Julie, une fois

Julie, une fois

Todi-sol-voye, comme dirait ma mamy.

S’expatrier

Trois gestes pour la planète

Je sais, j’avais promis d’écrire sur notre installation à Whitehorse. Mais j’étais d’humeur écolo, la faute au Black Friday et ses dérives. Du coup, voici un article sur les gestes…

Je sais, j’avais promis d’écrire sur notre installation à Whitehorse. Mais j’étais d’humeur écolo, la faute au Black Friday et ses dérives. Du coup, voici un article sur les gestes que j’ai mis en place au quotidien pour limiter mon impact environnemental. Saviez-vous que près d’un million de colis ont été livrés par Amazon à Paris l’année passée suite au Black Friday ? Et que plus d’un tiers ont été renvoyés dans la foulée ? Je vous laisse imaginer la pollution générée par ces allers et retours. Aujourd’hui, dans le monde, près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre proviennent des transports. Ces mêmes gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatiques, oui.

Glacier Jökulsárlón
A ce rythme, la plupart des glaciers auront disparus d'ici la fin du siècle. Ici, Jökulsárlón en Islande.

L’ampleur des changements climatiques qui surviennent de nos jours est sans précédent. Et les effets de ces changements sont plus marqués et se produisent à un rythme plus rapide dans le Nord qu’ailleurs dans le monde. Ainsi, au Yukon, les températures hivernales ont augmenté de 4 °C au cours des 50 dernières années. La masse des glaciers a quant à elle diminuée de 22%.

Ce constat vous interpelle ?

Bonne nouvelle : chacun-e, à son échelle, peut lutter contre le réchauffement climatique. Alors, oui, bien sûr, ce ne sont que des petits gestes, qui ne changeront pas grand-chose face aux multinationales polluantes et aux gouvernements prônant le retour ou le maintien d’énergies fossiles. Mais je reste convaincue que chaque geste compte. Connaissez-vous la légende du colibri, souvent racontée par l’écologiste français Pierre Rabhi ?

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !". Et le colibri lui répondit : "Je le sais, mais je fais ma part."

Bref, dans cet article, je vous vous parle de trois gestes pour la planète que j’ai adopté. Trois gestes plus ou moins faciles, qui permettent de réduire son impact environnemental au quotidien.

Tournesol dans un champ.

Réfléchir à mon alimentation

Je ne prône pas le 100% végétarien, particulièrement dans le contexte du Nord du Canada, où la chasse et la trappe sont probablement les moyens les plus écolo de se nourrir. Mais depuis plusieurs années, j’ai entamé une réflexion sur mon alimentation. Et si la viande n’est pas entièrement rayée de mon assiette, elle est devenue occasionnelle (une fois par semaine). Pour rappel, aujourd’hui, 25 % des gaz à effet de serre sont le résultat de l’agriculture, de l’élevage et de la déforestation qui en résulte. La production d’un seul kilo de bœuf génère 32,5 kg de CO2, contre 0,06 kg en moyenne pour les légumes et 1,18 pour le riz. Bref, il est aujourd’hui plus que temps de limiter notre consommation de viande.

Par ailleurs, je n’achète plus de produits transformés et favorise les filières locales et biologiques autant que possible. Au final, cela ne me coute pas plus cher : ne plus acheter de bonbons et autres aliments transformés me permet de mettre plus d’argent dans des produits frais de qualité. J’évite de consommer des fruits et légumes hors saison (même si parfois je craque) et je vérifie la provenance de mes aliments. Ici, à Whitehorse, je commande mes paniers de fruits et légumes « locaux » bios chez Alpine Bakery (local-local, c’est assez difficile ici). Et je pique toutes mes idées de recettes végé chez Hellofresh (sans commander les produits chez eux).

Fuits de l'Okanagan
Miam, les bons fruits de l'Okanagan.

Réduire ma consommation de plastique

Plus de 8 millions de tonnes de plastiques sont jetés dans l’océan chaque année. Pour se faire une idée, c’est comme si un camion à ordures rempli de plastiques était déchargé dans l’océan chaque minute. En 2050, il y a aura plus de plastique que de poissons dans les océans. Or, ces derniers jouent un rôle central dans la survie de notre écosystème. Réduire notre consommation de plastique est aujourd’hui une urgence. C’est pourquoi je refuse désormais d’utiliser des sacs en plastique dans les magasins (pas facile, par ici) et prends toujours mes sacs réutilisables avec moi. J’essaye aussi d’acheter un maximum de produits en vrac, pour éviter les emballages. J’ai également acheté des pailles en métal, et j’utilise désormais des emballages en cire d’abeilles, réutilisables, pour transporter et conserver mes produits. Je suis passée au savon et au shampoing solides, ainsi qu’à la lessive en bandes. Bien entendu, je bois l’eau du robinet (filtrée ou non) et utilise une gourde.

Bouteille en plastique sur une plage
Mmm, les jolies plages paradisiaques. Photo by Catherine Sheila from Pexels.

Acheter d’occasion

Avant chaque dépense, je me pose désormais la question : « Est-ce vraiment utile ? », « En ai-je vraiment besoin ? ». Ces deux questions m’ont permis de réduire considérablement mes achats. Bon, ok, le fait de vivre dans une région froide où je ne peux plus porter ni robes, ni talons, ni petits t-shirts mignons aide aussi. Mais quand même… J’essaye de réduire mes achats à l’essentiel, en privilégiant les matières techniques de qualité, conçues pour durer.

Pour ce qui est des meubles et de l’équipement sportif, je suis devenue une fervente adepte des magasins et des sites de seconde main (merci Facebook Market, Kijiji et Craiglist), qui me permettent d’acheter les choses dont j’ai besoin et de les revendre ensuite (ça marche aussi pour les décorations d’Halloween et de Noël : à moi la joie des achats inutiles sans la culpabilité !).

Télévision vintage
Tellement de bonheur dans les thrift shops. Photo by Patrick Tomasso on Unsplash.

Et vous ?

Dans cet article, je vous ai parlé des gestes que j’ai mis en place dans ma vie quotidienne pour réduire mon impact environnemental. Et vous, quels sont les vôtres ? Donnez-moi vos astuces et vos bonnes idées ! Et ok, le prochain article parlera de notre déménagement à Whitehorse, promis.

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Cinq choses qui m’agacent au Canada

Que les choses soient claires : j’adore le Canada. J’en parle d’ailleurs ici. Mais je dois avouer qu’il y a quand même quelques petites choses qui m’irritent au pays des caribous….

Que les choses soient claires : j’adore le Canada. J’en parle d’ailleurs ici. Mais je dois avouer qu’il y a quand même quelques petites choses qui m’irritent au pays des caribous. (Outre le fait qu’ils sont plutôt rares, les caribous).

Feuille d'érable
Cette photo. Je n'en peux plus de cette photo. Laissez tranquilles les feuilles d'érable, par pitié ! Photo by Guillaume Jaillet on Unsplash.

Le cout de la vie

Vancouver est chère. Les loyers sont chers, y faire ses courses est cher… Et les salaires ne suivent pas (sauf si vous bossez dans l’IT, oui, d’accord). Ce qui entraine pas mal de déceptions chez les nouveaux arrivants, qui ne parviennent pas à profiter pleinement des attraits de la ville. Difficile par exemple d’avoir son propre appartement ou d’acheter une voiture si l’on vit seul. Et ne parlons pas de devenir propriétaire. Conséquence : les immigrants n’y restent souvent pas plus de quelques années. Difficile donc d’y créer des relations durables, entre les arrivées et les départs des un-e-s et des autres.

