fonds suffisants” vous sera demandée : vous devrez disposer de 12 475$ au minimum sur votre compte en banque pour obtenir la résidence permanente.

Ça y est, vous êtes prêts ?

Vous avez obtenu votre résidence permanente et êtes prêts à décoller ? Bravo !

Si vous voulez savoir comment nous avons préparé notre arrivée au Canada, c’est par ici.

Immigration au Canada : mon expérience

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La mobilité francophone, le bon plan pour immigrer au Canada

Pour venir vivre et travailler au Canada, un permis de travail est nécessaire. Et si c’est assez facile pour les jeunes avec le PVT, qu’en est-il des plus de 30…

Pour venir vivre et travailler au Canada, un permis de travail est nécessaire. Et si c’est assez facile pour les jeunes avec le PVT, qu’en est-il des plus de 30 ans ? Quelles sont leurs solutions pour immigrer au Canada ? Et pour celles et ceux qui souhaitent rester encore un peu après leur PVT ?

Le programme de mobilité francophone fait partie des solutions les plus rapides, les plus simples et les plus économiques pour les francophones !

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La mobilité francophone, qu’est-ce que c’est ?

Le programme de mobilité francophone a été mis en place en 2016 afin de promouvoir l’immigration francophone dans les communautés où le français est en situation de langue minoritaire (comprenez : partout sauf au Québec).

Il faut savoir qu’au Canada, l’obtention d’un permis de travail est conditionnée par l’obtention au préalable d’une Étude d’Impact sur le Marché du Travail (EIMT). En d’autres termes, avant de pouvoir donner le poste à un immigrant, l’entreprise doit réaliser une étude (couteuse) prouvant qu’aucun Canadien n’est en mesure d’occuper le poste.

Grâce au programme de mobilité francophone, les entreprises souhaitant engager des francophones sont exemptées de cette étude ! L’embauche de francophones est donc grandement facilitée.

Attention, cela ne fonctionne que pour les postes qualifiés, répondant aux exigences des emplois de niveau 0, A ou B de la Classification nationale des professions (CNP).

Une vidéo pour mieux comprendre :

En tant que francophone, il vous “suffit” donc d’obtenir une offre d’emploi de la part d’un employeur hors Québec pour pouvoir bénéficier de ce programme : le bon plan !

Malheureusement, il s’agit d’un permis de travail “fermé”, c’est-à-dire ne vous autorisant à  travailler que pour cet unique employeur. Si vous perdez votre emploi, ou si l’entreprise ferme, vous ne pourrez plus travailler au Canada. C’est pourquoi la résidence permanente demeure la meilleure option pour celles et ceux qui souhaitent s’installer au Canada à long terme.

Combien de temps ça prend ?

Une fois que vous avez réuni tous les documents nécessaires et complété la demande en ligne (ce qui peut vous prendre quelques jours, voire quelques semaines), les délais de traitement sont assez rapides : entre deux et huit semaines. Pour ma part, ça avait pris deux semaines (en décembre 2018). Vous pouvez consulter les délais actualisés de traitement, pays par pays (cela dépend de votre pays d’origine) sur le site du Gouvernement du Canada

Comment procéder ?

L’excellent site PVtistes vous a concocté un mode d’emploi ici. Toutes les démarches y sont expliquées en détails.

Après avoir obtenu votre permis de travail via la mobilité francophone, vous devrez encore faire valider celui-ci en passant la frontière. Si vous êtes déjà au Canada, pas de soucis : il vous sufira de faire un tour du poteau.

Plus d’infos ?

Rendez-vous sur le site du Gouvernement du Canada.

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Le PVT (Programme Vacances Travail), la bonne idée !

Créé en 2001, le programme Vacances Travail (ou Working Holiday Visa en anglais) est une opportunité en or pour les jeunes (de moins de 30 ou 35 ans selon les…

Créé en 2001, le programme Vacances Travail (ou Working Holiday Visa en anglais) est une opportunité en or pour les jeunes (de moins de 30 ou 35 ans selon les pays) de partir un an (parfois deux) à l’étranger dans de nombreux pays pour y travailler. 

Les pays les plus populaires sont l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada, mais il existe également d’autres possibilités, comme Taïwan, la Corée du Sud et même le Japon.

Le PVT, la solution pratique pour les moins de 30 ans.

Le PVT au Canada

Avec ce programme, il est possible de résider au Canada pendant 12 mois (ou 24 si vous êtes Français) tout en ayant la possibilité d’y travailler. Le gros point positif pour les Belges: quiconque fait une demande de PVT se la voit accepter rapidement. En effet, il existe pour le moment moins de demandes que de places disponibles ! En septembre 2018, il y avait ainsi 593 inscrits pour 750 places. Pour les Français, c’est un peu plus compliqué, avec 6550 places disponibles pour 20 000 inscrits…

Les conditions pour profiter de ce programme ?

  • Avoir entre 18 à 35 ans (18-30 pour les Belges) à la date du dépôt de la demande;
  • Être de nationalité française ou belge et résider en France ou en Belgique au moment du dépôt de la demande;
  • Un passeport français ou belge à jour;
  • Ne pas avoir déjà participé au Programme Vacances Travail auparavant;
  • Disposer d’un minimum de ressources financières (2 500$ CAN) et payer les frais de dossier (250$ CAN);
  • Souscrire à une assurance de santé pour la durée du séjour.

Comment postuler ?

Le PVT fait partie du programme “Expérience Internationale Canada (EIC)”. C’est via ce programme qu’il faut donc soumettre sa candidature sur le site du Gouvernement Canadien, après s’être créé un profil sur MonCIC. Une fois la candidature soumise, il vous faudra attendre de recevoir une “invitation à présenter une demande”.

Vous ne comprenez rien à tout ce charabia ? Suivez le tuto de “Les Pauline” :

Une fois cette invitation reçue (une chance sur quatre pour les Français, un tirage au sort détermine les “gagnants”) et acceptée, vous disposerez de 20 jours pour soumettre votre demande de permis de travail sur l’interface de l’immigration canadienne en complétant un formulaire en ligne, en joignant les documents requis et en effectuant le paiement des frais de demande.

Après la soumission de votre demande, les autorités canadiennes vous demanderont de fournir vos données biométriques dans un Centre de Réception des Demandes de Visa du Canada. Vous aurez 30 jours pour effectuer cette démarche.

Si tous vos documents ont été correctement remplis, vous devriez obtenir votre lettre d’introduction au point d’entrée (PDE) en moins de deux mois. Félicitations, il ne vous reste plus qu’à réserver vos billets d’avion !

Plus d’infos ?

L’excellent site pvtistes.net regorge d’informations utiles et de conseils.

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