Rédiger un CV aux normes canadiennes, trouver un boulot intéressant, réseauter, réussir son entretien d’embauche : dans cet article, je vous donne des conseils pour trouver le job de vos rêves à Vancouver.

Première étape : le CV et la lettre de présentation

Le CV canadien a une structure et une présentation différentes. Avant de traduire votre CV en anglais, il faudra donc au préalable l’adapter au format canadien : deux pages maximum, pas de photo, pas de mention de l’âge ni du sexe, et surtout des infos plus “vendeuses”. Misez sur les chiffres, le rendement, les prix et les réussites : pensez américain ! Plutôt que de lister les tâches effectuées dans vos anciens jobs, mettez en avant vos résultats.

Vous trouverez des conseils et des exemples de CV sur le site de l’Université de Colombie-Britannique (UBC).

Comme en Belgique ou en France, un CV doit toujours être accompagné de sa lettre de motivation (appelée lettre de présentation, ou cover letter). Celle-ci est ici moins formelle et plus courte (une page maximum). Le blog JeparsauCanada.com donne de bons conseils pour la rédaction de celle-ci.

Ah oui, dernier détail, et de taille : les employeurs ici adorent les lettres de références. L’on vous demandera fréquemment de fournir les coordonnées de personnes de référence au sein de vos précédentes entreprises et/ou de fournir des lettres de recommandation. Ce n’est pas obligatoire, bien sûr, mais vous risquez d’être pénalisé si vous ne vous soumettez pas à l’exercice. Conseil : pensez-y à l’avance et demandez-en à vos employeurs et collègues avant de partir. Des modèles de base existent, ici par exemple.

Deuxième étape : chercher un emploi

Où chercher un emploi ? Question difficile quand on arrive dans un nouvel endroit et que l’on ne connait pas bien les usages. Bonne nouvelle, je vais vous donner quelques conseils. Tout d’abord, soignez votre Linkedin (ou créez-en un de toute urgence si ce n’est pas encore fait!). La plupart des annonces y sont postées, et vous pouvez y faire des recherches très ciblées. Les banques d’emploi peuvent également être de bonnes ressources, comme le Guichet Emploi du gouvernement. Ne négligez pas les réseaux francophones : des petites annonces sont régulièrement postées sur les groupes Facebook comme Le Croutard, ou les Français à Vancouver, pour ne citer qu’eux. Enfin, il existe plusieurs organismes prêts à vous conseiller et à vous aider dans votre recherche d’emploi : Work BC, le Programme d’immigration francophone de la Colombie-Britannique, ou encore le collège Educacentre.

Enfin, sachez qu’à Vancouver, réseauter est essentiel. Ici, il est tout à fait normal de solliciter des personnes (un responsable dans une entreprise qui vous intéresse, par exemple) pour aller boire un café (occupation nationale numéro 1) et discuter avec lui. Vous l’aurez vite compris : vous allez boire pas mal de cafés avant de trouver le poste de vos rêves ! Aussi, si vous ne voulez manquer aucune opportunité, je vous conseille de participer à un maximum d’événements en lien avec votre secteur d’activité. Vous en trouverez sur Meetup, par exemple.

Vous avez du temps et peinez à trouver un job épanouissant ? Pensez au volontariat. Ici, tout le monde fait du bénévolat, il s’agit d’une vraie institution. Cela vous permettra d’améliorer votre anglais, de vous faire de nouvelles connaissances à d’acquérir des références canadiennes. Pour ma part, je suis photographe bénévole à l’Aquarium de Vancouver, et c’est super.

Café
J'espère que vous aimez le café. Vous allez en boire beaucoup. Photo by Kari Shea on Unsplash.

Troisième étape : réussir son entretien d’embauche

Vous avez trouvé l’offre d’emploi parfaite, et votre magnifique CV a séduit le recruteur ? Super, vous voici convoqué à un entretien d’embauche. Avec LE gros stress pour la plupart des nouveaux arrivants : l’anglais. Pour vous déstresser un peu, sachez qu’ici, tout le monde est habitué aux accents, et se formalise peu des fautes de langue. Les entretiens pourront être être assez informels, parfois dans des cafés. Il s’agit souvent plus d’une discussion que de questions-réponses, et l’on vous posera rarement des questions pièges. Si vous ne comprenez pas une question, demandez à ce qu’on vous la reformule (avec la phrase magique : “Could you be more specific please?”).  Les Canadiens sélectionnent beaucoup sur la base de la personnalité : exprimez-vous !

Avant chaque entretien, imaginez les questions possibles et préparez vos réponses. Et surtout, répétez à haute voix ! Cela peut paraitre bête, mais rien de mieux pour travailler votre accent. Ah oui, et si l’on vous demande de parler de vous, parlez de vous professionnellement, pas de comment s’appelle votre chat. Et préparez quelques questions à poser au recruteur en fin d’entretien sur l’entreprise.

Vous voulez plus de conseils ? Allez sur Thebalancecareers, ce site est une vraie mine d’or !

Dernière étape : arriver d’un pas fier et triomphal au bureau

Vous voilà à votre nouveau poste, il ne vous reste plus qu’à vous mettre au travail. Quelques petites choses à savoir encore :

  • Le salaire minium est de 12,65 $/heure.
  • La semaine normale de travail est comprise entre 35 et 40 heures.
  • Les congés annuels légaux sont de dix jours.
  • Souvent, les gens débutent tôt leur journée, et partent tôt le soir (8h-17h).
  • Les conflits sont à éviter à tout prix. L’important ici étant de rester dans une démarche positive et constructive.
  • Les discriminations sont fortement prohibées, et prises très au sérieux. Évitez les blagues un peu “limite”.
  • Au Canada, on est payé la plupart du temps toutes les deux semaines, et par chèque.

Vous voulez en savoir plus sur mon expérience ? Allez faire un tour sur mon article :

Trouver un travail à Vancouver : mon expérience