Le sucre

Je pourrais dire : la nourriture en général. Mais je m’y habitue tout doucement. Donc je ne parlerai que du sucre : pourquoi en mettre autant, dans tout, tout le temps ? C’est simple : depuis que je vis ici, j’ai arrêté de commander des desserts au restaurant. Et surtout, surtout, je n’achète plus ces jolis gâteaux qui semblent tellement bons au magasin. Ils ne le sont pas. Ils sont juste trop sucrés.

Oui, ils sont jolis. Mais rendez-vous service : n'y goutez pas. Photo by Brooke Lark on Unsplash.

Le respect de l’environnement

Quand j’étais petite, on me rappelait souvent de couper l’eau du robinet lorsque je me brossais les dents, d’éteindre les lumières en sortant d’une pièce. Lorsque j’ai rénové ma maison, j’ai fait installer du double-vitrage, j’ai isolé les murs et acheté une chaudière au gaz à condensation. En 2017, les sacs plastiques ont été interdits dans les magasins en Belgique. Bref, limiter mon impact environnemental était quelque chose d’assez normal pour moi.

Puis je suis arrivée au Canada. Simple vitrage partout, murs à peine plus larges qu’une main, lumières allumées dans les bureaux la nuit, gros 4X4 dans les rues, sacs en plastique à la pelle dans les magasins. Waouh. Au début, ça fait un choc. Et puis, on relativise un peu… La production électrique est beaucoup plus verte ici qu’en Europe : 60% vient de l’hydroélectrique. Du coup, ça pollue effectivement moins. Et puis, heureusement, de gros efforts sont faits pour limiter l’usage des plastiques à usage unique.

Le Ghosting

Ce terme fait référence à un fantôme qui apparaît et puis *pouf*, qui disparaît, dans une relation amicale ou professionnelle. Je m’explique : la plupart des Canadiens détestent les conflits. C’est comme ça. C’est éducationnel, culturel, tout ce que l’on veut mais quoiqu’il en soit, beaucoup ne savent pas exprimer clairement leur désaccord (pardon, pardon pour la généralisation, mes amis canadiens je vous aime quand même). Du coup, ils risquent de vous ghoster, du jour au lendemain, sans réelle explication. Vous allez boire un café avec un employeur super emballé par votre CV, et puis plus aucune nouvelle ? C’est normal au Canada. Vous invitez vos collègues à un diner, et personne ne vient ? Ça aussi, ça arrive.

Chaton mignon
Je mets un chaton pour détendre l'atmosphère. Image par Dimitri Houttem sur Pixabay.

Les machines à laver

Oui, cela fait vraiment partie de mon top 5. Oui, c’est triste, mais je rêve de linge qui sent bon, propre et en bon état. Au Canada, beaucoup de machines ont un chargement par le haut. Or, ce type de machine abime énormément les vêtements (ceux-ci sont « étirés » dans tous les sens lors du lavage). Ensuite, les machines à laver canadiennes ne chauffent pas l’eau : elles utilisent l’eau chaude « courante » (en consommant beaucoup plus d’eau au passage, près du triple de nos machines européennes). Il est donc impossible de laver son linge à haute température pour en faire partir les taches difficiles. Voilà voilà où j’en suis dans ma vie à 34 ans. On a les problèmes qu’on mérite.

Femme assise devant une machine à laver
Ah oui, c'est très joli. Mais ça ne lave pas. Image parStockSnap sur Pixabay.

Dans cet article, je vous ai livré mon top 5 des choses qui m’énervent le plus au Canada. Mais il faut reconnaitre que j’aime bien râler (ça me fait penser que j’ai oublié de râler sur le peu de congés payés ! 10 jours !). En vrai, je ne retournerais en Belgique pour rien au monde. J’aime ce pays d’amour, et je vous explique d’ailleurs pourquoi ici.

Et vous, quelles sont les choses qui vous agacent le plus dans votre pays?

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Cinq choses que j’adore au Canada

Bon, c’est vrai que j’ai tendance à râler beaucoup… Mais qu’est-ce que j’aime le Canada ! Dans cet article, je vous parle des cinq choses que j’apprécie le plus ici….

Bon, c’est vrai que j’ai tendance à râler beaucoup… Mais qu’est-ce que j’aime le Canada ! Dans cet article, je vous parle des cinq choses que j’apprécie le plus ici. Et non, le sirop d’érable n’en fait pas partie.

Coeur dans la buée
Un peu d'amour. L'amour, c'est bien. Photo by Michael Fenton on Unsplash

La politesse et l’honnêteté des Canadiens

Ici, personne ne klaxonne quand tu ne réagis pas assez vite au feu vert. Personne ne te dépasse dans la file au magasin. On t’interpellera même gentiment en te signalant que c’est ton tour, si tu es dans la lune. Personne ne te bousculera, personne n’élèvera la voix. Aussi, tu peux oublier ton téléphone sur une table dans un café, et revenir deux heures plus tard le chercher : il sera toujours là. Dans les grands magasins, certaines marchandises sont exposées après les caisses, ou à l’extérieur, sans que personne ne songe jamais à le voler (bon ok, peut-être que certains y songent, mais très peu le font).

Me promener dans la rue sans être harcelée

Quand j’habitais en Belgique, je détestais devoir rentrer seule chez moi la nuit. Il n’était pas rare qu’une voiture me suive, ou que des types bizarres se mettent sur mon chemin pour réclamer mon numéro de téléphone, me faire des propositions explicitement sexuelles ou simplement me montrer leurs organes génitaux (merci, vraiment). Il ne se passait pas une journée sans que je me fasse interpeller, « complimenter » ou insulter. Sans que l’on commente ma façon de m’habiller, de me tenir, de parler. Bref, j’étais devenue experte en changement de trottoir, tenues de camouflage et regard fuyant, l’idée étant d’éviter les confrontations. Puis je suis arrivée à Vancouver. J’ai découvert que l’on pouvait se promener saoule/en mini-jupe/à deux heures du matin/dans des ruelles sombres (et même tout ça à la fois) sans se faire importuner. Quelle libération ! J’ai découvert ce que ça faisait de ne plus avoir peur. De s’habiller comme on veut. De ne plus devoir toujours avoir des clefs dans son poing fermé le soir, pour pouvoir frapper en cas d’agression. De ne plus devoir ruser en faisant semblant d’appeler quelqu’un au téléphone.

Le genre de passage dans lequel je ne me risquerais pas en Europe. Photo by Hin Bong Yeung on Unsplash

La nature

Je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles nous ne pourrons plus jamais revenir en Belgique. En Europe, tout est si dense, si concentré. La nature n’a pas la place pour se déployer. Ici, nous vivons au milieu de la nature. Elle est partout, omniprésente. Encore plus depuis que nous vivons à Whitehorse, bien sûr. Nous passons nos week-ends à explorer les montagnes environnantes, nous profitons du moindre instant pour aller jouer dehors. Nous faisons du camping, des feux de camp, des road-trips. Avec nos copains, nous prévoyons plus souvent des randonnées que des soirées arrosées. Bref, nos vies sont devenues beaucoup plus zen, plus connectées à la nature. Et ce n’est pas un problème de faire des centaines de kilomètres pour se rendre quelque part : les routes sont tellement belles !

Route devant le Kluane Park
Des paysages comme ça, ça donne envie de se lever tôt le matin, non ?

Les services publics

Au Canada, l’eau du robinet est gratuite. Des fontaines à eau sont d’ailleurs présentes un peu partout à Vancouver, ainsi que des toilettes et des douches publiques. Des terrains de sport (tennis, volley, basket…) sont mis à disposition gratuitement dans les parcs. A Whitehorse, le Centre sportif de la ville propose des abonnements familiaux, avec accès à tous les sports et cours collectifs (piscine, patinoire et garderie pour les plus jeunes comprises) pour moins de 80 euros ! A Vancouver, tous les trottoirs sont aménagés pour les personnes à mobilité réduite, et la ville a été parfaitement pensée pour les cyclistes. Les parcs sont nombreux et bien entretenus. Bref, les services publics sont vraiment excellents !

L’eau gratuite

J’en ai déjà un peu parlé dans le point précédent, mais j’insiste : quel plaisir d’avoir de l’eau gratuite dans les bars et les restaurants ! C’est la première chose que l’on te sert quand tu arrives quelque part. Et personne ne te regardera de travers si tu ne commandes rien d’autre pour accompagner ton lunch. C’est normal (et ok) de ne pas boire d’alcool. Personne n’insistera lourdement ou te demandera si tu es enceinte.

Glass of water
En Belgique, ce verre te couterait au moins deux euros. Photo by Clint McKoy on Unsplash

Vous l’avez compris, pas question pour nous de retourner en Belgique de sitôt. On adore le Canada… Même si quelques petites choses me font parfois râler !

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Se loger à Vancouver

Vous souhaitez venir vivre à Vancouver ? Excellente idée. Les plages, les montagnes, les bons petits restos, la coolitude, le ski après le boulot … Mais aussi, malheureusement, les loyers exorbitants….

Vous souhaitez venir vivre à Vancouver ? Excellente idée. Les plages, les montagnes, les bons petits restos, la coolitude, le ski après le boulot … Mais aussi, malheureusement, les loyers exorbitants. (Désolé si je suis celle qui vous l’apprend). Se loger à Raincity n’est pas facile. Pas facile, mais possible ! Dans cet article, je vous donne quelques conseils pour trouver l’appartement de vos rêves (bon, ok, de vos presque rêves adaptés à votre budget) dans la jungle immobilière vancouvéroise.

C’est quoi, le problème ?

Le problème c’est que l’offre immobilière est assez limitée, et que de nombreux nouveaux immigrants arrivent chaque jour. Du coup, certains proprios se permettent tout et n’importe quoi : loyers hors de prix, « chambre » sans fenêtre ni même place pour un lit, appartement vétuste, humide, mal isolé… Préparez-vous à visiter des immeubles moches, voire insalubres. Mais rassurez-vous : il est aussi possible de dénicher la perle rare, avec un peu de chance et beaucoup de réactivité.

Building Vancouver
Veux-tu vivre dans une grande tour ?

Le budget

On ne va pas se mentir, se loger à Vancouver, c’est plutôt cher. Mais comparable à de grandes villes européennes comme Paris, ou Bruxelles. Le loyer moyen pour un appartement une chambre est de 1900$ (soit 1300 euros), 2600$ pour un deux chambres (1750 euros). Dans le centre-ville (Downtown), les loyers moyens atteignent 2200$ pour les appartements une chambre. Si l’on s’éloigne un peu, les loyers diminuent. A Marpole, tout au Sud, on peut trouver un une chambre pour 1500$.

Si vous êtes seul-e et ne travaillez pas (encore) dans la dernière start-up à la mode, la meilleure alternative reste la collocation, très répandue ici.  On trouve des chambres dans le centre-ville à partir de 700$. Attention tout de même : certains ne se gênent pas pour proposer des « dens » (des cagibis, quoi) sans fenêtre si même réelle porte pour 600$. Bref, ne louez rien sans avoir visité au préalable.

Dans quel quartier ?

Les quartiers les plus recherchés par les expatriés sont Downtown, pour ses gratte-ciels, ses bars et ses restos (surtout dans Gastown), Kitsiliano pour sa proximité avec la plage et son côté « village », et West End, qui combine un peu tout ça.

Si ça ne vous dérange pas de prendre le Skytrain pour vous rendre au centre-ville, vous pouvez aussi viser la « banlieue ». Burnaby et New Westminster, par exemple, offrent un bon compromis pour celles et ceux qui veulent profiter de Vancouver sans se ruiner en loyer.

Quant à moi, si je devais choisir un quartier où vivre à Vancouver, ce serait soit Mount Plaisant, soit les alentours de Commercial Drive : des loyers abordables, une position centrale et une vie de quartier riche (plein de bars et de restos sympas, en d’autres termes, mais aussi des magasins bios et des boutiques vintages qui ravissent la bobo en moi).

Kitsiliano
Le joli quartier de Kitsiliano.

Où chercher ?

Vos principaux alliés dans votre quête de l’appartement parfait seront Kijiji, Craiglist et Facebook Market. Il existe également d’autres sites spécialisés comme Zumper, ainsi que de nombreux groupes Facebook comme For Rent Vancouver. Un conseil ? Soyez rapide ! A Vancouver, les annonces immobilières restent rarement plus de trois jours en ligne. Si un bien vous intéresse, soyez prêt à le visiter le jour-même. Et si vous êtes toujours intéressé après la visite, ne réfléchissez pas trop et sautez sur l’occasion, ou elle pourrait vous passer sous le nez.

Vous l’aurez compris : il vous sera difficile de trouver un bien à distance, ou longtemps à l’avance. Si, comme moi, vous êtes une stressée de l’organisation, ce sera un mauvais moment à passer. Mais le marché de l’immobilier à Vancouver est tellement volatil que le plus simple est d’être sur place, quitte à prendre un logement provisoire pour vos premières semaines (sur Airbnb par exemple).

Pour notre part, nous avons trouvé un appartement une chambre en moins d’une semaine, sur Beach Avenue, avec une merveilleuse vue sur l’océan, pour 1800$. Nous avons visité cinq appartements avant de faire notre choix.

View from our appartment
La vue depuis notre appartement était "pas mal'.

Comment ça se passe ?

Vous avez trouvé LA super occasion, l’appartement mignon et pas trop cher qui vous convient parfaitement ? Well done. Mais il va encore peut-être vous falloir jouer des coudes pour être certain-e de l’obtenir. Mon conseil ? Faites le chèque pour le deposit (la garantie locative, souvent un demi-mois de loyer) le plus vite possible. Aussi, le propriétaire peut vous demander des preuves d’emploi et des références d’anciens propriétaires : pensez à avoir ces documents avec vous. On vous demandera également peut-être un credit check (un historique de crédit, disponible si vous avez une carte de crédit nord-américaine) ou une preuve de fonds suffisants.

Notez que la signature d’un bail n’est pas obligatoire en Colombie-Britannique. On vous fera donc parfois signer un Residential Tenancy Agreement, parfois non. Les relations entre propriétaires et locataires sont régies par le Residential Tenancy Act. En cas de litige avec votre propriétaire ou en cas de doutes sur la législation, vous pouvez contacter le Residential Tenancy Branch.

Eau, électricité et Internet

L’eau est gratuite partout au Canada, vous ne devez donc pas vous en soucier. Il vous faudra par contre ouvrir un compte auprès de l’unique fournisseur d’électricité, BC Hydro. L’électricité est très bon marché : nous payions environ 20$ par mois pour notre appartement. Les charges et le gaz étaient comprises dans notre loyer.

L’accès à Internet est par contre assez cher : comptez au minimum une cinquantaine de dollars par mois. Il existe une multitude de fournisseurs, tous proposant des offres différentes. A vous de choisir ce qui vous convient.

Meublé ou non meublé ?

De nombreux nouveaux arrivants, par facilité, choisissent des appartements fully furnished (meublé). C’est clair, c’est plus simple ! Pas de prise de tête pour aller chercher des meubles partout dans la ville, pas besoin de les déménager ou de les revendre plus tard. Néanmoins, je ne conseille pas vraiment cette solution. Premièrement, parce qu’un appartement meublé vous coutera facilement 200$ de plus chaque mois. Ensuite, parce que ça ne sera pas forcément à votre gout.

Le marché de la seconde main à Vancouver est absolument formidable : on trouve de très belles choses à tout petits prix sur Facebook Market, ou encore dans les Thrift Store (mon préféré : Wildlife). Pour notre part, nous avons réussi à meubler entièrement notre appartement (chambre complète, salon avec divan-lit et coin cuisine) pour moins de 2000$. Argent que nous avons récupéré en vendant nos meubles à notre départ.

Si vous préférez acheter du neuf, il existe deux magasins Ikea pas très loin du centre, l’un à Coquitlam, l’autre à Richmond. Enfin, n’oubliez pas que l’on peut se faire livrer à peu près tout par Amazon.

Seconde main
On a presque tout acheté en seconde main.

Bonne installation !

Voilà, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne installation et une belle expérience canadienne ! Si vous voulez en savoir plus sur la nôtre, faites un tour ici, ou encore sur notre bilan après un an.  

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Immigration au Canada : le bilan après un an

Il y a un an jour pour jour, nous débarquions à Vancouver, avec nos quatre valises, un papier avec l’adresse de notre Airbnb et pas grand-chose d’autre. Un PVT pour…

Il y a un an jour pour jour, nous débarquions à Vancouver, avec nos quatre valises, un papier avec l’adresse de notre Airbnb et pas grand-chose d’autre. Un PVT pour Séra, un statut de touriste pour moi. On découvrait la ville, en s’arrêtant tous les dix mètres pour photographier les buildings, les bus scolaires, les camions, les publicités, les panneaux routiers (ok, je photographie toujours les bus scolaires). On s’étonnait de tout, de la politesse des gens, des paysages, de la nourriture, des rues si organisées, de l’odeur de la weed un peu partout, des gros pick-ups et des pubs pour la chirurgie esthétique sur les abribus.

Très vite, on a trouvé un appartement, du boulot, on s’est fait des copains (si ça t’intéresse, je raconte tout ça ici). On a apprivoisé cette grande ville, on a testé pas mal de restos et de bars, on s’est levé tôt pour escalader les montagnes, on a fait du bénévolat parce que c’est normal ici, on a arrêté de râler sur la qualité du pain et du fromage, on a appris à dire combien on mesure en feet. On a essayé tous les musées de la région parce qu’on avait des pass gratuits, on a joué les touristes, et aussi les touristes blasés. On a aimé cette ville, on l’a détestée aussi. Entre-temps, on a obtenu notre RP, on a repassé nos permis de conduire (vive la Belgique !), on a acheté une voiture.

Un an après notre déménagement au Canada, où en est-on ? Avons-nous atteint nos objectifs ? Dans cet article, on fait le bilan. (Calmement, en s’remémorant chaque instant) (Il n’y a pas de raison qu’il n’y ait que moi qui aie la chanson en tête) (Tu ne vois pas de quelle chanson je parle ? Tu es trop jeune, va-t’en).

Julie et Séraphin au Canada
Coucou !

Objectif n°1 : devenir parfait bilingue

Hum. Comment dire ? Bof. On avait choisi de venir dans une région anglophone pour booster notre anglais. Mais je travaille dans le milieu francophone depuis mon arrivée ici (dans la communication, et dans l’enseignement du français), et Séra a gardé son travail en Belgique pendant onze mois. Nos amis ici sont francophones (par facilité probablement). Au final, nous pratiquons assez peu l’anglais, mis à part avec nos équipes d’Ultimate Frisbee, nos voisins et lorsque nous sortons. Alors, oui, nous avons progressé : il ne m’arrive (presque) plus jamais de ne pas comprendre ce qu’on me dit et je lis maintenant couramment en anglais. Mais de là à être bilingue… Il y a encore du boulot ! Prochain objectif : suivre les cours d’anglais gratuits proposés par le Gouvernement aux nouveaux immigrés au Canada (Programme LINC), puisque maintenant que je suis résidente permanente, j’y ai droit.

Objectif n°2 : explorer de nouvelles pistes professionnelles

Ça n’a pas été de tout repos, on est passé par des hauts et des bas, mais clairement, oui, objectif atteint. Mon boulot en Belgique était vraiment exceptionnel, avec une équipe en or et un bon salaire, c’est donc parfois difficile pour moi de recommencer « en bas de l’échelle », avec peu de responsabilités. Mais j’ai trouvé rapidement du boulot dans mon domaine, ce qui est déjà bien. J’ai également fait de belles rencontres et pu me lancer comme enseignante de français langue étrangère (au Collège Educacentre). Bref, cette année m’a permis d’apprendre de nouvelles choses, de rompre avec mon train-train quotidien et de mieux me connaitre, tout en me faisant une première expérience professionnelle au Canada.

Séra a quant à lui un peu galéré. Il a continué à travailler pour son précédent employeur en Belgique pendant onze mois, avant d’enfin trouver un boulot au Canada. Il a décidé de réorienter sa carrière en arrivant ici, passant de gestionnaire de projets IT à programmeur (l’idée étant de se diriger vers un métier de plus en plus nomade). Au final, il a atteint pleinement son objectif : devenir développeur au Canada.

A la conquête de l'Amérique !

Objectif n°3 : changer de vie

Bon, là, clairement, objectif atteint. Même si on se rend compte qu’on a tendance à vite se réinstaller dans des routines et à overbooker nos agendas comme avant (si toi aussi tu es hyperactif, tape dans les mains), nos vies sont totalement différentes. On a troqué les week-ends festifs et souvent trop alcoolisés (bah oui) contre des magnifiques randos et des soirées autour du feu. Finis, les soupers avec les copains qu’on continue à voir surtout par habitude. Finies, les obligations, les contraintes. On fait ce que l’on veut, quand on veut (et ça implique souvent du camping. Ok, et des bières). Bon, à côté de ça, nos proches nous manquent beaucoup. Mais on prend le temps de les appeler chaque semaine, on se parle beaucoup par message. Finalement, certaines relations gagnent en profondeur. Il y a un tri qui se fait naturellement. On se rapproche d’amis dont on s’était un peu éloigné. On prend de la distance par rapport à d’autres. On évolue, et nos relations aussi.

La vie ici est différente. Je peux me promener en mini-short et décolleté plongeant à deux heures du matin dans une rue sombre, et personne ne m’ennuiera. Je me sens en sécurité, partout, même dans les coins les plus « difficiles » comme East Hastings. Les toilettes sont souvent mixtes, l’inclusion des femmes dans le sport est une priorité pour de nombreux clubs, les politiques antidiscrimination au travail sont fortes : pour la féministe que je suis, c’est un petit paradis. Et puis la ville est tellement inclusive, bien pensée, avec ses pistes cyclables qui la sillonnent de toute part et son réseau de transports en commun efficace et rapide.

A côté de ça, on n’en peut plus du bruit, surtout dans les restos : les gens parlent très fort, il y a tout le temps de la musique, des télés allumées qui diffusent les derniers matchs, bref, c’est l’enfer pour les gens qui aiment le silence, comme moi. Et la nourriture nous rend souvent dingue : mais pourquoi mettre autant de sucre dans tout ?

Séra au Canada
Nager dans la mer un 1er janvier, est-ce vraiment une bonne idée ?

Objectif n°4 : avoir plus de temps pour nous

Objectif atteint plus ou moins, va-t-on dire. Le cout de la vie est vraiment élevé, ici. Et les jobs pas si bien payés. Du coup, j’ai dû accepter plusieurs emplois pour gagner ma vie correctement : un job à 32h/semaine, plus un contrat free-lance de 8h/semaine et des cours de français (6h/semaine). Ce qui me faisait de grosses semaines, en comparaison avec la Belgique. Mais le fait d’avoir moins d’obligations sociales nous a permis de dégager plus de temps pour notre développement personnel. J’avais pour ma part pour objectif de lancer ce blog : c’est chose faite ! Je souhaitais également m’initier à différents langages de programmation, ce que j’ai pu commencer à mettre en place grâce à Ladies Learning Code. Enfin, je voulais avoir plus de temps pour écrire, peut-être commencer un roman… Et là, on est d’accord que je n’en suis nulle part (mais bon, ça fait 20 ans que je procrastine donc ça ne m’étonne pas vraiment non plus). Séra a quant à lui mis ce temps à profit pour se former à la programmation, avec un job à la clef.

Séra et Julie au Canada
Nos week-ends sont différents.

Objectif n°5 : vivre plus près de la nature

Bof. Alors oui, on a beaucoup beaucoup plus de possibilités de s’évader le week-end, car les alentours de Vancouver sont juste magnifiques. Mais cela reste une grosse ville, avec sa pollution (relative quand même), son bruit, ses gens pressés et très accaparés par leur carrière. Bref, on se sent plus près de la nature, mais pas vraiment non plus.

Et la suite, alors ?

Celles et ceux qui me suivent sur Instagram le savent : on déménage à Whitehorse, dans le Yukon, à 2500 kilomètres au Nord de Vancouver. J’ai trouvé un emploi au sein de l’association franco-yukonnaise. A nouveau, pas de grosses responsabilités, mais une équipe qui semble super chouette. Et c’est le Yukon, là où je rêve d’aller depuis le début. Pourquoi ? Pour l’expérience. Vivre au rythme des saisons, être plus proche de la nature, connaitre enfin le vrai Canada, celui des grands espaces (et des -40°). Je vous avoue que ce changement me fait quand même un peu peur, le froid, l’isolement, tout ça (il se peut que mes prochains articles soient écrit avec un logiciel de reconnaissance vocale, mes doigts gelés étant tombés par terre). On démarre en voiture pour le Yukon le 18 septembre, et on a hâte de vivre cette nouvelle aventure !

De nouveaux objectifs ?

Oui, plein. Apprendre de nouvelles choses. Vivre plus près de la nature. Continuer d’explorer le monde et de faire vivre ce blog. Ecrire un livre (oui, je sais). Reprendre la danse. Apprendre un langage de programmation. Lancer des formations pour aider les autres à créer leurs blogs ou sites internet. Survivre à l’hiver. Rencontrer des personnes inspirantes. S’aimer. Cuisiner davantage. Méditer davantage. Arrêter de faire des listes.

Séra trouve que cet article manque d’une conclusion. Alors, je vous offre une citation.

Citation Ford
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Où manger à Vancouver ? Mes restos préférés

Pour vous, la découverte d’une ville passe aussi par la découverte de ses spécialités culinaires ? Vous aimez autant visiter les restos que les expos ? Vancouver est faite pour vous ! Selon…

Pour vous, la découverte d’une ville passe aussi par la découverte de ses spécialités culinaires ? Vous aimez autant visiter les restos que les expos ? Vancouver est faite pour vous ! Selon plusieurs magazines, la ville ferait partie des meilleures destinations culinaires au monde. Bon, on ne s’emballe pas, ce n’est pas l’Europe non plus. Souvent, ce sera très bruyant et trop sucré. Vous ferez la file dehors, juste pour le plaisir (tout le monde adore ça, ici). Et ça manquera un peu de style. Mais parmi les milliers de restos qui jalonnent les rues de la ville, vous trouverez forcément votre bonheur.

Alors, où manger à Vancouver ? Dans cet article, je vous partage mes restos coups de cœur et mes meilleures adresses. Pas le temps de le lire en entier ? Ok, je vous donne directement mon top 3 : le Chambar, un restaurant belge dirigé par le chef Nico Schuermans, qui a travaillé dans plusieurs restaurants étoilés en Europe, Farmer’s Apprentice et sa cuisine locale, de saison, aux saveurs délicates et chaque jour renouvelées et The Observatory pour la vue (allez-y pour le coucher du soleil et demandez une table à la fenêtre).

Gondola Grouse Mountain
En plus, la télécabine pour monter en haut de Grouse Mountain est gratuite lorsqu'on réserve une table à The Observatory. Le bon plan.

Il est frais, mon poisson, il est frais !

Située en bordure du Pacifique, Vancouver fait la part belle aux produits de la mer. Pour y gouter, rendez-vous sur Granville Island, l’un des lieux favoris des foodies, avec son marché, sa brasserie et ses nombreux restaurants. Rendez-vous chez Longliner Seafoods, dans le Public Market, pour acheter quelques tranches de saumon fumé à déguster au soleil, ou au Sandbar pour une expérience plus chic.

Petit conseil pour manger écoresponsable : recherchez le symbole Ocean Wise sur les menus des restaurants. Ce label garantit des produits respectueux de l’environnement.

Vous ne voulez rien manquer des délices du Granville Public Market ? Réservez une visite avec Vancouver Foodie Tours. Ou laissez-vous simplement guider par vos sens, et promenez-vous dans les étals du marché. Les douceurs de Lee’s Donuts, les fromages de Benton Brothers Fine Cheese et les charcuteries d’Oyama Sausage Company ne manqueront pas de vous donner l’eau à la bouche.

Granville Market.

Saveurs d’ici et d’ailleurs

Vancouver est l’une des villes les plus cosmopolites du Canada. Pas étonnant, donc, que l’on y trouve une cuisine internationale de haute qualité. Les restaurants asiatiques en particulier y sont nombreux… et délicieux ! Pour un barbecue coréen, direction Sura. Pour les meilleurs dimsums de la ville, allez chez Western Lake. Faites un stop à Chinatown BBQ si vous êtes dans le coin. Et pour des ramens à tomber, filez chez Marutama ou Gojiro.

Mais une visite de Vancouver ne serait pas complète sans en gouter ses fameux sushis. Saviez-vous que les California Rolls ont été inventés ici ? La ville regorge de chefs réputés, dont le célèbre Hidekazu Tojo. Ne manquez pas de réserver dans son resto, le Tojos (bon, ce n’est pas donné, hein). Et pour de délicieux sushis à des prix plus abordables, foncez chez Shizenya ou Miku.

California Rolls
Photo by Louis Hansel on Unsplash

C’est l’heure de l’apéro, non ?

Je ne vais pas vous mentir : Vancouver n’est pas la ville la plus fun du monde. Tous les bars ferment à deux heures du mat’, et les gens vous proposeront plus souvent des randos-départ-à-six-heures-du-matin que des apéros-bières-dès-six-heures-du-soir. D’ailleurs, le concept même de l’apéro est totalement inconnu ici. MAIS (et c’est un MAIS très important), dans la plupart des bars, c’est happy hours jusque 17 heures, voir 18. Excellente nouvelle pour nous, petits Européens ! Mes bars préférés pour en profiter, c’est le Tap Shack, juste en bas de chez moi (petites tables au soleil avec vue sur la mer) et Grapes & Soda pour leurs merveilleux cocktails et assiettes apéritives.

Aussi, durant les mois d’été, pliez-vous à la coutume locale : remplissez votre gobelet réutilisable Starbucks d’un mauvais rosé et de quelques glaçons, et direction la plage. Personne ne boit du café après 17h, non, et toutes ces gourdes sont remplies d’alcool, oui (boire de l’alcool dans les lieux publics est ici interdit, alors tout le monde fait semblant).

Envie d’un cocktail ? Ne manquez pas de tester un Caesar, LE cocktail d’ici. Sorte de Bloody Mary amélioré, il peut être décoré de hot-dogs, d’hamburgers, d’onion rings ou de donuts. Oui, oui, vous avez bien lu : de la comfort food SUR un cocktail. Mes préférés ? Ceux de Score On Davie. Et pour tester les innombrables bières des brasseries locales entre amis, rendez-vous au Craft Beer Market, où des centaines de bières sont proposées au fût.

Et puis, si après tous ces verres, vous prenait par le plus grand des hasards l’envie de manger un plat bien gras, foncez à La Belle Patate, qui fait les meilleures poutines de la ville.

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Quel dur labeur que de tester les cocktails.

Où manger végé à Vancouver ?

Je ne suis pas végé à 100%, mais j’essaye de réduire ma consommation de viande. Du coup, je privilégie souvent les restaurants végétariens, ou du moins ceux qui font la part belle aux légumes dans l’assiette. Ça tombe bien, à Vancouver, il est très facile de trouver son bonheur quand on est végétarien, et même végan.

Mes meilleures adresses ? Farmer’s Apprentice, mon resto préféré préféré (oui, ça mérite une répétition) ici. Tous les ingrédients sont bio et issus de l’agriculture durable, et le menu change chaque semaine en fonction du marché. Que dire ? C’est frais, c’est savoureux, c’est beau. Bref, un petit coin de paradis qui me ravit à chaque fois. La carte n’est pas entièrement végé, mais une option végétarienne est proposée chaque jour.

Envie de burger ? Allez gouter les Beyond Meat chez Meet in Yaletown.  Tous leurs plats sont végan, poutines y compris ! De nombreuses option gluten free sont également proposées. Et pour une soirée romantique, réservez une table à The Acorn : lumières tamisées et plats créatifs seront au rendez-vous.

Lunch Farmer's Apprentice
Pour vous régaler sans vous ruiner, testez les formules de midi chez Farmer's Apprentice.

Les meilleures brunchs de Vancouver

Ici, le brunch, c’est sacré. Promenez-vous en ville un dimanche matin, et vous verrez les files s’allonger devant les restos. Ca tombe bien, les brunchs, j’adore ça. D’un, le brunch, c’est la solution parfaite pour commencer à picoler avant midi sans subir le moindre regard réprobateur. De deux, ça vous permet d’essayer de très bons restaurants pour un prix démocratique. Car ici, tous les restaurants, même les plus chics, ouvrent du matin au soir. Je vous conseille donc d’aller faire un tour au Chambar (mon chouchou) ou au Hawksworth (un des fleurons de la gastronomie canadienne) à cette heure-là.

Vous cherchez un brunch plus traditionnel, avec café à volonté, assiettes gargantuesques et addition riquiqui ? Foncez chez Deacon’s Corner. Un tout petit peu plus cher, mais encore meilleur, The Red Wagon, sur East Hastings. Et si vous cherchez quelque chose de plus orignal, jetez un œil à la carte de chez Medina. Vous préférez une ambiance intimiste, idéale pour un brunch en amoureux ? Rendez-vous chez Dock Lunch.

Brunch Chambar
Mmm... Les brunchs du Chambar.

Les foodtrucks et Vancouver, une histoire d’amour

Les food trucks sont une véritable institution, ici. Chaque resto ou presque a son petit camion qui arpente les rues de la ville. Une option pratique pour manger bien, et pas trop cher ! Pour vous y retrouver, télécharger l’appli Street Food Vancouver et partez à la recherche des fantastiques tacos de poisson de Tacofino, des brochettes d’agneau de Vijs ou des hot-dogs revisités de Japadog.

Hot-Dog chez Japadog

Vous l’aurez compris, Vancouver est un vrai petit paradis pour les foodies. Alors, à bientôt autour d’un verre ?

Et si après tous ces excès, vous avez besoin d’éliminer, découvrez mon article sur mes randos préférées à Vancouver.

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Le tour du poteau, mode d’emploi

Si vous venez d’arriver au Canada, vous avez probablement déjà entendu l’expression “faire le tour du poteau”. Mais qu’est-ce que c’est ? A quoi ça sert ? Et comment faire…

Si vous venez d’arriver au Canada, vous avez probablement déjà entendu l’expression “faire le tour du poteau”. Mais qu’est-ce que c’est ? A quoi ça sert ? Et comment faire ? Dans cet article, je vous raconte tout.

Le tour du poteau : c’est quoi ?

Faire le tour du poteau (“flag pole” en anglais) consiste à passer la frontière d’un pays puis à y re-rentrer quelques minutes plus tard pour valider un nouveau visa. En effet, lorsqu’un nouveau permis de séjour vous est accordé et que l’ancien se termine, vous êtes dans l’obligation de sortir du territoire puis d’y re-rentrer afin d’activer ce nouveau visa. Le plus souvent, pour des raisons pratiques assez évidentes, cela se fait à la frontière la plus proche. Mais si vous en avez les moyens, rien ne vous empêche de partir à Hawaï pour le week-end et de revenir.

Dans mon cas, j’ai suis allée faire un tour du poteau à la frontière USA/Canada de Point Roberts afin de valider le permis de travail fermé obtenu dans le cadre de la mobilité francophone.  Pour ceux qui ne connaissent pas Point Roberts,  c’est un petit morceau d’USA perdu au Canada, à 45 minutes en voiture de Vancouver : pratique!

Comment ça se passe ?

Si vous venez de Vancouver, comme moi, le poste frontière le plus proche est Point Roberts. Depuis Montréal, les postes frontières les plus proches sont ceux de Saint-Bernard-de-Lacolle (souvent appelé Lacolle) et de Saint-Armand/Philipsburg. Pour voir la liste des tous les postes frontières, c’est par ici.

Pour nous y rendre, nous avons loué une voiture. Si vous ne conduisez pas, pas de stress : de nombreuses personnes s’y rendent chaque semaine, restez attentifs aux petites annonces sur Craiglist, Kijiji ou Poparide.

Première étape : passer la douane américaine

Lorsque vous arrivez à la frontière, sortez simplement du pays, en expliquant clairement la situation au douanier : vous souhaitez faire demi-tour directement pour repasser la frontière canadienne. Il vous posera quelques questions, prendra éventuellement vos empreintes et une photo. Pour notre part, nous avons garé notre voiture sur le parking du poste frontière au Canada, et passé la frontière à pieds. Conseil : quand le douanier vous demande : “Where do you come from?”, ne répondez pas bêtement, comme moi : “Bah… From Canada”. Ce qu’il veut savoir, c’est pourquoi vous êtes là.

Seconde étape : demi-tour vers le Canada

Suivez les indications du douanier américain et présentez-vous alors au douanier canadien. Donnez-lui votre lettre d’introduction (obtenue pour votre permis de travail), ainsi que toutes les pièces justificatives s’y référant (attestation de fonds et assurance pour les PVT, copie de l’offre d’emploi pour la mobilité francophone, etc.). Il prendra quelques minutes pour vérifier vos documents, et si tout est en ordre, vous délivrera votre nouveau visa ou signera votre attestation de résidence permanente. Et voilà, vous avez fait le tour du poteau!

Avez-vous besoin d’un ESTA ?

Techniquement, comme vous n’entrez pas sur le territoire américain, vous n’avez besoin ni d’un ESTA, ni d’un I-94W, ni d’un visa. Si vous n’avez rien de tout cela, vous recevrez “simplement” un refus d’entrée sur le territoire américain, qui vous permettra tout de même d’entrer sur le territoire canadien.

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Trouver un travail à Vancouver : mon expérience

Dans cet article, je vous parle de mon expérience en tant que nouvelle arrivante au Canada. J’ai atteri à Vancouver en septembre 2018. Après avoir pris un peu de temps…

Dans cet article, je vous parle de mon expérience en tant que nouvelle arrivante au Canada. J’ai atteri à Vancouver en septembre 2018. Après avoir pris un peu de temps pour découvrir ma nouvelle ville, effectuer les démarches administratives et trouver un appartement (ce dont je vous parle ici), il était temps en octobre de commencer à chercher un boulot!

Il faut savoir que je n’avais pas de permis de travail en arrivant au Canada, ma demande de résidence permanente étant en cours. C’est donc en tant que touriste que j’ai commencé à chercher mon premier boulot…

Ce qui n’est probablement pas la meilleure façon de trouver un boulot rapidement… Mais malgré cet “handicap”, il m’a fallu à peine quelques semaines pour trouver un job dans ma branche, intéressant et… en français !

Naive
Moi, arrivant sur le marché de l'emploi à Vancouver. Photo by Gabriel Matula on Unsplash.

La réalité sur le marché de l’emploi à Vancouver

On nous avait vendu le Canada comme un Eldorado, avec des milliers de postes à pourvoir. La réalité n’est pas aussi rose. Si les boulots dans l’Horeca et le bâtiment sont en effet très demandés, il n’en est pas de même pour les postes qualifiés. De nombreux amis à nous peinent à trouver un emploi à hauteur de leurs qualifications et bien payé.

Quant à moi, si j’ai trouvé un emploi intéressant, dans mon domaine (la communication, j’ai un Master en journalisme) il faut savoir que j’ai perdu plus de 30% de mon salaire belge, à durée de travail égale. Aujourd’hui, pour un 32h/semaine, je gagne 2300$ par mois, avec très peu d’avantages (pas de frais de transport pris en charge, à peine 10 jours de congés payés par an, pas de primes, …). C’est simple, je gagne la même chose qu’en débutant ma vie professionnelle, il y a dix ans de ça.

Séraphin, pour sa part, a tout d’abord continué à travailler pour son précédent employeur en Belgique. Il a commencé à chercher de nouvelles opportunités à Vancouver après quelques mois. Avec un PVT, c’était presque impossible : on ne lui proposait que de petits jobs tout en bas de l’échelle (il travaille dans l’IT, et on lui proposait des jobs dans des call-centers). Avec la RP, ce fut (un peu) plus facile. Il lui aura tout de même fallu plus de neuf mois pour trouver un poste à hauteur de ses qualifications.

Photo by Kasya Shahovskaya on Unsplash
Je devrais mettre un chat mignon dans chacun de mes articles. Ca met de bonne humeur. Photo by Kasya Shahovskaya on Unsplash.

Un boulot à Vancouver : par où commencer ?

Première étape : se faire un joli CV. Ensuite, commencer à postuler ! Vous voulez quelques conseils à ce sujet ?  Je vous en donne ici, dans mon article consacré à la recherche d’emploi à Vancouver.

J’ai pour ma part trouvé une offre d’emploi intéressante sur le groupe Facebook les Français à Vancouver. Une semaine après avoir envoyé mon CV, j’étais convoquée à un entretien d’embauche. Cette interview a duré à peu près une heure, dans une ambiance conviviale… et en français, le job étant en français, ce qui était plutôt une bonne nouvelle pour moi et mon niveau d’anglais. Postulant pour un poste de responsable des communications, j’ai ensuite dû faire quelques exercices de rédaction et de gestion de projets.

Une semaine après, l’employeur me téléphonait pour m’annoncer qu’il m’engageait, et se lançait pour cela dans une procédure de mobilité francophone (pour rappel, je n’avais pas de permis de travail). Quelques semaines plus tard, les démarches effectuées, je commençais enfin mon nouveau travail. On le voit, pour moi, les choses ont été faciles et rapides. Mais, je le répète encore une fois, ce n’est pas le cas pour tout le monde. Vancouver est une ville chère, et les jobs n’y sont pas si bien payés que ça. Réfléchissez-y à deux fois avant de sauter le pas. Certes, la nature est grandiose ici, mais d’autres villes canadiennes sont plus simples d’accès.

Et le salaire?

Je l’ai dit : personnellement, je gagne beaucoup moins qu’en Belgique, alors que la vie est plus chère (2300$ par mois pour un 32h/semaine). Mais tout dépend du domaine dans lequel vous postulez : les salaires dans l’IT sont ici beaucoup plus hauts qu’en Europe. Une amie coiffeuse m’a dit gagner trois fois plus qu’en France. Un autre ami ingénieur m’a dit gagner beaucoup moins. Tout dépend du domaine, donc.

Toutes les deux semaines, je reçois un chèque avec mon salaire, à aller déposer à la banque. Oui, c’est archaïque. Mais très rigolo!

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Vancouver : comment trouver un boulot ?

Rédiger un CV aux normes canadiennes, trouver un boulot intéressant, réseauter, réussir son entretien d’embauche : dans cet article, je vous donne des conseils pour trouver le job de vos…

Rédiger un CV aux normes canadiennes, trouver un boulot intéressant, réseauter, réussir son entretien d’embauche : dans cet article, je vous donne des conseils pour trouver le job de vos rêves à Vancouver.

Première étape : le CV et la lettre de présentation

Le CV canadien a une structure et une présentation différentes. Avant de traduire votre CV en anglais, il faudra donc au préalable l’adapter au format canadien : deux pages maximum, pas de photo, pas de mention de l’âge ni du sexe, et surtout des infos plus “vendeuses”. Misez sur les chiffres, le rendement, les prix et les réussites : pensez américain ! Plutôt que de lister les tâches effectuées dans vos anciens jobs, mettez en avant vos résultats.

Vous trouverez des conseils et des exemples de CV sur le site de l’Université de Colombie-Britannique (UBC).

Comme en Belgique ou en France, un CV doit toujours être accompagné de sa lettre de motivation (appelée lettre de présentation, ou cover letter). Celle-ci est ici moins formelle et plus courte (une page maximum). Le blog JeparsauCanada.com donne de bons conseils pour la rédaction de celle-ci.

Ah oui, dernier détail, et de taille : les employeurs ici adorent les lettres de références. L’on vous demandera fréquemment de fournir les coordonnées de personnes de référence au sein de vos précédentes entreprises et/ou de fournir des lettres de recommandation. Ce n’est pas obligatoire, bien sûr, mais vous risquez d’être pénalisé si vous ne vous soumettez pas à l’exercice. Conseil : pensez-y à l’avance et demandez-en à vos employeurs et collègues avant de partir. Des modèles de base existent, ici par exemple.

Deuxième étape : chercher un emploi

Où chercher un emploi ? Question difficile quand on arrive dans un nouvel endroit et que l’on ne connait pas bien les usages. Bonne nouvelle, je vais vous donner quelques conseils. Tout d’abord, soignez votre Linkedin (ou créez-en un de toute urgence si ce n’est pas encore fait!). La plupart des annonces y sont postées, et vous pouvez y faire des recherches très ciblées. Les banques d’emploi peuvent également être de bonnes ressources, comme le Guichet Emploi du gouvernement. Ne négligez pas les réseaux francophones : des petites annonces sont régulièrement postées sur les groupes Facebook comme Le Croutard, ou les Français à Vancouver, pour ne citer qu’eux. Enfin, il existe plusieurs organismes prêts à vous conseiller et à vous aider dans votre recherche d’emploi : Work BC, le Programme d’immigration francophone de la Colombie-Britannique, ou encore le collège Educacentre.

Enfin, sachez qu’à Vancouver, réseauter est essentiel. Ici, il est tout à fait normal de solliciter des personnes (un responsable dans une entreprise qui vous intéresse, par exemple) pour aller boire un café (occupation nationale numéro 1) et discuter avec lui. Vous l’aurez vite compris : vous allez boire pas mal de cafés avant de trouver le poste de vos rêves ! Aussi, si vous ne voulez manquer aucune opportunité, je vous conseille de participer à un maximum d’événements en lien avec votre secteur d’activité. Vous en trouverez sur Meetup, par exemple.

Vous avez du temps et peinez à trouver un job épanouissant ? Pensez au volontariat. Ici, tout le monde fait du bénévolat, il s’agit d’une vraie institution. Cela vous permettra d’améliorer votre anglais, de vous faire de nouvelles connaissances à d’acquérir des références canadiennes. Pour ma part, je suis photographe bénévole à l’Aquarium de Vancouver, et c’est super.

Café
J'espère que vous aimez le café. Vous allez en boire beaucoup. Photo by Kari Shea on Unsplash.

Troisième étape : réussir son entretien d’embauche

Vous avez trouvé l’offre d’emploi parfaite, et votre magnifique CV a séduit le recruteur ? Super, vous voici convoqué à un entretien d’embauche. Avec LE gros stress pour la plupart des nouveaux arrivants : l’anglais. Pour vous déstresser un peu, sachez qu’ici, tout le monde est habitué aux accents, et se formalise peu des fautes de langue. Les entretiens pourront être être assez informels, parfois dans des cafés. Il s’agit souvent plus d’une discussion que de questions-réponses, et l’on vous posera rarement des questions pièges. Si vous ne comprenez pas une question, demandez à ce qu’on vous la reformule (avec la phrase magique : “Could you be more specific please?”).  Les Canadiens sélectionnent beaucoup sur la base de la personnalité : exprimez-vous !

Avant chaque entretien, imaginez les questions possibles et préparez vos réponses. Et surtout, répétez à haute voix ! Cela peut paraitre bête, mais rien de mieux pour travailler votre accent. Ah oui, et si l’on vous demande de parler de vous, parlez de vous professionnellement, pas de comment s’appelle votre chat. Et préparez quelques questions à poser au recruteur en fin d’entretien sur l’entreprise.

Vous voulez plus de conseils ? Allez sur Thebalancecareers, ce site est une vraie mine d’or !

Dernière étape : arriver d’un pas fier et triomphal au bureau

Vous voilà à votre nouveau poste, il ne vous reste plus qu’à vous mettre au travail. Quelques petites choses à savoir encore :

  • Le salaire minium est de 12,65 $/heure.
  • La semaine normale de travail est comprise entre 35 et 40 heures.
  • Les congés annuels légaux sont de dix jours.
  • Souvent, les gens débutent tôt leur journée, et partent tôt le soir (8h-17h).
  • Les conflits sont à éviter à tout prix. L’important ici étant de rester dans une démarche positive et constructive.
  • Les discriminations sont fortement prohibées, et prises très au sérieux. Évitez les blagues un peu “limite”.
  • Au Canada, on est payé la plupart du temps toutes les deux semaines, et par chèque.

Vous voulez en savoir plus sur mon expérience ? Allez faire un tour sur mon article :

Trouver un travail à Vancouver : mon expérience

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Immigrer au Canada : comment faire ?

On nous pose beaucoup de questions sur l’immigration au Canada. Comment faire ? Qui contacter ? Par où commencer ? Dans cet article, je vais tenter de résumer les grandes…

On nous pose beaucoup de questions sur l’immigration au Canada. Comment faire ? Qui contacter ? Par où commencer ? Dans cet article, je vais tenter de résumer les grandes étapes d’un parcours d’immigration. Même si, bien entendu, chaque parcours est unique.

Première étape : se renseigner sur les possibilités d’immigration

Partir à l’autre bout du monde, ça fait rêver. Mais est-ce vraiment possible ? Si vous avez moins de 30 ans (pour les Belges) ou 35 ans (pour les Français), c’est facile : le PVT a été créé pour vous faciliter la tâche. J’y ai consacré un article :

Le PVT (Programme Vacances Travail), la bonne idée !

Pour les autres (comme moi), il va falloir trouver un autre moyen d’obtenir un permis de travail et/ou de résidence. Pour ça, il existe un site de référence, celui  du Gouvernement Canadien, et plus précisément son service Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Ce service établit la politique d’immigration et rend les décisions concernant les personnes qui peuvent entrer au Canada. C’est sur ce site que vous ferez vos demandes de visas et permis.

Pour savoir quel est le programme le mieux adapté à votre profil, faites le test!

D’autres sites Internet sont de vraies mines d’or pour préparer un projet d’immigration au Canada :

Les salons organisés par Destination Canada sont également d’excellentes opportunités pour obtenir des informations sur l’immigration au Canada.

Pour ma part, je suis passée par le programme de travailleurs qualifiés, dans Entrée Express, pour obtenir ma résidence permanente. Je vous raconte mon parcours dans cet article :

Immigration au Canada : mon expérience

Deuxième étape : choisir sa destination

Le Canada est un pays immense. La vie y est complétement différente à l’Ouest et à l’Est, qui sont séparées par quelque 8000 kilomètres ! Le climat, la culture, les paysages, les mentalités, le cout de la vie ne sont pas du tout les mêmes à Montréal (à l’Est, où l’on parle français et où il fait -30° en hiver), à Vancouver (à l’Ouest, où l’on parle anglais et où il ne neige quasiment jamais) ou encore dans le Sasquatchewan.

Pour vous aider à choisir, je vous conseille le guide de Destination Canada, téléchargeable ici. Vous y trouverez également de nombreuses informations utiles sur les différents programmes d’immigration.

Pour notre part, nous avons choisi Vancouver, pour son climat tempéré (il ne gèle presque jamais aussi), son dynamisme et son emplacement géographique. Mais il s’agit d’une des villes les plus chères du Canada.

Attention, si vous choisissez de vous expatrier au Québec : les procédures d’immigration y sont beaucoup plus longues qu’ailleurs (souvent plus de deux ans).

Puis-je présenter ma demande seul-e ? Ou dois-je faire appel à un conseiller en immigration ?

Vous pouvez présenter votre demande seul-e. Cela demande beaucoup d’organisation et de patience, mais c’est tout à fait possible. Je l’ai fait.

Un conseil ? Fuyez les organismes qui vous contactent par téléphone pour vous vendre leurs services d’immigration hors de prix. Prenez le temps de vous renseigner. Posez vos questions sur les forums. Si vous souhaitez tout de même passer par un agent, suivez les conseils du Gouvernement canadien.

Troisième étape : rassembler tous les documents utiles

Si vous passez par un PVT, cela devrait être assez simple. Si vous souhaitez présenter une demande de résidence permanente, par contre, ce sera plus long. Vous devrez faire évaluer vos diplômes par un organisme international (WES, par exemple), passer des tests de langue (le TEF pour le français, l’IELTS en anglais), mais aussi vous procurer des extraits de cassier judiciaire, des actes de naissance, de mariage, de divorce le cas échéant, des certificats de résidence, des preuves de fonds suffisants, des preuves de cohabitation si nécessaire… Bref, beaucoup de paperasse ! Ce travail de collecte de documents obligatoires vous prendra au minimum quelques semaines, voire plusieurs mois. Un conseil : soyez organisé ! Scannez et classez chacun des documents, afin de pouvoir le retrouver rapidement par la suite.

Une fois tous vos documents réunis, il ne vous reste plus qu’à présenter votre demande. Et à patienter… Le délais annoncé pour les demandes de résidence permanente via Entrée Express est de six mois.

Dernière étape : préparer le grand départ

Préparer un projet d’immigration, c’est planifier son arrivée (au Canada ou ailleurs) mais aussi son départ :

  • Vendre ou trouver un locataire pour son appartement/sa maison (ou donner son renom au propriétaire);
  • Présenter sa démission;
  • Mettre fin à tous ses contrats: eau, électricité, Internet, assurances, mutuelle…;
  • Résilier ses abonnements: salle de sports, téléphone…;
  • Faire le tri dans ses affaires : ce que l’on stocke, ce que l’on emporte avec, ce dont on se sépare;
  • Informer l’administration de son départ;
  • Clôturer ses comptes en banque si nécessaire;
  • Faire un check-up médical;
  • Vendre sa voiture;
Et pourquoi pas, après tout ça, créer un blog ?
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